Commentaires et Appréciations

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Explications

Cette page a pour objectif de réunir un certain nombre de commentaires ou d’appréciations susceptibles de proposer une correction riche et développée des copies quand celles-ci sont numériques. Ce sont des remarques faites fréquemment et que l’on pourra vouloir ne pas réécrire manuellement. Elles ne se substituent pas aux commentaires personnels qui ne peuvent être formulés que pour tel élève dans tel cas précis, mais sont tout de même systématiquement utilisées lors d’une correction. On pourra également vouloir les convoquer très rapidement soit à l’aide d’un raccourci soit d’un presse-papiers multiple en utilisant une application ou une extension permettant de stocker cette banque de remarques. Il en existe de très nombreux et l’on peut utiliser entre autres

Français

Collège

Orthographe

  • Orthographe
  • Attention à l’orthographe !
  • Soigne l'orthographe. À cet effet, relis-toi attentivement en vérifiant qu'il ne manque pas un « s » au pluriel ou que tu n'as pas oublié d'accorder le verbe avec son sujet. Tu peux utiliser le dictionnaire pour chercher l'orthographe des mots de vocabulaire. Tu peux aussi utiliser le Bescherelle pour vérifier la conjugaison. Enfin, pense à utiliser les correcteurs d'orthographe en ligne comme Scribens ou Reverso.
  • On coupe un mot entre deux syllabes. Par exemple, pour « rapidement », on peut couper entre « ra », « pi », « de » et « ment », mais pas entre « r » et « a » (pour prendre un exemple, encore une fois). N’oublie pas le trait d’union qui se met à la fin du mot coupé uniquement, donc après « ra- », si tu décides d’écrire « pidement » à la ligne suivante.
  • Quand deux voyelles se suivent, on retire la première et on met une apostrophe. Par exemple, on ne dit pas « Je aime le chocolat » mais « J’aime le chocolat ». Autre exemple, on n’écrit pas « Si il… » mais « S’il… ».
  • Dans les nombres écrits en toutes lettres, la règle traditionnelle veut qu’on lie par un trait d’union les éléments inférieurs à cent, à moins qu’on ne soit en présence de la conjonction « et » : elle a vingt-trois ans ; elle a cent trois ans ; elle aurait cent quatre-vingt-quatre ans ; quatre mille deux cent quatre-vingt-dix-huit, mais elle a vingt et un ans. Cependant, il est également possible, en accord avec les Rectifications de l’orthographe proposées par le Conseil supérieur de la langue française, de lier par un trait d’union tous les éléments qui composent le nombre, sans exception. On écrira donc tout aussi bien : elle a cent-trois ans ; elle aurait cent-quatre-vingt-quatre ans ; quatre-mille-deux-cent-quatre-vingt-dix-huit ; elle a vingt-et-un ans.
  • Les mots doivent être écrits en toutes lettres, y compris les nombres. On écrit en toutes lettres :

- les nombres employés comme un nom : les trois quarts, voyager en première, consulter un in-quarto...
- les nombres rencontrés isolément et représentant des quantités simples (entières ou accompagnées de « demi » ou de « quart ») : Ils ont parcouru cinq-cents kilomètres ; Le match dura deux heures et demie...
- les fractions d’heure suivant les mots midi et minuit : midi dix, midi et quart ;
- les expressions telles que : les années trente, les années quatre-vingt.

  • Attention à l’orthographe des adjectifs de couleur. Voir la règle sur cette page.
  • Pense à accentuer les majuscules.

Ponctuation

  • Ponctuation
  • Attention à la ponctuation ! Il faut mettre un point à la fin de tes phrases.
  • N'oublie pas la négation. En français, la négation est double (c'est-à-dire en deux mots) : ne... pas, ne... plus, ne... que, etc.
  • Attention à la typographie. On met une espace après un point mais pas avant. C'est pareil pour la virgule. On met une espace avant et après les deux-points ou le point-virgule. Pareil pour le point d'exclamation et le point d'interrogation. Dans un dialogue, on met une espace juste après le tiret (—). Quand on met des guillemets (« »), on met une espace avant et après le ou les mots encadrés : « exemple ».
  • En français, on utilisera plutôt les doubles chevrons (« »). Les guillemets de ce type ("") sont des guillemets anglais.

Paroles rapportées

  • Quand tu fais parler un personnage, il faut mettre des guillemets. C'est ce qu'on appelle rapporter les paroles. C'est donc une nouvelle phrase qui commence. Avant ou après, pense à indiquer qui parle.
  • Refaire le dialogue. Il faut reprendre la ponctuation (mettre les guillemets et les tirets) et penser à préciser qui parle (« dit-il », « répondit celui-ci »).
  • Pour construire un dialogue, on ouvre les guillemets au début du dialogue puis on les ferme à la fin du dialogue. Partout ailleurs, on met des tirets quand l'un des personnages parle.

Exemple :

« Bonjour, dit le petit prince.
— Bonjour, répondit la danseuse.
— Comment t'appelles-tu ?
— Je m'appelle Dorothée », dit la jeune fille.

Grammaire

  • Attention à ton pronom ! On ne sait pas bien quel nom il reprend. Le plus souvent, un pronom reprend le nom ou le groupe nominal qui est juste avant (soit dans la phrase, soit dans celle d'avant).
  • Tu passes de la 3e personne (« il ») à la 1 Re personne (« je »). Il faut choisir. C'est l'un ou l'autre, mais pas les deux !

Conjugaison

  • Conjugue correctement tes passés simples ! À la 3e personne (sauf pour les verbes du 1 er groupe), on met un « t » (comme dans « il fit », « il prit », « il reçut »...).
  • Il ne faut pas mélanger les temps. Utilise soit le passé simple (« il vit », « il dut »), soit le passé composé (« il a vu », « il a dû »), mais ne mélange pas les deux.
  • Il ne faut pas mélanger les temps. Utilise soit le passé (« il vivait », « il dut »), soit le présent (« il voit », « il doit »), mais ne mélange pas les deux.
  • Après « si », on ne met pas le conditionnel mais l'imparfait. On ne dit donc pas « Si j'aurais su », mais « Si j'avais su».
  • Au passé, on n'utilise pas le futur simple mais le conditionnel. Il ne faut donc pas, par exemple, écrire « Il leur expliqua qu'ils ne reverront jamais leurs proches » mais « Il leur expliqua qu'ils ne reverraient jamais leurs proches ».
  • Tu confonds les verbes « faire » (« je fis ») et « être » (« je fus »). Tous deux sont conjugués au passé simple.
  • Attention à la conjugaison du passé simple des verbes du 1er groupe ! À la 1re personne, le verbe « réveiller » (par exemple) se conjugue ainsi : « je réveillai » (« -ai » et non « -a ») ou encore « je mangeai » (et non « je mangea »).
  • Attention à la concordance des temps !
  • Attention à la conjugaison des verbes. Dans un résumé, on emploie plutôt le présent. Le passé simple s’utilise plutôt dans un conte ou un roman.

Rédaction

  • À reformuler
  • Ce passage doit être reformulé.
  • Évite de toujours utiliser l'auxiliaire « être » ou l'auxiliaire « avoir ». Il faut trouver des synonymes.
  • Attention aux répétitions ! Tu répètes plusieurs fois de suite le même mot. Pense à utiliser un pronom (personnel : « il » ou « elle » ; démonstratif : « celui-ci », « celle-là » ; relatif : « qui », « que », « dont »). Tu peux aussi trouver un synonyme ou une expression équivalente.
  • Ne commence pas ton texte par le pronom « il ». Il faut nommer ton personnage pour qu'on sache de qui tu parles.
  • On utilise pas un déterminant possessif pour désigner une partie de son propre corps. On ne dit donc pas, par exemple, « J’ai mal à ma tête », mais « J’ai mal à la tête ».

Méthode

  • Quand on cite un champ lexical, il faut mettre chaque mot entre guillemets et éventuellement donner le numéro de la ligne pour chacun d’entre eux.
  • Quand on donne le titre d’un livre, il faut mettre une majuscule et le souligner ou le mettre en italique.

Lycée

Commentaire

Méthode
  • Il convient de souligner les titres de livres (romans, essais, recueils de poésie, etc.). Si on écrit sur un traitement de texte, on pourra mettre les titres en italique au lieu de les souligner. S’il s’agit d’un poème extrait d’un recueil ou d’un conte également extrait d’un recueil, on les met entre guillemets. Ainsi, on écrit « Le crime au père Boniface » dans Les Contes du jour et de la nuit (en italique) de Guy de Maupassant.
  • Ne pas mettre les titres ou les sous-titres ! S’il est important de construire son commentaire et donc de structurer sa réflexion, les titres ne doivent pas apparaitre sur la copie rendu au professeur. Tu peux les mettre au brouillon pour te repérer plus facilement dans ton travail, mais enlève-les ensuite.
  • Il faut absolument proscrire l’utilisation de la première personne. Il convient de lui préférer un « nous » de modestie ou encore des tournures impersonnelles du type « Il sera question de... », « Il semble que », etc.
  • De manière générale, saute une ligne entre l’introduction et le développement et entre le développement et la conclusion. Il est préférable également de commencer chaque partie et chaque paragraphe par un alinéa.
Introduction
  • Revoir la méthode. Il faut prendre le temps de présenter l’extrait étudié (et ne surtout pas commencer en écrivant « cet extrait ») en précisant à quel livre on a affaire, de quel auteur, quelle époque, quel genre, etc. Ensuite, il faut situer le passage étudié et dire où il se situe dans le livre. Résume brièvement ce qui est dit, de quoi il s’agit. Tout cela devrait te permettre d’en arriver à la problématique.
  • Attention à la méthode. L’introduction doit, si possible, commencer par une phrase d’accroche (la fameuse « captatio benevolentiae »). Elle doit également informer le lecteur et apporter un certain nombre d’informations sur le texte : son auteur, son genre, etc. Pense également à situer l’extrait dans l’ensemble de la pièce. Quant à la problématique, elle doit être suivie de l’annonce du plan. Ce plan expose les différentes parties qui vont composer ta réponse à la question posée dans la problématique.
  • Attention à la formulation de la problématique et donc de la phrase interrogative. Il ne faut pas confondre l’interrogation directe (par exemple, « Comment la vérité est-elle annoncée ? ») et l’interrogation indirecte (« Nous verrons comment la vérité est annoncée »). Dans la phrase interrogative indirecte, il n’y a ni reprise du sujet et donc pas d’inversion et il n’y a ni point d’interrogation.
  • Veiller à ce que la problématique ne soit pas trop restrictive, qu’elle ne focalise pas arbitrairement seulement sur un point parmi d’autres du texte. Garder à l’esprit que la problématique ne doit pas uniquement traiter du fond mais qu’elle doit aussi évoquer la forme, la façon dont les choses sont dites ou écrites. Penser également qu’un extrait a une place dans l’œuvre et que cette place a du sens.
  • Évite d’avoir une phrase d’accroche trop générale du type « Pierre Corneille, grand tragédien du XVIIe siècle, est l’auteur de... » ou « Cet extrait d’Horace a été écrit par Corneille, un grand dramaturge ». Sois plus précis et commence par évoquer un thème qui te permettra habilement de présenter le texte puis justifier que l’on s’interroge sur tel ou tel aspect.
  • Annonce ta problématique de façon à ce que celle-ci ait un lien avec ce qui précède. Il ne faut pas évoquer telle ou telle chose puis tout d’un coup, sans justification aucune, se demander « Mais en quoi ceci ou cela ? ». Il faut qu’il y ait de la logique dans tes propos. La problématique découle des remarques qui ont été faites dans la description du texte en faisant émerger « un problème » qu’il s’agit de résoudre. Plus simplement, il s’agit d’avoir un projet de lecture (voir la vidéo consacrée à ce sujet).
  • La problématique est un questionnement sur le texte. C’est ce qu’on appelle un projet de lecture. Comme on ne peut pas tout dire sur un texte, on se propose de mettre en évidence un aspect particulier du texte, si possible le ou l’un des plus importants. L’annonce du plan ne fait que donner les différentes étapes qui mèneront à répondre à cette question.
  • Sois plus précis dans les termes employés pour annoncer ton plan. « Étudier ceci » ou « voir cela » est encore trop vague.
Développement
  • Soigne les transitions et les introductions partielles. Ce sont un peu les charnières de ton texte. Elles nous indiquent où on en était et où on va. Ainsi, commence chaque partie en précisant ce dont il va être question. Cela ressemble à l’annonce du plan dans l’introduction, mais au lieu d’annoncer le plan général de ton développement, tu annonces avec davantage de précision que tu ne l’as fait dans l’introduction de quoi sera composée la partie que tu entames. Ce ne sont que deux ou trois lignes, mais ne les néglige pas.
  • Les adverbes ou locution adverbiales du type « Tout d’abord », « Premièrement » ou « En premier lieu » ne sont pas assez explicites (ce n’est pas une liste). Indique la raison pour laquelle telle ou telle partie vient en premier ou en deuxième. Aide ton lecteur à comprendre où tu en es de ta réflexion. De manière générale, il est un peu redondant de dire que le premier paragraphe est... le premier ! De même, quand on conclut, il n’est pas vraiment nécessaire de dire « En conclusion ». Si le commentaire ou la question est bien rédigé(e), on voit bien qu’il s’agit de la conclusion.
  • Proscris, si tu le peux, les remarques du type « On peut voir que », « On remarque que », « On aperçoit »... Il convient d’analyser le texte et non pas seulement de repérer des choses. Il est donc impératif d’éviter ce que l’on appelle l’effet catalogue et qui consiste à accumuler des remarques, des observations qui ne sont ni développés ni explicités. Au contraire, tu les additionnes, et cette addition ne produit pas un raisonnement. Ce sont juste des constats. En somme, il faut aller plus loin.
  • Attention à l’insertion des exemples. Une citation doit faire l’objet d’une explication. Il ne faut pas simplement l’insérer et laisser au lecteur le soin de déduire ce qu’il faut en comprendre. Explique ce que tu veux que l’on comprenne à propos de cet exemple. Précise également en quoi ces exemples (dûment expliqués) apporte un élément de réflexion permettant de répondre à la problématique.
  • Les temps dans une dissertation, un commentaire ou même un résumé doivent être, pour l’essentiel, ceux du présent. On n’utilise pas le passé simple qui est le temps de la narration. Or tu ne racontes pas une histoire. Tu dois au contraire l’expliquer et quand bien tu dois, parfois, relater les événements de cette histoire, il convient de faire cela au présent.
  • Attention à la paraphrase qu’il faut éviter, c’est-à-dire qu’il ne faut pas se borner à répéter le texte. En effet, chaque remarque, chaque observation doit contribuer à démontrer quelque chose et donc à faire progresser l’analyse et ainsi répondre à la question posée dans la problématique. Il convient par conséquent de faire des constats, de citer des exemples mais il faut ensuite en tirer une conclusion ou du moins une conséquence (Se dire « Si je constate ça, qu’est-ce que ça prouve ? Qu’est-ce que ça montre ? »).
  • Fais des paragraphes. Un développement doit être composé de plusieurs paragraphes signalés par un alinéa. Il convient de ne mettre qu’une idée par paragraphe. La règle est donc la suivante : une idée par paragraphe, un paragraphe par idée. Structurer ainsi une partie permet au lecteur de mieux comprendre le propos que tu t’es efforcé de construire.
  • Attention à la méthode ! Quand on cite les termes appartenant à un champ lexical, il faut mettre chaque mot entre guillemets et donner le numéro de la ligne pour chacun d’entre eux.
  • Attention à l’insertion des citations ! Exprime d’abord ton idée, puis illustre-la à l’aide d’une citation que tu expliques. Il y a donc trois étapes : Idée, Citation, Explication.
  • Attention aux répétitions ! Tu répètes plusieurs fois de suite le même mot. Pense à utiliser un pronom (personnel : « il » ou « elle » ; démonstratif : « celui-ci », « celle-là » ; relatif : « qui », « que », « dont »). Tu peux aussi trouver un synonyme ou une expression équivalente.
Conclusion
  • La conclusion doit apporter une réponse à la question posée dans l’introduction. Elle doit le faire à la façon d’un résumé, puisque tout le commentaire s’est efforcé de répondre à cette question, mais tu dois, dans cette conclusion, faire le bilan de ce que l’analyse a fait apparaitre. Enfin, si possible, il faut terminer par une ouverture.


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