Le subjonctif (les temps simples)

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Répétons-le le subjonctif est un mode qui a quatre temps, deux temps simples, deux temps composés.

Voyons les temps simples.

1. Les temps simples : le présent et l’imparfait

a) Le présent

être avoir jouer
Que je sois Que j'aie Que je joue
Que tu sois Que tu aies Que tu joues
Qu'il soit Qu'il ait Qu'il joue
Que nous soyons Que nous ayons Que nous jouions
Que vous soyez Que vous ayez Que vous jouiez
Qu'ils soient Qu'ils aient Qu'ils jouent

faire dire pouvoir
Que je fasse Que je dise Que je puisse
Que tu fasses Que tu dises Que tu puisses
Qu'il fasse Qu'il dise Qu'il puisse
Que nous fassions Que nous disions Que nous puissions
Que vous fassiez Que vous disiez Que vous puissiez
Qu'ils fassent Qu'ils disent Qu'ils puissent

Les verbes donnés ci-dessus ne sont que quelques exemples. Ce sont les verbes les plus utilisés de la langue française, à ce qu’il paraît. Si vous en voulez d’autres, je vous invite à retourner à cette page.
S’il faut faire quelques remarques sur la forme de cette conjugaison, bornons-nous à faire observer que le subjonctif fait largement penser au présent de l’indicatif (voir le verbe jouer, mais c’est souvent le cas avec les verbes du premier groupe) voire au présent de l’impératif (voir les auxiliaires être et avoir), mais aussi à l’imparfait de l’indicatif (voir de manière quasi systématique - exception faite des auxiliaires - les première et deuxième personnes du pluriel).

b) L’imparfait

être avoir jouer
Que je fusse Que j'eusse Que je jouasse
Que tu fusses Que tu eusses Que tu jouasses
Qu'il fût Qu'il eût Qu'il jouât
Que nous fussions Que nous eussions Que nous jouassions
Que vous fussiez Que vous eussiez Que vous jouassiez
Qu'ils fussent Qu'ils eussent Qu'ils jouassent

faire dire pouvoir
Que je fisse Que je disse Que je pusse
Que tu fisses Que tu disses Que tu pusses
Qu'il fît Qu'il dît Qu'il pût
Que nous fissions Que nous dissions Que nous pussions
Que vous fissiez Que vous dissiez Que vous pussiez
Qu'ils fissent Qu'ils dissent Qu'ils pussent

Je recommande - si vous avez quelque connaissance du passé simple de l’indicatif de penser à ce temps pour conjuguer le subjonctif imparfait : je fus → que je fusse. Attention cependant à la troisième personne du singulier, la seule à ne pas se terminer par deux s (Que je fusse, Que tu fusses... ), mais par un t précédé d’un accent circonflexe sur la voyelle (Qu’il jouât, Qu’il fît, Qu’il pût... ).
La grande erreur consiste à confondre le passé simple (il joua, il fit, il put... ) avec le subjonctif imparfait (Qu’il jouât, Qu’il fît, Qu’il pût... ). C’est le piège - véritable tarte à la crème du genre - de toute dictée contenant ce type de temps.

Pour l’éviter, voici comment l’on peut faire.

Soit la phrase suivante d’Alfred de Musset : Oui, cela serait drôle qu’il lui vînt cette idée.

Pour s’assurer qu’il s’agit bien d’un subjonctif imparfait, il suffit de mettre cette phrase au présent. On voit bien qu’on dirait plutôt Oui, cela est drôle qu’il lui vienne cette idée que *Oui, cela est drôle qu’il lui vient cette idée. On a donc préféré un subjonctif à l’indicatif. Eh bien cette distinction de mode - évidente au présent - est la même à l’imparfait. C’est vînt avec un accent puisque c’est un subjonctif imparfait et non le passé simple de l’indicatif vint, sans accent.

De toute façon, après que vous avez de fortes chances de trouver un subjonctif. Pour achever de vous convaincre (et pour être plus prosaïque aussi...), vous conviendrez que personne ne dira : *Il faut qu'il fait ses devoirs mais Il faut qu'il fasse ses devoirs ! C'est la même chose à l'imparfait. On dit Il fallait qu'il fît ses devoirs et non *Il fallait qu'il fit ses devoirs.

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