Exercice : construire un conte

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Les sept premiers paragraphes de ce conte polonais ont été placés dans le désordre. Recopiez ce début de conte en en retrouvant l’ordre.
Attention ! Veillez à recopier le texte sans faire de fautes d’orthographe, en plaçant les alinéas et en sautant une ligne quand le paragraphe est terminé.

La femme du démon chevauchait son cerceau, un balai d’une main et une corde de l’autre. Devant elle, courait un bouc blanc avec une barbe noire et des cornes fourchues. Derrière elle, marchait à grands pas le démon avec sa face de toile d’araignée, des trous à la place des yeux, des cheveux jusqu’aux épaules, des jambes aussi longues que des échasses.

Le bébé dormait dans son berceau. Dans le chandelier de Hanukka vacillait la première bougie, que David avait allumée lui-même.

David comprit que les diablotins le pourchassaient. Il essaya de faire demi-tour et de rentrer à la maison, mais il ne réussit pas à retrouver son chemin. La neige et l’obscurité engloutissaient tout. Il était convaincu à présent que les démons devaient s’être emparés de ses parents. Le capturaient-ils, lui aussi ?

La neige était tombée pendant trois jours et trois nuits. Les maisons étaient recouvertes d’une grosse couche et les vitres étaient constellées de fleurs de givre. Le vent soufflait dans les cheminées. Des rafales de neige s’abattaient dans l’air glacial.

David était si inquiet qu’il se sentit incapable de rester à la maison plus longtemps. Il revêtit son manteau ouaté, sa casquette, s’assura que le bébé était bien couvert, et sortit à la recherche de ses parents.

Dans l’unique pièce d’une misérable cabane, au plafond bas et aux murs recouverts de suie, se trouvait David, un pauvre garçon au visage pâle et aux yeux noirs. Il était seul avec son petit frère, cette première nuit de Hanukka. Son père était parti au village pour acheter du grain, mais trois jours étaient passés et il n’était pas rentré à la maison. La mère de David était partie à son tour pour chercher son mari, et elle non plus n’était pas revenue.

C’était le moment que le démon avait attendu. Il cingla immédiatement la tempête qui se déchaîna de plus belle. Des nuages couvrirent le ciel. David y voyait à peine dans l’obscurité épaisse. Le gel lui brûlait le visage. La neige tombait, sèche et compacte comme du sel. Le vent saisit David par les basques de son manteau et tenta de le soulever de terre. Des éclats de rire l’entouraient comme si un millier de lutins l’encerclaient.

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