Exercice : faire des paragraphes

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Les textes ci-dessous ont été recopiés, mais sans paragraphes.
Recopie-les en faisant des paragraphes, c’est-à-dire en plaçant au début de chacun d’eux un alinéa, en sautant une ligne pour passer au paragraphe suivant, et ainsi de suite.

Extrait 1

La colère d'AchilleChante, déesse, la colère d'Achille, fils de Pelée, colère qui causa tant de malheurs aux Achéens, qui précipita dans les Enfers tant de héros, et fit de leurs corps la proie des chiens et des vautours, lorsque pour la première fois se disputèrent Agamemnon et Achille. Qui donc parmi les dieux excita cette discorde ? Le fils de Latone et de Jupiter. Irrité contre le roi, il fit naître une horrible peste dans l'armée. Les peuples périssaient parce que l’Atride avait outragé Chrysès. Celui-ci s'était rendu près des rapides vaisseaux des Grecs pour racheter sa fille de l'esclavage. Il apportait de riches présents ; et, tenant dans ses mains le sceptre d'or, les bandelettes d'Apollon, il implorait tous les Achéens, et surtout les deux Atrides, chefs des peuples : « Atrides, et vous Grecs aux belles cnémides, puissent les dieux qui habitent l'Olympe renverser par vos mains la ville de Priam, et vous ramener heureusement dans vos foyers ! Mais rendez-moi ma fille chérie, acceptez sa rançon, et révérez le fils de Jupiter, Apollon, qui lance au loin les flèches. » À ces paroles, tous les Grecs disent que l'on doit respecter le prêtre et recevoir ses présents magnifiques. Mais Agamemnon s'y oppose. Il renvoie Chrysès  avec outrage.

Extrait 2

Tandis qu'Achille agite ces pensées dans son âme, et qu'il tire sa longue épée du fourreau, Minerve descend du ciel. Elle se tient derrière le fils de Pelée, saisit sa blonde chevelure, puis se montre à lui seul, et reste invisible à tous les regards. Achille étonné se retourne, et reconnaît aussitôt Minerve, dont les yeux brillent d'un éclat terrible. Il lui adresse ces rapides paroles : « Pourquoi, fille de Jupiter qui tient l'égide, es-tu venue en ces lieux ? Est-ce pour me voir outragé par Agamemnon ? Cependant, je te le déclare, son insolence lui coûtera la vie. » Minerve aux yeux pers lui répond à son tour : « Je viens des cieux pour apaiser ta colère. Je suis envoyée par Junon aux bras blancs, qui vous chérit tous deux. Termine ces débats, et n'arme plus ta main du glaive. Parle donc, puisque tu ne peux te contenir. Cependant, je te donnerai un jour, pour venger cette injure, des présents trois fois plus splendides. Mais contiens ta colère, et obéis-nous. » L'impétueux Achille répond à ces paroles : « Il faut, déesse, suivre vos conseils, malgré la colère qui m'irrite, car c'est le parti le plus sage. Quiconque obéit aux dieux en est toujours exaucé. » Il dit. Et, docile aux paroles de Minerve, il repousse sa longue épée dans le fourreau. La déesse retourne vers l'Olympe, dans les demeures de Jupiter. Achille, qui n'a point encore dompté sa colère, adresse au fils d'Atrée ces paroles outrageantes : « Toi, que le vin abrutit, et qui as l'œil impudent du dogue et le cœur timide du cerf, jamais tu n'eus le courage de combattre à la tête des peuples : tu craindrais d'y trouver la mort. Mais je te jure sur ce sceptre qu'un jour tous les Achéens désireront la présence d'Achille, et que toi, malgré ta douleur, tu ne pourras les secourir lorsqu'ils tomberont expirant sous les coups d’Hector. Alors, furieux, tu te déchireras la poitrine pour avoir outragé le plus brave des Grecs. »

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