La petite poule rousse

Vous êtes ici : Lettres > Exercices > Sixième > La petite poule rousse
Tous les verbes au passé simple sont faux. Conjuguez-les correctement.

Besoin de relire la leçon ?
  
         Un jour, la petite poule rousse sorta de chez elle pour aller en ville. Elle metta la clé dans sa poche. Hélas la poche était percée et la clé tombit par terre. La petite poule ne s’en aperceva pas et poursuiva son chemin.
         Tandis qu’elle s’éloignait, maître Renard apparaissa . Depuis longtemps, il avait envie de croquer la poulette. Quand il voya la clé perdue, il la ramassit et coura ouvrir la porte de la maisonnette. Il entrit chez la poule. Ensuite, il refermit la porte et lancit la clé dehors par la fenêtre pour que la petite poule ne se méfie de rien. Puis il attenda .
         Bientôt la petite poule rousse revena de la ville avec son panier rempli de provisions. Elle metta la main dans sa poche pour prendre sa clé, mais ne la trouvit pas. « Tiens, se disa-t-elle, je l’ai perdue. » Et elle la cherchit sur le sol. « Ah ! La voilà ! ».
         La petite poule rousse se dirigit vers sa maisonnette, enfoncit la clé dans la serrure, et ouvra la porte. Mais à peine était-elle entrée que le méchant renard bondissa sur elle ! Ah ! Quelle peur ! La petite poule rousse batta des ailes et s’envolit sur le haut de l’armoire. « Tu ne m’attraperas pas, maudit renard ! »
         Le renard grimacit et se metta à ricaner. Il sorta un grand sac de sa poche et le déposit au pied de l’armoire. Puis il commencit à tourner autour du sac de plus en plus vite. Il tournit , tournit , tournit  ; la petite poule rousse le suiva des yeux, et soudain, elle senta que sa tête tournait elle aussi. La poulette devena si étourdie qu’elle tombit droit dans le sac ! Le renard refermit le sac aussitôt !
-          Ah ! Ah ! ria-t-il . Je la tiens la poule !
Et il parta vite fait vers son terrier, en portant le sac sur son dos. Mais la route était longue et le soleil brillait : Renard se senta assoiffé. Il faisa halte au bord d’une rivière. Il boiva un bon coup. Puis il se couchit dans l’herbe pour faire la sieste et il s’endorma .
         Alors la poulette attrapit ses ciseaux dans la poche de son tablier. Cric ! Crac ! Elle coupit le fond du sac et elle en sorta .
-          Vite ! Une grosse pierre pour me remplacer !
Et vite, vite, la petite poule recousa le sac. Et elle prena la fuite. Quand Renard s’éveillit , il voya que le sac était toujours là. Il le caressait. Il disa , d’un air satisfait :
-          Comme elle est grosse, la poule ! Nous ferons un bon déjeuner en famille !
Il jetit le sac sur son dos et se remetta en marche. Il arrivit chez lui à la nuit tombante. La renarde et les renardeaux lui faisèrent fête.
-          Que rapportes-tu ?
-          La poule rousse !
La famille dansit de joie. La renarde remplissa une grande marmite d’eau bouillante. Renard attrapit le sac par le fond pour jeter la poule rousse dans l’eau. Plouf ! La grosse pierre tombit . Elle éclaboussit le méchant renard ! Il poussit de grands cris car il était ébouillanté ! C’est bien fait.
 
Yak Rivais, Les contes du miroir