De la phrase simple à la phrase complexe

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I - La phrase verbale et la phrase non verbale

1. Relevez les verbes des phrases ci-dessous. Précisez leur temps et leur mode.

a - Renart, le trompeur aux milles tours, prit un beau jour le chemin d’un village. b - On y trouvait en abondance poules et coqs, canes et canards, jars et oies. c - Constant, un paysan qui avait du foin dans ses bottes, habitait tout contre la palissade qui entourait le village. d - Des pieux de chêne bien pointus avaient été dressés pour en défendre l’accès. e - Maître Constant avait construit ce fort pour abriter ses poules. f - Il pouvait être content de ses vergers, qui portaient d’excellents fruits. g - Renart se promet bien du plaisir à lui rendre visite.

2. Les phrases ci-dessous sont-elles verbales ou non verbales ? Justifiez vos réponses.

a - Toutes ces poules ! Quelle tentation ! b - Or se glisser dedans, sauter par-dessus semble impossible. c - L’échine basse, sans bruit, Renart s’élance. d - Impossible de renoncer aux poules ! e - Il se dit qu’il se fera prendre avant d’avoir pris quoi que ce soit. f - Cruelle incertitude ! g - Mais Renart découvre un pieu brisé par lequel il se faufile. h - Quelle joie ! i - Ah ! ce festin qui s’annonce !

II - La phrase simple et la phrase complexe

1. Les phrases suivantes sont-elles simples ou complexes ? Justifiez vos réponses.

a - Les poules ne sont pas dupes, car elles voient Renart. b - Chantecler le coq vient vers les poules et leur demande pourquoi elles s’enfuient. c - Pinte, qui pond de gros œufs, lui répond qu’elles ont peur. d - Chantecler les rassure aussitôt. e - « Restez ici bien tranquilles ». f - Le coq revient à son fumier ; il ne craint pas Renart. g - L’imbécile ne redoute rien, ne sait pas ce qui lui pend au nez. h - Sur son fumier, Chantecler s’endort.

2. Dites si les propositions sont juxtaposées ou coordonnées. Justifiez vos réponses.

a - Le coq fait un rêve ; il demande à Pinte sa signification . b - Le coq retourne à son fumier, et se remet à somnoler. c - Renart s’élance mais, dans sa précipitation, manque sa proie. d - Chantecler aperçoit Renart ; il va se percher sur le fumier. e - Le goupil réfléchit au moyen de berner le coq, car il veut assouvir sa faim. f - L’oiseau est méfiant, or Renart va lui jouer un tour de sa façon. g - Chantecler pousse un cocorico, cependant il garde un œil ouvert, car il se méfie de Renart, et ne cesse de le surveiller.

3. Transformez ces propositions juxtaposées en propositions coordonnées. Utilisez des conjonctions de coordination ou des adverbes variés.

a - Renart se décide à sortir de Maupertuis, il a faim. b - Il traverse les bois, il approche d’un chemin. c - Renart tend le cou d’un côté et de l’autre, rien ne se présente. d - Le goupil va se placer sur le chemin, il entend un mouvement de roues. e - C’étaient des marchands emportant plein de poissons ; Renart va pouvoir se régaler. f - Celui-ci va-t-il dévorer les anguilles, va-t-il dévorer les lamproies ? g - Il a extrêmement faim, il doit trouver un moyen d’attraper les poissons sans éveiller l’attention des marchands.

4. Dites si les propositions sont juxtaposées, coordonnées ou subordonnées.

a - Chantecler pense que Renart dit vrai. b - Le coq est convaincu, alors, les yeux fermés, il entame une mélodie. c - Renart saisit le coq par le cou, et se sauve tout joyeux de cette aubaine. d - Pinte, qui a été témoin de la scène, se lamente. e - La fermière voit Renart qui emporte son coq. f - Elle se met à crier. Les paysans accourent. g - Tous assurent qu’elle aurait dû arrêter Renart.

III - Propositions subordonnées relatives ou propositions subordonnées conjonctives

1. Relevez les propositions et dites si elles sont relatives ou conjonctives en entourant le mot subordonnant.

a - N’entendez-vous pas les injures que vous crient ces rustres ? b - Lancez-lui donc un de ces bons mots qui sont votre spécialité. c - Renart, qui trompe tout le monde, fut trompé ce jour-là. d - Renart hurla qu’il emportait le coq malgré eux. e - Le coq, que ne tenaient plus les dents de Renart, s’échappa. f - Chantecler, dont la joie se manifestait bruyamment, lui rit au nez. g - Renart se dit qu’il aurait fait un bon festin s’il avait pu manger le coq.

2. Évitez les répétitions en remplaçant le groupe nominal ou le nom soulignés par un pronom relatif.

Exemple : Le berger voit Renart. Renart arrive. → Le berger voit Renart qui arrive.

a - Ysengrin aperçoit une proie. La proie est superbe. b - Le lion et Ysengrin veulent envoyer Renart. Le lion et Ysengrin se méfient. c - Le bœuf est superbe. Le lion veut manger le bœuf. d - Renart va voir. La ruse de Renart est connue de tous. e - Un vilain est dans une prairie. Dans la prairie il y a un arbre.

3. Réécrivez ces phrases complexes de façon à obtenir deux phrases simples. Pour cela, remplacez le pronom relatif par son antécédent.

Exemple : L’oiseau dont je te parle s’appelle Tiecelin. → L’oiseau s’appelle Tiecelin. Je te parle de Tiecelin.

a - Renart qui court vite arrive près de sa proie. b - Le vilain dont le sommeil est très profond dort tranquillement. c - Renart, qui cherche un moyen de se débarrasser du vilain, monte sur l’arbre. d - Le vilain sent alors une grasse humidité dont la puanteur est insupportable. e - La grasse humidité que sent le vilain est la fiente de Renart.

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