Séance 2 Dire la douleur

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Lecture analytique des pages 9 à 13 de L’Arbre sans fin de Claude Ponti

Hipollène fait l’expérience du deuil et donc de la douleur. Cela est exprimé dans un langage d’enfant (voir les phrases « Elle est là, et il n’y a plus personne dedans » ou encore « Elle a un grand trou dans son amour »).
Le récit, à la manière d'un conte, dit aussi cette douleur à travers les métamorphoses et la rencontre avec le monstre.

a) La mort de la grand-mère

Rien ne nous est dit des raisons de sa mort. C’est une mort naturelle. Probablement, l’important est ailleurs. L’important, c’est ce que ressent Hipollène. C’est une enfant qui fait l’expérience du deuil, de la douleur. Elle qui croyait que les choses n’avaient pas de fin va comprendre que c’était faux. L’arbre a une fin, sa grand-mère aussi.

b) Deux métamorphoses

Une métamorphose est une transformation.
Hipollène se transforme tout d’abord en larme. Elle n’est plus que tristesse, larme qui chute. On passe du sens figuré au sens propre. Être en larmes, c’est ici être une larme. Aussi tombe-t-elle de son arbre pour atterrir dans un lieu étrangement inquiétant où est tapi dans l’ombre le monstre Ortic dont le nom évoque l’ortie.

La deuxième transformation a alors lieu : pétrifiée de peur, elle devient pierre ; littéralement, elle est pétrifiée de peur. En latin, “petra” signifie “pierre”.

Tout cela arrive dans les contes, genre littéraire dans lequel on rencontre des monstres. Mais, le monstre Ortic n’existe probablement que dans l’imagination d’une enfant terrorisée.

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