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L’empereur Charles décide de poursuivre les Sarrasins responsables de la mort de Roland et de toute l’arrière-garde. La nuit commence à tomber.
L’empereur fait sonner ses clairons ; puis il chevauche, le preux, avec sa grande armée. Ils ont forcé ceux d’Espagne à tourner le dos ; ils tiennent la poursuite d’un même cœur, tous ensemble. Quand l’empereur voit décliner la vêprée (1), il descend de cheval sur l’herbe verte, dans un pré : il se prosterne contre terre et prie le Seigneur Dieu de faire que pour lui le soleil s’arrête, que la nuit tarde et que le jour dure. Alors vient à lui un ange, celui qui a coutume de lui parler. Rapide, il lui donne ce commandement : « Charles, chevauche ; la clarté ne te manque pas. C’est la fleur de France que tu as perdue, Dieu le sait. Tu peux te venger de l’engeance (2) criminelle ! » Il dit, et l’empereur remonte à cheval.
Pour Charlemagne Dieu fit un grand miracle, car le soleil s’arrête, immobile. Les païens fuient, Les Francs leur donnent fortement la chasse.
La Chanson de Roland (laisses CLXXIX et CLXXX, traduction de Joseph Bédier)
Celui qui portait cette bague devenait invisible.
(extrait de Yvain ou Le chevalier au lion de Chrétien de Troyes)
Celui qui sera capable de retirer cette épée sera roi de Bretagne par le choix de Jésus-Christ.
(extrait de Merlin d'Anne-Marie Cadot-Colin)
Notes :
1 - Vêprée : la tombée du jour, le soir.
2 - Engeance : groupe de personnes détestables.
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