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La comparaison et la métaphore

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I - La comparaison

a) Comment construit-on une comparaison ?

Dans l’extrait ci-dessous, on compare Hector à une palombe :

« Ainsi dans les montagnes, le milan, rapide entre les oiseaux, d’un élan aisé, fond sur la palombe timide. Elle, se dérobe et fuit. Lui, avec des cris aigus, se rapproche, à bonds pressés : son cœur lui enjoint de la prendre. Ainsi, Achille, ardent, vole droit sur Hector, qui fuit, pris de peur ».

Nous avons donc une comparaison.

Dans une comparaison, on trouve un comparé (ce qui est comparé) et un comparant (ce à quoi l’on compare le comparé). Le comparé est Hector tandis que le comparant est la palombe. Le rapprochement (la comparaison) est permis car tous deux sont des proies fuyant. Ils ont donc un point commun : ils fuient devant l’ennemi qui les prend en chasse (Achille comparé à un milan).

On pourrait faire une phrase simple : “Hector est comme une palombe” dans laquelle on aurait le schéma suivant :

comparé + outil de comparaison + comparant

L’outil de comparaison est « comme ».

Il existe bien d’autres outils de comparaison : pareil à, semblable à, tel que, on dirait, ainsi que, de même que, etc.

b) Quelques exemples de comparaisons du texte

« une vapeur s’en élève, toute semblable à celle du feu flamboyant. »

« Cependant le rapide Achille obstinément bouscule et poursuit Hector. On dirait un chien qui, dans les montagnes, suit le faon de la biche, qu’il a levé au gîte, par les combes et les vallées. »

« Ainsi qu’un homme dans un rêve n’arrive pas à poursuivre un fuyard, et que celui-ci à son tour ne peut pas plus le fuir que l’autre le poursuivre ; ainsi Achille, en ce jour, n’arrive pas plus à atteindre Hector à la course qu’Hector à lui échapper. »

II - La métaphore

Reprenons la comparaison que nous avons réécrite :

« Hector fuit comme une palombe »

Si l’on supprime l’outil de comparaison « comme », nous n’avons plus une comparaison, mais une métaphore :

« Hector est une palombe »

La différence est importante. Dans la comparaison, on établit une ressemblance entre Hector et la palombe ; dans la métaphore, on établit un rapport d’identité : Hector est une palombe. Il n’est plus comme, il est une palombe.

On a alors le schéma suivant :

comparé + comparant

Bien sûr, si on écrit « Cette palombe fuit devant Achille », l’on comprend que nous parlons d’Hector terrorisé et non d’un quelconque oiseau.

Dans ce dernier cas, il ne reste plus que le comparant (la palombe) ! C’est toujours une métaphore.

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