Plan détaillé de la dissertation
Sujet
Baudelaire écrit dans le projet d’épilogue des Fleurs du mal : « Tu m’as donné ta boue et j’en fait de l’or ». Dans quelle mesure ce vers s’applique-t-il à ce recueil poétique ?
Plan détaillé
Introduction
- Accroche (lettre de Baudelaire sur le projet d’épilogue)
- Analyse du sujet (citation provenant de l’épilogue, explication et analyse amenant à dégager une problématique)
- Problématique (de l’analyse précédente découle un questionnement et une problématique : la poésie de Baudelaire relève-t-elle d’une esthétique condamnable de la laideur ?)
- Plan (trois parties) :
- Les Fleurs du mal, œuvre alchimique
- Nature de l’or poétique
- Enjeux esthétiques d’une telle conception
Développement
I - Les Fleurs du mal, œuvre alchimique ?
Toute cette première partie tend à justifier, expliquer, éclairer la citation « Tu m’as donné ta boue et j’en fait de l’or » qui fait du recueil une œuvre alchimique (c’est-à-dire une transformation de la boue en or)
Première sous-partie : Baudelaire, le poète de la boue
Cette sous-partie démontre que le thème de la boue est omniprésent dans le recueil de Baudelaire.
Deuxième sous-partie : Transformation de la boue en or
La fange — métaphore de la laideur physique et morale — fait l’objet d’une transformation poétique semblable à celle qu’opère le soleil sur les choses (référence au poème « Le Soleil »).
II - L’or poétique ou l’unité du dualisme
La deuxième partie montre que les thèmes de la boue et de l’or sont indissociables et que la poésie non seulement exprime mais permet d’échapper à cette boue.
Première sous-partie : Correspondance
Cette sous-partie montre comment sont liés les thèmes de la boue et de l’or. Elle insiste sur la notion de « correspondance » et la « double postulation » qui révèle à la fois un désir d’or et de boue.
Deuxième sous-partie : L’art pour échapper à l’ici-bas
Le poète veut cependant échapper à une boue qui est rendue supportable par l’art lequel, comme chez les poètes de la Pléiade, enchante le réel.
III - Modernité poétique de Baudelaire : vers une nouvelle définition de l’art
On a montré que l'œuvre de Baudelaire s’inscrivait dans une tradition poétique : le poète chante une réalité que d’aucuns jugent odieuse, mais c’est pour mieux l’enchanter. Il n’a de toute façon pas le choix et réinvente la poésie.
Première sous-partie : La muse malade de Baudelaire
La poésie de Baudelaire souligne l’écart entre un passé glorieux et un présent maladif (c’est le mal du siècle). En d’autres termes, le poète ne saurait échapper à la boue.
Deuxième sous-partie : le désenchantement comme sujet poétique
Loin d’être une poésie déplorant un état de fait, Baudelaire fixe de nouveaux objectifs et prône une poésie capable de tout dire tout en se faisant le précurseur de la poésie moderne.
Conclusion
- On reprend les idées principales qui sont (en gros) :
- La citation « Tu m’as donné ta boue et j’en fait de l’or » peut se lire comme une réponse au journaliste du Figaro.
- Elle éclaire une partie du recueil, mais ne peut certainement pas prétendre l’éclairer tout entier.
- Elle n’en constitue pas moins un projet esthétique novateur qui ouvre la porte de la modernité poétique.
- Ouverture : nouveau rapport à la beauté pour trouver du nouveau.