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Georges et les secrets de l'univers

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Une fois n’est pas coutume, je vais parler d’un livre que je n’ai pas encore fini de lire.

Il peut sembler difficile de ne pas avoir entendu parler de l’astrophysicien Stephen Hawking. Il peut sembler difficile d’échapper à la diffusion médiatique de cet ouvrage. Cela fait deux bonnes raisons de fuir l’ouvrage. Cependant force est de constater que l’objet, plaisant à tenir en main (le livre est sinon beau du moins attrayant), est fort intéressant. C’est un ouvrage destiné à la jeunesse qui a bien de la chance, me semble-t-il, de faire l’objet de tant d’attention de la part des éditeurs et des écrivains. Quand ma mère luttait pour que je daigne ouvrir un livre, il n’y avait pas tout ça (Il serait de bon ton d’entonner un couplet du genre "Ah ! de mon temps…", signe que le gâtisme sournois veille tapis dans l’ombre)… Heureusement, il y avait l’ineffable bibliothèque rose ou verte dont il faudra peut-être un jour instruire le procès…

Revenons à l’ouvrage susmentionné. Un jeune garçon est la cause de l’évasion de son énorme et grouikissant — que l’on me pardonne ce néologisme — cochon. Ce dernier a quitté le triste domaine familial dans lequel les parents inculquent à leur enfant leur rejet de la modernité (vaste débat !) et leur goût de l’écologie. Il va falloir aller chercher le cochon chez l’inquiétant voisin, bravant ainsi l’interdit paternel. Cette bravade va être l’occasion pour le jeune garçon prénommé Georges de découvrir une famille nouvellement installée, dont le père est un amusant scientifique possédant, outre une fille cocasse, le plus puissant ordinateur du monde. Cette machine fournira l’opportunité de découvrir — réellement — les secrets de l’univers. À partir de là, le récit devient double : il conte les mystères de l’univers et, parallèlement, développe brièvement et suffisamment simplement pour que je comprenne des notions de physique nécessaires à la compréhension desdits mystères. C’est fort instructif. On y apprend plein de choses sur les particules élémentaires, la matière, les molécules, les comètes, Pluton qui n’est plus qu’une planète naine depuis août 2006, etc.

Ce n’est certainement pas un chef-d’œuvre de la littérature mais on ne boudera pas son plaisir à lire ce best-seller qui s’adresse avant tout aux enfants. Et puis je ne peux m’empêcher d’être ému par ce savant qui, par-delà, le terrible handicap qui est le sien (il est atteint d’une sclérose latérale amyotrophique, une maladie dégénérative du système nerveux provoquant une paralysie progressive des muscles, dit-on sur internet) s’efforce tout de même de s’adresser au lecteur. L’homme a, de plus, de l’humour. La théorie selon laquelle les trous noirs ont des poils est sienne, si ma mémoire est bonne.

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