Outré !

On trouve des choses intéressantes sur le site de L’Express, journal dont la lecture m’amène encore à parler de Xavier Darcos, le ministre de l’éducation nationale.

Un sinistre ignorant avait déjà benoîtement prétendu qu’un enseignant gagnait 4000 €, Xavier Darcos enchérit et prétend qu’avec trois heures supplémentaires un enseignant gagne 4400 € !

J’ai failli en tomber de ma chaise !

Ce mois-ci, je n’ai pas gagné 2000 € !

Et j’en fais des heures…

Évidemment, je n’ai pas l’intention de me plaindre, mais il ne faudrait tout de même pas exagérer…

Enseignement et vérité d’état

Il y a quelques jours, en lisant Le Post.fr, j’ai appris que Xavier Darcos estimait qu’il revenait au législateur de définir le contenu des cours d’histoire dispensés aux élèves du secondaire. Ce seraient donc les députés et les sénateurs qui devraient prescrire “ce qui doit être enseigné”.

Cela m’a aussitôt remis en mémoire l’éphémère amendement de 2005 préconisant de reconnaître en particulier le rôle positif de la colonisation. Je n’avais évidemment pas de blog à ce moment-là. C’est dommage, car je vous aurais volontiers dit tout le mal que je pensais de la locution adverbiale “en particulier” ; j’aurais également ironisé sur l’insatiable et patent bonheur procuré par le régime de l’indigénat en Nouvelle-Calédonie, exemple qui vaut ce qu’il vaut parmi tant d’autres.

L’article  du Post.fr — au reste mauvais — ne dit pas grand-chose de plus que l’article qui en est la source, si ce n’est son opposition au désir ministériel. J’aurais aimé que l’on me dise, par exemple, quel est précisément le rôle de la Commission nationale des programmes.

Cette commission ne suffit-elle pas pour définir le contenu… des programmes ?

Quoi qu’il en soit, quelques jours plus tard, Le Post.fr (relayant un blog de Rue89) parle à nouveau de Xavier Darcos afin de montrer que le ministre de l’Éducation nationale semblait avoir ignoré l’abrogation de l’amendement susmentionné dont il avait parlé le jour même où il proposait que le parlement définisse le contenu des programmes d’histoire.

En restons-nous là ? Que non !

Dans Le Monde, il est précisé que l’académicien et historien Pierre Nora, celui-là même auquel le ministre avait demandé son avis sur le rôle de la politique dans la définition des programmes (puisque c’est bien de cela qu’il s’agit), Pierre Nora, dis-je, demande des éclaircissements à Xavier Darcos. L’historien précise Le Monde, se dit “entièrement d’accord […] pour reconnaître le droit, et même le devoir de la collectivité nationale […] de se prononcer sur ‘les repères historiques qu’elle considère comme emblématiques de son identité’”. “Mais ces prérogatives, qui peuvent s’exprimer par des hommages, des célébrations, des résolutions, des vœux, parfois des réparations, doivent interdire la qualification par la loi de faits historiques érigés ainsi en vérités d’État dont la ‘contestation’ ou la ‘banalisation’ seraient passibles des tribunaux”, ajoute-t-il.

On ne saurait mieux dire.

Une couverture

Voyez comme le graphiste Bob Staake élabore la couverture du magazine The New Yorker évoquant la campagne présidentielle américaine. C’est plutôt surprenant et c’est d’autant plus amusant que le programme utilisé est Photoshop 3.

Il en parle sur son site.

D’où vient cette note ?

En voulant parcourir un livre que j’ai lu jadis (ou naguère ?), je suis tombé sur cette note :

ARRIERE est un mystère linguistique. Il est certes substantif (on a hésité sur son genre), mais aussi préfixe (arrière-neveu), adjectif invariable (des sièges arrière), interjection (arrière !). On l’a dit préposition (arrière de moi, dit Furetière). Comme adverbe, il n’existe que sous la forme “en arrière” (Féraud).
Dans la langue, on retiendra qu’il est passé d’une valeur temporelle à une valeur spatiale.

Je ne sais pas qui a dit tout cela, mais c’est fort intéressant.

Dictionnaires

Je viens de recevoir Le Petit Robert 2009.

Une fois installé sur le disque dur, le CD n’est plus nécessaire, du moins tant que 45 jours n’ont pas passé. En effet, une méchante mesure de protection vous oblige à prouver - en insérant votre disque  tous les 45 jours - que vous n’êtes pas un vilain pirate qui fait rien que ruiner l’industrie du disque… C’est particulièrement horripilant lorsque vous vous apprêtez à lancer le logiciel, que vous n’êtes pas chez vous, qu’il vous faut ce p… de CD parce que sinon le logiciel refusera de se lancer.

On ne répétera jamais assez que les DRM ne font que gêner l’utilisateur s’étant légitimement acquitté de la somme demandée.

Bref…

Le logiciel se lance bien plus vite. C’est appréciable. Surtout quand on veut s’en servir en classe. Je possédais, et possède toujours d’ailleurs, une édition datant de 2001 laquelle mettait un temps infini à se charger. Dorénavant quelques secondes séparent le clic sur l’icone de l’affichage du logiciel. Je regrette seulement qu’une petite fenêtre indiquant qu’on a bien affaire au Petit Robert (des fois qu’on ait des doutes…) mette autant de temps à disparaître, surtout qu’elle gêne la consultation… Bon ce n’est qu’au démarrage du logiciel…

L’interface est infiniment appréciable : elle est claire et facile d’utilisation. Il faut voir celle du TLFi pour s’en rendre compte (mais j’en reparlerai une autre fois). L’interface possède évidemment quelques petits suppléments que n’a pas l’édition papier.

La place tout d’abord. Chaque entrée bénéficie d’un espace dont la version papier est avare.

On peut  écouter la prononciation d’un mot. C’est pratique si l’on ne connaît pas l’Alphabet Phonétique International et qu’on veut tout de même prononcer correctement des mots tels que “gageure” ou “prégnant”.

J’apprécie aussi que l’affichage des résultats ne nécessite pas que l’on ait écrit le mot en entier, quelques lettres suffisent pour proposer un résultat.

Bien pratique aussi est le petit bouton situé à gauche de la zone de saisie qui permet de trouver la bonne orthographe d’un mot. Ainsi, si je tape “otruche” et que je clique sur ce bouton, le logiciel m’informe que le mot s’écrit en fait “autruche”.

Quelques mots enfin d’un tout autre dictionnaire. Il s’agit d’Antidote que vous connaissez peut-être en tant que correcteur contenant notamment plusieurs dictionnaires.  J’utilise aussi Le petit Prolexis. L’avantage de ce type de logiciels tient au fait qu’ils s’interfacent parfaitement avec tout logiciel nécessitant que l’on se corrige (client de messagerie, éditeur de texte, traitement de texte, PAO ou logiciel de présentation…). C’est très utile pour traquer la faute que l’on aurait dû voir mais qui, pour une raison que je n’explique pas, reste cachée. C’est pratique aussi pour vérifier rapidement telle ou telle règle ou encore pour le traitement des espaces qu’elles soient fines, sécables ou non, d’un quart de cadratin…

Bref, Antidote existe aujourd’hui dans sa version pour iPhone. En raison d’injustifiables - si si - limitations de l’appareil, le logiciel Antidote perd ses attributs de correcteur mais conserve ses dix dictionnaires et ses dix guides (cliquez sur l’image). Ce n’est certes pas le Petit Robert qui préfère actuellement vendre son dictionnaire sur un petit appareil appelé Lexibook, mais c’est tout de même bien pratique parce que, moi, quand je doute de la signification ou de l’orthographe d’un mot, je n’ai jamais mon dictionnaire sur moi ou même mon ordinateur. En revanche, j’ai mon téléphone qui contient désormais dictionnaires et règles de grammaire dans ma poche. Ça fait un peu argument publicitaire, mais franchement j’en suis ravi (du dictionnaire et non de l’argument).

Le centre Jean-Marie Tjibaou : une visibilité monumentale à une culture immatérielle

J’écoute, quand j’en ai le temps, les émissions de France culture consacrée à la Nouvelle-Calédonie. Il y en a 14 si j’ai bien compté. Elles ont été réalisées à l’occasion des 20 ans des accords de Matignon (1988) et des 10 ans de l’accord de Nouméa (1998).

Parmi les cinq que j’ai écoutées, j’ai particulièrement apprécié celle où interviennent notamment l’architecte Renzo Piano, Emmanuel Kasarhérou et Marie-Claude Tjibaou, la soeur de Jean-Marie Tjibaou, tous intervenant à propos de l’identité kanak et du centre Jean-Marie Tjibaou.

On y explique ce qu’est ce centre conçu par l’architecte italien Renzo Piano. Composé de dix cases s’élançant vers le ciel et semblant inachevées, ouvertes, le centre est la traduction architecturale de la patiente élaboration d’une culture commune entre plusieurs populations vivant sur le territoire. Il est aussi la manifestation politique de la reconnaissance et de la place en Nouvelle-Calédonie de la population kanak. Ce dernier mot à lui tout seul est une curiosité linguistique. Équivalant local du mot “nègre”, le mot “canaque” s’est chargé dans son acception et son orthographe coloniaux de sens péjoratifs (Il fut d’ailleurs utilisé comme injure par le capitaine Haddock… ) Revendiqué comme le mot “nègre” l’a été par le poète Léopold Sédar Senghor ou Aimé Césaire, il a fait l’objet d’une réappropriation par ceux qu’il désigne, tant du point de vue du signifiant que du signifié. Décolonisé, le mot est aujourd’hui invariable (il ne fléchit plus sous les lois de l’orthographe française). Enfin, il est le signe de la fierté d’un peuple reconnu. Dans sa préface à Centre culturel Tjibaou, Marie-Claude Tjibaou écrivait : “Après avoir fait de nous des “Français”, nous voici reconnus comme les hommes et les femmes enfantés par cette terre et dépositaires d’une culture autre”.

Il faut dire que c’est tout le centre qui est un véritable acte de décolonisation, une reconnaissance de l’identité kanak par la France (mais aussi par la communauté caldoche). Ce centre affirme à lui tout seul la présence kanak à Nouméa (ce n’est pas rien…). Il est un rééquilibrage des positions des uns et des autres et oeuvre en faveur de ce destin commun appelé par l’accord de Nouméa. Il est aussi le dépassement d’une période de violence par un acte symbolique, une ouverture sur l’avenir. À la fois consécration d’une culture kanak (du passé, du respect de la tradition), volonté d’apaiser le présent et de construire l’avenir, le centre est un lieu à la complexité à la fois temporelle, sociale, artistique et politique.

Tjibaou, rappelle-t-on dans cette émission,  ne voulait pas que ce centre soit un exutoire de la culture kanak. Ce n’est pas un musée tourné vers le passé. On cite souvent cette phrase célèbre du leader kanak : “Le retour à la tradition, c’est un mythe… Aucun peuple ne l’a jamais vécu. La recherche d’identité, le modèle, pour moi il est devant soi, jamais en arrière. Notre identité, elle est devant nous”.

Renzo Piano a voulu que les espaces extérieurs soient aussi importants que les espaces intérieurs et, de fait, le centre est intégré à la nature, dans ces huit hectares de parc entre lagon et lagune, cet isthme à Magenta. C’était un souhait de l’architecte de ne pas abîmer le lieu, d’intégrer le centre à la végétation existante comme les kanak auraient construit leur habitat, les cases étant inscrites dans l’univers végétal.  Les dix cases du centre, construites sur le modèle des cases kanak (ces cases aux deux portes dont l’une est fermée, l’autre ouverte) en iroko, bois imputrescible, ont un chant lorsque le vent souffle (20 à 25 noeuds), tout comme cela arrive lorsque que le vent souffle sur les flèches faîtières au sommet des cases. Aussi le centre se visite-t-il à l’intérieur mais aussi à l’extérieur. Le chemin kanak permet alors au visiteur de découvrir la richesse d’une flore endémique tout en racontant le mythe fondateur de Téâ Kanaké.

Le centre est aussi la traduction d’une culture basée sur le mouvement : la danse, le chant, la parole non figée, non écrite (en l’absence d’écrit, la parole n’est pas fluide, légère ou inconséquente comme elle peut l’être chez nous, elle engage véritablement l’énonciateur, rappelle un des intervenants)…

Hélas, en voulant retrouver quelques photos que j’avais prises, je me suis aperçu que je n’en avais plus une seule. D’une façon ou d’une autre, j’ai tout perdu… J’ai tenté une maigre consolation en allant consulter celles des autres sur le site Flickr. J’ai aussi reparcouru les livres que j’avais achetés au centre, mais je ne me remets pas de cette perte…

Introduction à la littérature fantastique

Je viens de lire le petit livre de Tzvetan Todorov Introduction à la littérature fantastique datant de 1970. Parler de cette lecture m’oblige tout d’abord à confesser que je ne l’avais jamais lu, uniquement parcouru.

C’est fait.

Il y a dans ce beau livre une volonté manifeste de faire de la critique littéraire un domaine qui pourrait disputer à la science son caractère logique, rigoureux, vérifiable. La critique possède alors un objet qui lui est propre ainsi que sa propre méthode qui la rapproche, autant que faire se peut, d’une science exacte. On est en plein structuralisme.

Il n’est alors pas étonnant de trouver dans le livre des références à la science, à Linné ou à Cuvier précisément :

“un catalogue n’est qu’un des outils de la science, non la science elle-même. On pourrait dire encore que celui qui ne fait que classer ne peut le faire bien : sa classification est arbitraire, faute de reposer sur une théorie explicite - un peu comme ces classifications du monde vivant, avant Linné, où l’on n’hésitait pas à constituer une catégorie de tous les animaux qui se grattent…” (p.23)

“Nous postulons que tout texte littéraire fonctionne à la manière d’un système ; ce qui veut dire qu’il existe des relations nécessaires et non arbitraires entre les parties constitutives de ce texte. Cuvier, on s’en souvient, avait suscité l’admiration de ses contemporains, en reconstruisant l’image d’un animal à partir de l’unique vertèbre dont il disposait. Connaissant la structure de l’oeuvre littéraire, on devrait pouvoir, à partir de la connaissance d’un seul trait, reconstruire tous les autres.” (p.80)

Enfin, on l’a vu à propos des animaux qui se grattent, l’auteur a de l’humour. Répertoriant les différentes définitions du fantastique (qu’il considère comme un genre), Tzvetan Todorov rappelle que Lovecraft prétendait qu’un conte était fantastique “tout simplement si le lecteur ressent un sentiment de crainte et de terreur”. Et l’auteur de conclure qu’il est surprenant de trouver aujourd’hui encore (donc dans les années 70) des critiques pour affirmer de telles choses : “Si l’on prend leurs déclarations à la lettre, et que le sentiment de peur doive être trouvé chez le lecteur, il faudrait en déduire […] que le genre d’une oeuvre dépend du sang-froid de son lecteur.” (p.40)

En fait, ce petit livre, ce premier livre, était l’introduction d’un critique fantastique. Aussi en ai-je commencé un autre, écrit en collaboration avec Oswald Ducrot celui-là, Dictionnaire encyclopédique des sciences du langage. Datant de 1972, c’est un véritable monument où l’on reparle de science, mais il me faudra un peu de temps pour le lire…

En lisant en écrivant… l’histoire coloniale

Je n’ai pas encore écouté l’émission de France culture consacrée à la Nouvelle-Calédonie, mais en parcourant la presse sur internet j’ai été horrifié d’apprendre en lisant Rue89 le traitement réservé aux Kanak de la désormais célèbre grotte d’Ouvéa il y a maintenant vingt ans : certains ont été achevés d’une balle dans la tête (douze sur dix-neuf), d’autres à coups de botte…

On se doutait déjà que tout cela n’avait pas dû être fort joli, mais à ce point-là… Et puis, pour la première fois, un homme politique (Michel Rocard) parle ouvertement de ce qu’on nomme encore pudiquement les événements et que d’aucuns appelleraient une guerre civile. Évidemment, personne ou presque n’en parle. Reconnaissons cependant que le site du Monde signale l’émission de France culture ici même, résumant brièvement la situation politique et sociale de la Nouvelle-Calédonie.

Toujours est-il que je ne peux m’empêcher de penser que certains événements douloureux pourtant reconnus comme tels et ayant fait l’objet d’un consternant aveu (voir le lyrique préambule des accords de Nouméa reconnaissant en un curieux exercice d’équilibre le tort fait à la population kanak) sont volontairement tus. On les a reconnus, n’en parlons plus…

Recettes romanesques

Je viens de terminer la lecture d’Un lieu incertain de Fred Vargas. C’est, avec Jean-François Parot, l’auteur de romans policiers que je préfère. Plus que tout, me plaît l’univers dans lequel évoluent les personnages, la personnalité de ces derniers, lesquels - véritablement aimés de leurs auteurs - apparaissent dans toute leur complexité, leurs défauts, leur charme… L’ensemble est intelligent, sensible et souvent drôle.

Je me demande cependant pourquoi, chez de tels écrivains, incontestablement doués, on trouve tant de recours à quelques recettes usées, certaines jusqu’à la corde. Évidemment, je peux comprendre que l’écrivain ait recours à la technique pluriséculaire de l’entrelacement qui fait alterner dans une même histoire plusieurs récits qui permettent - notamment - de ménager le suspense, différant la révélation d’un élément important. C’est comme le début in medias res. Ce n’est pas parce qu’Homère l’a utilisé il y a plusieurs milliers d’années que le procédé s’en trouve amoindri dans son efficacité.

Ce que je comprends plus difficilement, c’est lorsque l’auteur se copie lui-même, utilisant à l’envi ses propres recettes. Ainsi, je sais que lorsque je lis un roman de Parot, on aura droit à la recette de cuisine (qui allie le plaisir culinaire au plaisir du récit, dirait l’un des personnages) ; ou, encore, je sais qu’à un moment donné le récit prendra une tournure étrange, déroutante, et que ce sera un récit de rêve. Parions pour le prochain volume…

Chez Fred Vargas, d’autres procédés sont à l’œuvre. Bien que je les apprécie, je goûte peu leur réitération systématique (systémique ?) Ainsi, on peut déceler une poétique quasi surréaliste dans ses romans, une poétique qui tient de la rencontre fortuite d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection. Par exemple, Adamsberg résume à l’attention de son collègue une série d’événements dont la connaissance permettrait à ce dernier de comprendre le résumé sibyllin qui lui en est fait : “Un truc est passé sur mon chemin et j’ai dû le prendre, sous peine de me gratter toute ma vie” (p. 12). L’auteur d’Un lieu incertain semble affectionner aussi la conversation à trois dont chacun des participants poursuit de son côté à voix haute l’idée qui le préoccupe :

“Dites-moi tout de même, pour ce rapport.

_ Quand sort-on de ce tunnel ?

- Dans seize minutes. Qu’a trouvé Stock, Danglard ?

- Mais logiquement, commença Estalère en hésitant, si l’oncle était dans l’ours et que le neveu…” (p. 33)

Bon, on ne va pas bouder son plaisir parce que l’auteure utilise un procédé qu’elle a utilisé ici ou là (il faudrait relire les précédents romans, je ne sais plus où). En revanche, j’espère qu’on n’aura pas systématiquement le coup du personnage principal (Adamsberg en l’occurrence) obligé de fuir les accusations, parce que, à ma connaissance, cela fait déjà au moins trois fois (Pars vite et reviens tard, Sous les vents de Neptune et dans Un lieu incertain).

De toute façon, on prend toujours plaisir à lire ces auteurs, quelles que soient les recettes utilisées. Cependant, si on n’était pas certain de tomber dessus à chaque fois, ce ne serait pas un mal.

Accords et désaccords

Poursuivons l’ode technologique récemment entreprise en évoquant une des applications pour iPhone dont j’ai récemment fait l’acquisition.

Ma femme se fiche bien de moi avec mes lubies informatiques. Un rien susceptible, je rétorque que les avancées techniques ne la gênent pas lorsqu’elle emprunte un escalator ou que des portes s’ouvrent automatiquement à son passage…

Las ! Je suis aussitôt qualifié de jésuite, arguant que je dirais n’importe quoi pour justifier lesdites lubies !

Pour le coup, j’étais réduit à quia.

Bref…

J’ai donc acheté pour la modique somme de 8 euros GuitarToolkit, qui est composé d’un accordeur (je ne sais pas pourquoi, mais dès que j’ouvre la bouche, je fais un fa…)

d’un métronome

d’un vaste choix d’accords se parcourant de la plus charmante des manières (sorte de molette apparaissant lors du choix de l’accord et que l’on fait tourner du bout du doigt).

La prochaine fois que je partirai en vacances, je ne prendrais donc plus mon accordeur, celui-là même que j’avais acquis à bas prix après qu’on m’en avait volé un superbe, fort onéreux.

Eh bien, aujourd’hui, ce larcin est enfin oublié.