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Comparaison d'un extrait de la bible, du film Les dix commandements et du dessin animé Le Prince d’Égypte
Les dix commandements apporte une explication précise à la décision de Pharaon : les Hébreux, réduits en esclavage, deviennent trop puissants et tout annonce la venue d'un libérateur. Un nouveau-né mâle sera leur sauveur.
Voilà ce que montre une scène annoncée par un fondu enchaîné (moyen de transition qui superpose brièvement deux images).

Un travelling arrière (mouvement de la caméra reculant lentement du point qu’elle fixait, ici le pharaon en plan rapproché) révèle un pharaon soucieux, dans la lumière, au centre d’une image dont les personnages sont disposés en triangle (pyramide au centre de laquelle se trouve donc le pharaon).

La décision est alors prise de tuer tous les nouveau-nés hébreux.
Cet extrait raconte une histoire (cela relève du discours narratif) tout en défendant l’idée que cette histoire illustre un combat pour la liberté (cela relève du discours argumentatif) : dieu ayant créé les hommes libres, ceux-ci peuvent choisir de faire le bien ou le mal.
« Le vaincu fut asservi au vainqueur. Le faible fut l’esclave du fort et la liberté fut chassée du monde », dit la voix off (on dit aussi hors champ) du film.
Dans Le Prince d’Égypte, Moïse parvient, après un dangereux périple sur le Nil, au palais de Pharaon. Il sera adopté. Ramsès semble délaissé au profit du nouveau-né, et semble ressentir quelque jalousie. Cela laisse à penser qu’une rivalité entre les deux enfants éclatera plus tard opposant les Hébreux aux Égyptiens. Dans Les Dix commandements, c’est le personnage de la servante qui sera à l’origine de problèmes à venir. En effet, celle-ci s’oppose à l’idée qu’un Hébreu devienne prince d’Égypte.
L’extrait peut être découpé en deux parties. La première montre les Hébreux réduits en esclavage.
Deux types de plan montrent alors leur asservissement :
- la vue en plongée (on regarde du haut vers le bas), qui montre les Hébreux, nombreux, réduits en esclavage :

- la vue en contre-plongée (on regarde du bas vers le haut) montrant les Hébreux comme écrasés par les statues qu’ils érigent :

Cette première partie insiste sur la souffrance des Hébreux. Comme dans une comédie musicale, le chant est omniprésent. Le refrain insiste sur l’idée de délivrance.
La deuxième partie, peu réaliste, montre un Moïse nourrisson, toujours souriant presque heureux alors qu’il échappe à mille et un dangers. On comprend qu’il s’agit bien d’un dessin animé. Celui-ci évite d’ailleurs toute image choquante, notamment par le procédé de l’ellipse (un événement a eu lieu, mais n’est pas montré). On ne montre pas le meurtre d’un nouveau-né hébreu.