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L'Aiguille creuse de Maurice Leblanc

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Avez-vous lu Maurice Leblanc ?

J'ai essayé.

C'est le deuxième livre des aventures d'Arsène Lupin que je lis.

J'avoue que je suis à chaque fois un peu déçu.

Bon, je ne vais pas non plus bouder mon plaisir. C'est un roman facile à lire avec tous les ingrédients qui font du roman policier une lecture facile et agréable, mais enfin ce n'est pas non plus de la grande littérature ! Cela a même considérablement vieilli. Quand notre gentleman cambrioleur appelle avec condescendance Isidore Bautrelet "bébé" pour lui rappeler son infériorité en âge, en expérience et en habileté, on se dit que le mot connote aujourd'hui bien autre chose...
C'est ce Bautrelet qui a d'ailleurs la vedette d'une grande partie du roman. Ce jeune lycéen - tel Rouletabille - jette ses lumières sur toutes les obscures énigmes contre lesquelles buttent le lecteur et les personnages de l'histoire. À vrai dire, on se demande même si Maurice Leblanc n'a pas délaissé son héros pour trouver dans ce jeune lycéen une inspiration nouvelle, mais non le héros revient en force vers la fin, étale sur tous son infinie supériorité et s'affiche avec superbe dans cette fameuse aiguille creuse. À ce moment, et à ce moment seulement, l'auteur semble retrouver un peu de souffle. Son personnage a quelque chose de cette aura des grands héros du XIXe siècle comme Monte-Cristo ou Melmoth. Mais c'est bien là le problème, Maurice Leblanc n'est pas Dumas (ni même Eugène Sue d'ailleurs), et cette histoire de secret (l'Aiguille) traversant les siècles qui nous mène de César à Lupin paraît quelque peu exsangue. C'est dommage.

Je ne suis pas sûr que l'ouvrage passionne les collégiens. Il vaudra mieux trouver autre chose.

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