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No pasarán, le jeu

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Ce livre s’est imposé à moi plus que je ne l’ai choisi… C’est en effet après qu’il m’a été conseillé par la documentaliste du collège, après l’avoir vu dans les mains d’un élève, que je suis finalement tombé dessus (le hasard objectif) alors que mes enfants choisissaient des livres au rayon jeunesse de la bibliothèque municipale. Pour patienter, abandonnant lâchement mes filles à leur errance bibliophilique, j’ouvre le livre, remarque la dédicace à Didier Daeninckx, lis les premières pages, puis l’emprunte.

Je ne résumerai pas l’intrigue que vous découvrirez en cliquant sur l’image, ce qui aura pour effet de faire apparaître la quatrième de couverture. Je ferai uniquement, brièvement part de quelques impressions de lecture, comme à l’accoutumée.

Le livre a pour sujet le jeu, le jeu de ces adolescents qu’on appelle aujourd’hui des gamers. Le sujet est hardi, parce que parler d’informatique dans un livre, c’est se condamner à évoquer un matériel obsolète dès la parution de l’ouvrage, l’informatique évoluant tellement vite ! C’est pourquoi il ne faut pas s’étonner lorsque l’auteur parle de super écran géant de 17 pouces ! Le livre date de 1996.

Son sujet n’en est pas moins intéressant et ne se cantonne pas à évoquer le jeu, fût-il le jeu par excellence, ce "passeport pour l’enfer" qu’évoque la quatrième de couverture. Il pose une question simple. Quelle est la frontière entre la réalité et le jeu ? Le titre mêle d’ailleurs la réalité (celle de la guerre, la guerre d’Espagne, atroce comme toutes les guerres : No pasarán) à son contraire, le virtuel (celui de l’informatique : le jeu). À la fin l’auteur apporte d’ailleurs une curieuse et intéressante réponse. Cela relève de ce qu’on pourrait appeler une fable fantastique.

Quatre lycéens (contrairement à ce que laisse entendre la quatrième de couverture) feront l’expérience de cette confrontation entre jeu et réalité, chacun à sa façon. Dans le livre, on rencontre des personnages qui font l’expérience de la réalité, comme le frère d’Éric, lequel s’est engagé dans l’armée pour servir une noble cause ou Éric lui-même dont la mère dépressive. Inversement, on rencontre un triste personnage qui ne sait pas ce qu’est la réalité. Il faut dire que son sinistre père l’a fort mal éduqué.

À lire vraiment.

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