Le degré de l'adjectif

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Soit l'énoncé Ce garçon est sympathique.

On y affirme que le garçon a une qualité, la sympathie. Ce garçon, comme le montrent les exemples ci-dessous, peut être sympathique à des degrés divers :

Ce garçon est peu sympathique.
Ce garçon est assez sympathique.
Ce garçon est extrêmement sympathique.
Ce garçon est plus sympathique que son frère.
Ce garçon est le plus sympathique.

Ainsi, quand on qualifie quelqu'un ou quelque chose, on peut exprimer certaines nuances variables en degrés.

Ce sont les degrés d'intensité et de comparaison :

- L’adjectif qualificatif exprime une qualité à des degrés d’intensité plus ou moins forts. Ainsi, un individu peut être peu, assez, très ou trop sympathique.
- Le degré de la qualité peut être comparé avec d'autres éléments : Notre individu est plus, moins ou aussi sympathique que son frère.

I – Les degrés d'intensité

L'expression de l'intensité varie selon une échelle qui va du plus faible au plus fort. Ce sont généralement les adverbes qui servent à exprimer cette intensité, mais on peut utiliser également des préfixes ou des suffixes.

1. L'intensité faible.

L'adverbe peu et les adverbes en -ment comme faiblement, légèrement, etc. permettent d'exprimer une qualité d'intensité faible :

Il est peu courageux.

Les préfixes sous-, hypo peuvent également être utilisés :

Il est sous-alimenté ; Il est hypotendu.

2. L'intensité moyenne

Les adverbes assez, moyennement, quasi (ou quasiment), presque, plutôt expriment une qualité d'intensité moyenne :

Elle est plutôt jolie ; Sa rédaction était presque réussie.

3. L'intensité élevée

Les adverbes très, tout, fort, bien, tout à fait et les adverbes en -ment entièrement, absolument, etc. expriment le plus haut degré d'intensité :

Il est fort petit.

Les adverbes suivants expriment une intensité dépassant la norme : trop, excessivement, si, etc. :

Ce plat est trop chaud.

Enfin, on pourra utiliser les préfixes extra-, super-, hyper-, ultra-... pour marquer une forte intensité :

C'est archifaux ! ; C'est hyper-intéressant !

Plus rare, on utilisera le suffixe -issime :

Cet acteur est richissime.

II – Les degrés de comparaison

On distingue deux types de degré de comparaison : le comparatif et le superlatif.

1. Le comparatif

Suivant l’adverbe qu’on met devant l’adjectif, on donne une intensité

- de supériorité : plus + adj : Il est plus grand que toi.
- d’égalité : aussi + adj : Il est aussi grand que toi.
- d’infériorité : moins + adj : Il est moins grand que toi.

L’adjectif est généralement suivi d’un complément de comparaison introduit par « que » et qui peut être :

- un groupe nominal : Il est plus petit que sa femme.
- un adjectif qualificatif : Il est aussi obstiné que rusé.
- un adverbe : Ce vin est moins bon qu’autrefois.
- une proposition subordonnée : Ce professeur est plus aimé qu’on ne le croit.

attention Certains comparatifs issus du latin ont été conservés.
Ainsi, on ne dit pas plus bon, mais meilleur ; plus mauvais, mais pire.

2. Le superlatif

Le superlatif exprime le plus haut ou le plus bas degré d’une qualité par rapport à un ensemble. L'adjectif est alors précédé de le plus (comparatif de supériorité) ou de le moins (comparatif d'infériorité).

- la supériorité : Ce tableau est le plus beau de tous.
- l’infériorité : Il est le moins gentil de tous.

On le voit l’adjectif est généralement suivi dans ce cas, d’un complément, généralement un groupe nominal introduit par une préposition : Alexandre est le plus grand des conquérants ; Il était le meilleur d'entre nous.

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