Séance 3 Les temps du récit

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I - Conjuguez les verbes en italique et entre parenthèses au passé simple de l’indicatif à la personne où vous les avez trouvés.
Vous devez recopier intégralement le texte.

Une nuit que je rentrais chez moi – il pouvait être une heure, une heure un quart – j’entendis mon nom prononcé à voix basse. Il me (paraître) venir de la muraille que je frôlais. Je (s’arrêter) désagréablement surpris.
- N’y a-t-il plus personne dans la rue ? reprit la voix. C’est moi, Honoré Subrac.
- Où êtes-vous donc ? (s’écrier)-je, en regardant de tous côtés sans parvenir à me faire une idée de l’endroit où mon ami pouvait se cacher.
Je (découvrir) seulement sa fameuse houppelande gisant sur le trottoir, à côté de ses non moins fameuses pantoufles.
- Voilà un cas, (penser)-je, où la nécessité a forcé Honoré Subrac à se dévêtir en un clin d’œil. Je vais enfin connaître un beau mystère.
Et je (dire) à haute voix :
- La rue est déserte, cher ami, vous pouvez apparaître.
Brusquement, Honoré Subrac (se détacher) en quelque sorte de la muraille contre laquelle je ne l’avais pas aperçu. Il était complètement nu et, avant tout, il (s’emparer) de sa houppelande qu’il (endosser) et (boutonner) le plus vite qu’il (pouvoir). Il se (chausser) ensuite et délibérément, me (parler) en m’accompagnant jusqu’à ma porte.

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II - Lisez ces deux textes et dites ensuite ce que vous remarquez en une réponse entièrement rédigée.

Texte 1

Passé simple

Ce fut midi. Les voyageurs montèrent dans l’autobus. On fut serré. Un jeune monsieur porta sur sa tête un chapeau entouré d’une tresse, non d’un ruban. Il eut un long cou. Il se plaignit auprès de son voisin. Celui-ci lui infligea des heurts. Dès qu’il aperçut une place libre, il se précipita vers elle et s’y assit.
Je l’aperçus plus tard devant la gare Saint-Lazare. Il se vêtit d’un pardessus. Un camarade se trouva là. Il lui fit cette remarque : il fallut mettre un bouton supplémentaire.

Texte 2

Imparfait

C’était midi. Les voyageurs montaient dans l’autobus. On était serré. Un jeune monsieur portait sur sa tête un chapeau entouré d’une tresse et non d’un ruban. Il avait un long cou. Il se plaignait auprès de son voisin. Ce dernier lui infligeait des heurts. Dès qu’il apercevait une place libre, il se précipitait vers elle et s’y asseyait. Je l’apercevais plus tard devant la gare Saint-Lazare. Il se vêtait d’un pardessus. Un camarade se trouvait là. Il lui faisait cette remarque : il fallait mettre un bouton supplémentaire.

Réponse

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À présent, réécrivez un texte unique à partir des deux textes précédents en utilisant correctement les temps du récit :

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Puis réécrivez le texte que vous avez obtenu en ne gardant tout d’abord que les phrases où est utilisé l’imparfait de l’indicatif. À la suite de quoi vous écrirez toutes les phrases dans lesquelles le passé simple est utilisé. Dites ensuite ce que vous remarquez.

Texte 1

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Texte 2

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Ce que je remarque :

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III - Enfin, complétez ce travail sur les temps du récit en faisant appel à toutes les réflexions que vous vous êtes faites lors des exercices précédents :

Les principaux temps du récit sont le ... et l’... de l’indicatif. On observe une alternance de ces ... .
Le ... est le temps de l’information nouvelle. Il constitue la trame narrative du récit. En effet toutes les ... sont évoquées à ce temps. On l’appelle le temps du premier-plan.

À l’inverse, l’... est réservé aux circonstances secondaires, aux descriptions, réflexions et à tout ce que l’auteur désire repousser à l’arrière-plan. C’est pourquoi on l’appelle le temps de ...

LES TEMPS DU RÉCIT (SUITE)

I – Recopiez les phrases suivantes en conjuguant les verbes donnés entre parenthèses au passé simple ou à l’imparfait, selon le cas.

Lorsque j’(être) enfant, tous les dimanches mon père m’(emmener) à la pêche.
L’année dernière, nous (être) en vacances près d’Algesiras. Chaque jour nous (aller) à la plage. L’eau (être) tiède, limpide. Des rochers (abriter) des crevettes que nous (attraper) avec une épuisette. Nous les (relâcher) aussitôt : elles (être) trop petites.
Lorsque Xavier (avoir) dix-huit ans, il (décider) de rechercher un emploi.
Ce jour-là, Grégory (s’ennuyer) ; il (prendre) son vélo et (partir) faire une randonnée. Mais au bout de cinq kilomètres, un pneu (crever) ; il (devoir) rentrer à pied. Vers six heures, alors que Clara (rentrer) chez elle, un violent orage (éclater) ; elle (courir), mais (être) quand même trempée.

II – Recopiez les phrases suivantes en conjuguant les verbes donnés entre parenthèses à l’imparfait ou au passé simple. Laissez vous guider par le sens de la phrase.

Nous … paisiblement sur une petite route de campagne quand soudain une vache, échappée de son enclos, nous … la route : le choc … inévitable. (barrer, rouler, être)
Habituellement Alexandre … son travail mais, à la fin du premier trimestre, il se … à apprendre vraiment ses leçons. Ses résultats … . (se mettre, négliger, s’améliorer)
Nous … à table ; le téléphone … . (être, sonner)
En 1977, je … à Sainte-Marine, près de Pont-l’Abbé ; j’y … très heureuse. (être, vivre)
Alors l’affreuse sorcière … dans les flammes. Quant au prince et à la princesse, ils se … ; ils … beaucoup d’enfants et … heureux toute leur vie. (vivre, tomber, avoir, se marier)
Lorsqu’il … jeune, il … pendant un an : il … le tour du monde. (voyager, être, faire)

III – À quel temps conjuguerez-vous les verbes des phrases suivantes ? Ils vous sont donnés à l’infinitif, dans l’ordre du texte.

Avoir – faire – se demander – aller – faire – être – se jeter – serrer – faire – offrir.

Je venais de traverser la place, couverte d’orangers, et j’avançais entre les premières maisons quand j’entendis une voix d’homme m’interpeller du haut d’une terrasse. Il … de longues moustaches, des yeux clairs, un turban noir autour du crâne, une mine plutôt farouche, bref, un air si impressionnant que lorsqu’il me … signe de monter jusqu’à lui d’un geste autoritaire, je me … ce qu’il … me faire exactement. Ce qu’il me …, ce … très simple : à peine arrivé à ma hauteur, il se … sur moi, me … contre lui en riant, sans me laisser le temps de déposer mon sac à dos, me … asseoir sur un banc. […] Bref, il m’ … l’hospitalité à la crétoise !

D’après Jacques Lacarrière, L’Été grec

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