Le champ lexical

Vous êtes ici : Lettres > Séquences > En route pour le brevet > Le champ lexical

Trouvez et relevez les champs lexicaux dans les extraits ci-dessous.
Pensez à rédiger correctement vos réponses.

Extrait 1

Les cris du prisonnier retentissaient de plus en plus formidables. Fouquet s’assura que Baisemeaux arrivait au bas des degrés. Il mit la clef dans la première serrure.
Ce fut alors qu’il entendit clairement la voix étranglée du roi qui criait avec rage :
- Au secours ! je suis le roi ! au secours !
La clef de la seconde porte n’était pas la même que celle de la première, Fouquet fut obligé de chercher dans le trousseau.
Cependant le roi, ivre, fou, forcené, criait à tue-tête :
- C’est M. Fouquet qui m’a fait conduire ici !

(Le Vicomte de Bragelonne, tome 3, d’Alexandre Dumas)

Extrait 2

Jusque-là, je n’avais pas ouvert les yeux, je sentais que j’étais couché sur le dos et sans liens [...] J’étais impatient de me servir de mes yeux, mais je n’osais pas. Je redoutais le premier coup d’œil sur les objets environnants. Ce n’était pas que je craignisse de regarder des choses horribles, mais j’étais épouvanté de l’idée de ne rien voir. À la longue, avec une folle angoisse de cœur, j’ouvris vivement les yeux. Mon affreuse pensée se trouvait donc confirmée. La noirceur de l’éternelle nuit m’enveloppait.

(« Le puits et le pendule » in Nouvelles histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe)

Extrait 3

Il y avait lune ce jour-là, et, au moment où Fabrice entrait dans sa prison, elle se levait majestueusement à l’horizon à droite, au-dessus de la chaîne des Alpes, vers Trévise [...] Sans songer autrement à son malheur, Fabrice fut ému et ravi par ce spectacle sublime.. C’est donc dans ce monde ravissant que vit Clélia Conti ; avec son âme pensive et sérieuse, elle doit jouir de cette vue plus qu’un autre ; on est ici comme dans des montagnes solitaires à cent lieues de Parme. Ce ne fut qu’après avoir passé plus de deux heures à la fenêtre, admirant cet horizon qui parlait à son âme, et souvent aussi arrêtant sa vue sur le joli palais du gouverneur, que Fabrice s’écria tout à coup : Mais ceci est-il une prison ? est-ce là ce que j’ai tant redouté ? Au lieu d’apercevoir à chaque pas des désagréments et des motifs d’aigreur, notre héros se laissait charmer par les douceurs de la prison.

(La Chartreuse de Parme de Stendhal)

Partager

À voir également

Commentaires