L’ode

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Odes et Ballades
Source : Wikipédia

Dans l’Antiquité, le mot ode signifie « chant ». C’est un poème lyrique destiné à être chanté avec un accompagnement de musique.

Ce genre poétique n’apparaît en France qu’en 1550 avec la publication du recueil de Pierre de Ronsard Les Odes.

Il s’agit généralement d’un poème divisé en strophes semblables par le nombre de vers mais aussi par le vers. Ainsi, « Mignonne, allons voir si la rose » est composé de trois strophes contenant toutes six vers, lesquels sont tous des octosyllabes.

Dans son recueil Odes et ballades, Victor Hugo revient à l’ode, en lui donnant des formes très variées. Dans sa préface de 1823, il dit de l’ode que : « c’était sous cette forme que les inspirations des premiers poètes apparaissaient jadis aux premiers peuples ».

Une odelette est une petite ode. En principe composée d’une seule strophe, elle est, chez Gérard de Nerval, un poème court de quelques strophes :

Quiconque a regardé le soleil fixement
Croit voir devant ses yeux voler obstinément
Autour de lui, dans l'air, une tache livide.

Ainsi, tout jeune encore et plus audacieux,
Sur la gloire un instant j'osai fixer les yeux :
Un point noir est resté dans mon regard avide.

Depuis, mêlée à tout comme un signe de deuil,
Partout, sur quelque endroit que s'arrête mon œil,
Je la vois se poser aussi, la tache noire !

Quoi, toujours ? Entre moi sans cesse et le bonheur !
Oh ! c'est que l'aigle seul - malheur à nous, malheur ! -
Contemple impunément le Soleil et la Gloire.

« Le point noir » de Gérard de Nerval

Quelle que soit la forme adoptée, chez Ronsard, chez Hugo ou Nerval, l’ode est le poème lyrique par excellence.

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