Rédaction : Le mystère du bouton doré

Vous êtes ici : Lettres > Séquences > « La disparition d'Honoré Subrac » de Guillaume Apollinaire > Rédaction : Le mystère du bouton doré

En 1927, un ouvrier de l'Austral Goano originaire de Lifou découvrit dans un abri, près de deux squelettes humains encore recouverts de lambeaux d'uniformes, un bouton en cuivre doré orné d'un dessin que certains identifièrent comme une fleur de lys, ainsi que des boucles métalliques de chaussures.
La présence de ces objets, ainsi que d'un morceau de canot, a incité 35 ans plus tard, en 1962, le syndic de faillite de l'Austral Goano à émettre l'hypothèse qu'il s'agissait de traces laissées par des rescapés du naufrage de Lapérouse.
En 1967, Luc Chevalier, conservateur du musée de Nouméa, a tenté une mission exploratoire sur Walpole. Par deux fois, la météo a joué contre lui. Plus chanceux, en cette même année, Jean Guillou et Jean-François Cherrier confirmèrent la présence des squelettes, mais les autres indices matériels avaient disparu. Cependant, trois personnes ont affirmé avoir vu un bouton doré : Luc Chevalier, M. Pognon, le syndic, et M. Caporn, le magasinier d'Austral Goano.

Trois scénarios sans certitude

Trois hypothèses ont été émises sur l'identité de ces squelettes : des rescapés du naufrage des bateaux de Lapérouse, en 1 788 à Vanikoro, des évadés du bagne de Tasmanie en 1826, ou enfin des complices du pirate Robertson, venu cacher son trésor.

L'hypothèse Lapérouse d'abord. Le dernier chapitre de son journal de bord, remis à l'escale de Botany bay (Australie) pour être envoyé à Louis XVI, indique qu'il se préparait à une traversée passant au large de Tonga afin d'aborder la Nouvelle-Calédonie par le sud. Walpole se trouve sur la trajectoire qu'auraient pu suivre les deux navires. Pour d'autres auteurs, Walpole aurait été visitée après le naufrage de Vanikoro, par des rescapés ayant construit un bateau destiné à les ramener en Australie.

L'hypothèse des évadés de Tasmanie, ensuite. En 1826, onze bagnards dirigés par Stewart, ancien officier de la marine marchande britannique, s'emparèrent d'une chaloupe sur la rivière Derwent, en Tasmanie. Ils firent escale à Lord Howe pour s'approvisionner, sur le chemin de Hawaii, leur destination finale. Ils échouèrent à Erromango, au Vanuatu, où l'accueil fut hostile. Walpole se trouva sur leur chemin de retour, et quatre d'entre eux, tourmentés par la faim et l'épuisement, auraient demandé à y être débarqués.

L'hypothèse du pirate Robertson, enfin. Elle est la plus improbable. Le 12 juillet 1826, le capitaine de la marine péruvienne Andrew Robertson s'empara, avec douze compagnons, au port de Calao, de la brigantine anglaise Peruvian et des deux millions de piastres d'or qui étaient à bord. Il se dirigea vers Tahiti où il tua six de ses marins avant de poursuivre vers les Mariannes. Robertson tua quatre autres marins et coula la brigantine au large d'Oahu avec l'aide des deux Irlandais restés à bord. Leur trajet passe trop loin de Walpole pour que l'île ait raisonnablement pu être choisie comme cachette pour le trésor.

Le bouton doré
L'expédition de 1967, menée par Luc Chevalier, n'a pas permis de retrouver le mystérieux bouton doré.

Vous venez de lire un article des Nouvelles calédoniennes. Cet article présente trois hypothèses pouvant expliquer « Le mystère du bouton doré ». Choisissez une hypothèse de manière à la développer et à en faire une histoire. Cette hypothèse sera donc un point de départ et vous pourrez imaginer et ajouter ce que vous voudrez si c’est vraisemblable.

Votre rédaction fera au moins une page. Elle devra être rédigée sur une feuille propre, sans ratures et correctement présentée.
Vous aurez au préalable fait un brouillon que vous aurez relu, corrigé et recopié.

Partager

À voir également

Commentaires