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Réponses

I - La peur

1. Les termes « sueur froide », « frissonner d'épouvante », « râlant de peur », « peur », « poltron », « effroi », et « terreur » appartiennent au champ lexical de la peur.

2. Le narrateur éprouve une telle peur qu’il ressent « une étrange agitation nerveuse » qui va jusqu’au « malaise horrible ». Il précise : « j'avais les tempes serrées, mon cœur battait à m'étouffer ».

3. « soudain » est un adverbe ; « sonna » est un passé simple. Ces deux mots annoncent un événement imprévu, celui-là même qui provoque la peur.

4. Le narrateur donne la raison de cette peur : « un petit coup sonna contre mon bordage ».

5. Ces « imaginations fantastiques » sont provoquées par « un brouillard blanc très épais ».
Le narrateur ne voit plus rien. Il précise : « je ne voyais plus le fleuve, ni mes pieds, ni mon bateau, mais j'apercevais seulement les pointes des roseaux, puis, plus loin, la plaine toute pâle de la lumière de la lune, avec de grandes taches noires qui montaient dans le ciel ».

II - Une imagination débordante ?

6. Le narrateur imagine qu'on essaie de monter dans sa barque, que des êtres étranges nagent autour de lui.
Tenté de fuir à la nage, il craint de se sentir « tiré par les pieds tout au fond de cette eau noire ».

7. Le narrateur, qui tente en vain de se raisonner, explique : « il y avait en moi autre chose que ma volonté et cette autre chose avait peur ».
Il y a en lui un « moi brave » et un « moi poltron ». Ainsi, il y aurait « deux êtres qui sont en nous, l'un voulant, l'autre résistant ».

8. Cette phrase est un aveu : « J'essayais de me raisonner ». Le verbe « essayer » montre qu’il n’y parvient pas.

III - Un texte fantastique

9. On ne sait pas vraiment s’il a raison d’avoir peur. Les lieux sont inquiétants, mais de nombreux verbes (« figurais », « semblait ») montrent que son imagination lui joue des tours. Le lecteur hésite.
Au reste, cette dualité, ces « deux êtres » ne laissent pas d’inquiéter...

10. Selon Roger Caillois « Le fantastique [...] manifeste un scandale, une déchirure, une irruption insolite, presque insupportable dans le monde réel. » Au contraire, le merveilleux se déroule dans une époque lointaine que la formule « Il était une fois » signale.
Dans cet extrait, l’événement, qu’il soit surnaturel ou non, provoque la peur, un véritable effroi. On peut dire que l’extrait relève du fantastique dans la mesure où l’histoire se déroule dans le réel et qu’il provoque un événement inadmissible, insupportable.
La fin du texte révèle d’ailleurs un événement inattendu. Le lendemain matin, aidé par deux autres hommes, le narrateur essaie de remonter l’ancre, mais celle-ci est chargée d’un poids considérable. Quand ils parviennent à remonter l’ancre, ils découvre « le cadavre d’une vieille femme qui avait une grosse pierre au cou ».

11. À ce moment de l’histoire, on ne sait pas ce qu’il peut se passer. Le lecteur hésite. Soit le narrateur est en proie à une imagination maladive, soit ces lieux recèlent quelque mystère, quelque créature prête à assaillir le narrateur perdu dans ce brouillard nocturne.

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