Créer des fiches de lecture multimédias avec Aurasma

Quoi ?

Notre prochain projet au collège : utiliser la réalité augmentée (Aurasma) pour créer des fiches de lecture.

Aurasma

Comment ?

Les élèves empruntent un livre au CDI, le lisent, réalisent une fiche de lecture tripartite (un bref résumé, des infos sur l’auteur et un avis argumenté sur l’ouvrage lu) et quand celle-ci est faite, ils sont filmés afin de présenter leur livre en lisant leur fiche.

La dernière étape consiste à créer un « aura » et donc à scanner la couverture du livre lu pour y plaquer en surimposition la vidéo de l’élève, ce qui se fait avec l’application Aurasma. On la lance en braquant le téléphone sur le livre, l’application le reconnaît et affiche la vidéo par-dessus.

Pourquoi ?

Quand un élève ira au CDI emprunter un livre, il pourra ainsi voir l’opinion que d’autres élèves avant lui se sont faite du livre.

La réalité augmentée est donc un moyen de partage de l’information entre les élèves. De plus, les fiches de lecture concilient la tradition (l’écriture d’un texte), le multimédia (lire un texte face à une caméra) et les associent à une dimension sociale de partage.

J’ai fait un (humble) essai (de 30 secondes parce que publié sur Twitter à l’origine). Je l’ai fait avec ma Kindle, mais on peut naturellement le faire avec un livre sur papier. Heureusement ! 😃

Et si les enseignants utilisaient le Markdown ?

Quelques apps sur iOS

Tout d’abord, quelques apps (iOS). J’aime beaucoup Daedalus Touch. Avec cette app, on peut même exporter en ePub. Il est aussi possible d’écrire en recourant au Markdown et donc en ayant un texte prêt à être publié, par exemple, dans WordPress. Pour cela, on peut aussi utiliser 1Writer ou Editorial.

Et c’est vraiment très pratique ! Donc trois apps intéressantes :

  • Daedalus

  • 1Writer

  • Editorial

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Le Markdown, pour quoi faire ?

Expliquons déjà de quoi il retourne. Comme le dit David Bosman :

je trouve ça toujours trop compliqué d’expliquer en théorie un truc qui est vraiment tout con en pratique […]

Mais essayons. On l’a vu, l’intérêt du Markdown est de sauter une étape. Au lieu d’écrire un texte puis de le formater (mettre certains mots en gras, en italique, créer des liens, etc.) en ajoutant telle ou telle balise HTML, ce qui est souvent fastidieux, on écrit son texte tout en le formatant grâce à un langage qui a le bon goût de rester discret, de ne pas encombrer le texte et donc de permettre de sauter une étape puisqu’on publie immédiatement après l’écriture du texte. De plus, c’est facile à apprendre.

Voyons un exemple.

Souvent, on écrit son texte (je prends le 2e paragraphe du présent article comme exemple) :

On peut aussi utiliser 1Writer ou Editorial. 

Et c’est vraiment très pratique ! Après on ajoute (ou on fait ajouter) les balises HTML, et mon 2e paragraphe donnerait ceci :

<p>Pour cela, on peut aussi utiliser <a href="https://appsto.re/fr/GjYO.i">1Writer</a> ou <a href="https://appsto.re/fr/UqWkO.i">Editorial</a>.<br />  
Et c'est vraiment <em>très pratique</em> !</p>

Mais en Markdown, cela donnerait ça :

On peut aussi utiliser [1Writer](https://appsto.re/fr/GjYO.i) ou [Editorial](https://appsto.re/fr/UqWkO.i).
Et c'est vraiment *très pratique* !

C’est plus épuré et on fait tout en une seule étape. L’écriture et la mise en forme. Votre WordPress saura afficher tout ça comme si c’était du HTML.

Pas convaincu ? C’est normal, mon exemple n’est pas terrible. Essayons autre chose. Vous avez déjà créé une liste en HTML ? Rien de compliqué mais ça peut être long… Encore une fois comparons HTML vs Markdown :

<ul>
<li>Daedalus</li>
<li>1Writer</li>
<li>Editorial</li>
</ul>


*   Daedalus
*   1Writer
*   Editorial

Il y a donc un gain de temps indéniable et dans l’écriture, la mise en forme et la publication puisque votre texte est prêt à être exporté en HTML ou en ePub. Cependant, le Markdown ne s’oppose pas au HTML. Comme le dit un de ses auteurs,

HTML is a publishing format ; Markdown is a writing format.

D’ailleurs on peut aussi utiliser des blocs comme<div>ou<table> pour certaines mises en forme non prise en charge par le Markdown.

Évidemment, je ne pense pas que mon article apporte grand-chose. Tout a déjà été dit. Mais il me semble qu’à l’heure où on parle beaucoup de code à l’école, ce langage n’a pas été tellement popularisé dans le monde de l’Éducation (pas tellement plus que le HTML d’ailleurs).

Les enseignants qui écrivent beaucoup ont tout intérêt à adopter ces langages (si tant est qu’on puisse vraiment parler de langage d’ailleurs). Vous publiez beaucoup ? Vous écrivez pour votre blog ? Vous écrivez des livres ? Ou vous avez un Tumblr ? Le Markdown vous ferait gagner un temps précieux.

Et que dire des élèves pour lesquels on voudrait créer une culture numérique ? À ce propos, il faudrai aussi leur apprendre la syntaxe wiki ! Tiens ! Ce sera mon prochain sujet de formation : HTML, Markdown et Wiki !

Comment apprendre le Markdown?

Le site Macgé a écrit quelques articles vous permettant de choisir votre éditeur ou encore expliquant comment écrire en Markdown dans WordPress.

WordPress vous donne d’ailleurs un peu d’aide sur le sujet. Attention ! Si vous hébergez votre WordPress, il vous faudra installer un plugin.

OpenClassroom explique également très bien les choses. Vous pouvez aussi lire l’article plutôt court de Wikipédia.

Mais le plus intéressant est probablement le site de John Gruber qui est, avec le regretté Aaron Swartz, le créateur du Markdown.

Et vous, qu’en pensez… Nan ! J’déconne ! Hein @Nicoguitare ? 😂

P.-S. Au fait, cet article a été entièrement écrit en Markdown ! 😃

ChromeBook De la découverte à la passion

Aujourd’hui, point de billet de ma part ! Je laisse la parole au passionnant, au fascinant, à l’infatigable chercheur, au talentueux, au loquace Noylan92. Enjoy !!! 🙂
Les chromebooks étaient des appareils que j’avais relativement ignorés disposant d’un MacBook Air. Toutefois, Chrome OS lui, me faisait de l’œil. J’avais essayé d’utiliser Chromium OS Vanilla sans succès. Mais je n’avais pas perdu l’idée d’utiliser ce système d’exploitation.

Mon bureau sous Chromium OS (sur un PC Lenovo)
Mon bureau sous Chromium OS (sur un PC Lenovo)
Hello Chromium OS
Il y a quelques semaines, suite à une énième recherche sur le web, je suis tombé sur le site de Neverware et de sa distribution de Chromium OS. Et là… Le coup de foudre. J’ai d’abord testé le système sur un PC portable Toshiba de 2010. Cette machine se traînait sur Elementary OS, la version Linux que j’utilisais depuis plus d’un an. Après un démarrage sans encombre sur clef USB, je me suis rapidement lancé dans une installation sur le disque dur sans même prendre la peine de vérifier que le bluetooth ou la webcam soient reconnus et opérationnels. Après moins d’une journée à jouer avec Chromium OS (aka Cloud Ready), je me suis lancé dans des tests sur plusieurs configurations différentes. Dans chaque cas, tout était fonctionnel et … rapide. Mais alors d’une rapidité si plaisante que mon MacBook me semblait devenu lent. A tel point que je me suis lancé quelques jours après dans le test “Chromium OS sur Mac”. Et avec succès !

Bref, vous l’aurez compris, j’étais convaincu, et par la fluidité du système, et par son aspect universel.

Passons à un charme que j’avais sous-estimé : la parfaite synchronisation. Quand j’ai lancé Chromium OS à la maison sur mon Mac, je me suis connecté avec mes identifiants Google. En quelques secondes, je retrouvais mes applications, mon fond d’écran, mes préférences (même mes raccourcis claviers ou la langue du système!). J’étais bluffé. Je comprenais visuellement à quel point ce système était juste royal pour les établissements scolaires : le déploiement ne pouvait qu’être simple et rapide ; et pour les élèves, il n’était plus nécessaire d’être attaché à une machine précisément : il suffisait d’utiliser ses Google ID pour se retrouver chez soi.

Les web-apps
Les web-apps ne sont pas sans avoir une résonance particulière chez moi. Elles me rappellent le premier iPhone 1 ainsi que WebOS. Universelles et légères, ces applications web s’étaient toutefois effacées de ma mémoire au profit des apps dédiées autant sur iOS que sur Android. Chrome OS était donc une occasion de revenir aux fondamentaux. Et là encore, une nouvelle claque. Entre Folia pour lire et annoter mes PDF ; Explain Everything, fidèle compagnon du temps de l’iPad ; ou bien encore Messenger, véritable plateforme de vidéoconférence (et de discussion) universelle, je me suis rapidement pris au jeu. Par tous les dieux de l’Olympe, que cette plateforme est diablement sobre et efficace !

Le bureau de mon Chromebook. L’étagère présente quelques uns de mes usages quotidiens
Le bureau de mon Chromebook. L’étagère présente quelques uns de mes usages quotidiens

Je n’aime pas les listings d’apps. Je ne vous ferai donc pas un catalogue des applications à installer. Ce qui ne m’empêchera pas de souligner une nouvelle fois, comme je l’avais déjà fait avec l’iPad, que le chromebook n’est pas qu’un outil de consultation ou de testing 2. C’est simple, l’intégralité de mon travail est effectué sur cette machine : conception de documents collaboratifs (avec Google Docs) ; réalisations graphiques complexes (avec Canva ou Haïku Deck) ; lecture et annotations de pdf (avec Folia) ; de la retouche photo avec Polarr ; de la conception de livres (avec le génial StoryBird) et bien entendu la continuation de mes repas littéraires avec Kindle Cloud Reader.

Loin du wifi, loin du coeur ?
L’une des choses qui m’avait laissé loin des premiers chromebook (en 2011-2012, je travaillais uniquement avec un iPad), c’était ce lien très étroit entre internet et ChromeOS. Le système de Google reste en effet un OS qui ne peut s’exprimer à pleine mesure qu’avec une connexion internet (en wifi ou filaire). Mais un chromebook sans connexion reste utilisable. Notamment avec Keep, Google Doc, EZ Cast ou Folia (en somme les apps sont utilisables offline à l’inverse des simples raccourcis vers des sites web). Mais s’il y a bien quelque chose qui a changé depuis 2011 c’est le peu de situations où je n’ai pas d’accès à internet. Au delà même des points d’accès dans les lieux publics (MacDo, gares…) il se trouve que mon forfait mobile est devenu amplement suffisant pour répondre à mes besoins : les 50 go de mon forfait 4G Free sont une bénédiction. Rien que pour cela, merci Xavier 😉

La bague au doigt
Vous connaissez l’effet halo qui a beaucoup profité à Apple : après avoir découvert un appareil iOS, l’utilisateur était naturellement conduit à passer au Mac. Je viens de connaître cet effet avec ChromeOS. Il m’aura fallu à peine deux semaines d’utilisation intensive de Chromium OS sur un PC pour acheter un chromebook. En l’occurrence un ASUS C200 à 160 euros seulement. Véritable chameau avec ses 11 à 13h d’autonomie, la machine est rapide et légère. Et me fait considérer autrement mes investissements numériques. C’est simple, en additionnant les prix de ma tablette Fire, de mon Moto e 4G et du chromebook, nous ne sommes même pas à la moitié du prix d’un seul iPhone. Bref, déclaration et mariage dans la foulée.

Notes :

1 – Je me prends à penser que le Chromebook est certainement le Macbook que Steve Jobs aurait pu promouvoir : léger, friendly, sans prise de tête car sans virus et sans besoin de maintenance…
2Petit clin d’œil à Tim Cook.

Écrire des articles sur Star Wars pour Vikidia

BB-8

Cela faisait longtemps que je projetais de faire écrire à mes élèves des articles pour l’encyclopédie libre Vikidia, ce Wikipédia à destination des 8-13 ans.
J’hésitais seulement encore un peu sur le choix des articles à écrire.

En tapant « star wars » puis « bb-8 » dans Vikidia, je me suis aperçu que, pour le second, l’article était inexistant. Connaissant l’engouement des élèves pour le nouveau Star Wars, je me suis aussitôt dit : « Bingo ! Voilà ce qu’il faut faire ».

C’est l’occasion rêvée d’initier les élèves à l’écriture d’articles encyclopédiques, mais aussi à la notion de libre, de partage, etc.
Nous avons donc commencé par écrire cet article sur BB-8, et nous poursuivrons notre travail avec d’autres personnages de Star Wars VII : Le Réveil de la Force.

Je vous livre le plan de ma séquence qui va un peu au-delà des seuls personnages de Disney. Elle peut être adaptée de différentes façons.

Objectifs :

  • Faire écrire aux élèves des articles pour l’encyclopédie libre à destination des plus jeunes, l’encyclopédie libre Vikidia
  • Récolter des informations (web, livres, magazines…), croiser les sources, référencer les sources, etc.
  • Apprendre à rédiger pour l’encyclopédie (structure d’un article, syntaxe wiki…)
  • Écrire sur le sujet de son choix (thème, personnage, film en rapport avec Star Wars) et être lu sur le web
  • Écrire clairement, précisément et sans erreur
  • Participer à un travail collaboratif
  • Sensibiliser les élèves à la culture du libre (Creative Commons)

Séances :

  • Comparer Wikipédia à Vikidia, faire percevoir les différences et les mérites de chaque encyclopédie ; amener à saisir l’utilité de Vikidia pour les collégiens. Pour cela, comparer ces deux pages sur la Révolution française, l’une sur Wikipédia, l’autre sur Vikidia.
  • Voir l’Accueil des nouveaux, faire une carte mentale pour définir la spécificité de Vikidia (wiki, encyclopédie, partage, libre..). On peut aussi examiner l’article que j’ai écrit sur le rondeau et examiner l’historique pour voir comment un article évolue (cette étape est facultative)
  • Faire quelques recherches (BB-8, Kylo Ren, Finn, Rey, etc.) et s’apercevoir que ces pages sont inexistantes ; faire les mêmes recherches sur Wikipédia et s’apercevoir que les articles sont incomplets ; proposer la création des articles.
  • Faire le point sur ce qu’il manque à ces articles dans Wikipédia (l’article sur BB-8 est très incomplet).
  • Faire un brainstorming pour déterminer à quoi ressemble un bon article encyclopédique (voir ensuite les pages Comment écrire un article ?, Qu’est-ce qu’un bon article ?, Résumé de la syntaxe wiki, Typographie)
  • Regarder le code d’une page pour comprendre la construction d’un article et la syntaxe wiki. Par exemple, comparer la page Collège avec son code, pour déterminer les règles d’écriture.
  • Si besoin est (c’est une étape facultative), compléter des articles, les améliorer, les corriger, les ranger, mettre des images pour s’accoutumer au wiki. Ou encore, s’entraîner à la rédaction sur Vikidia avec la page Bac à sable.
  • Ensemble, créer un premier article sur BB-8. Ce travail collectif permettra à tout le monde de se familiariser avec Vikidia. Chaque groupe sera responsable d’une partie de l’article.
  • Partager le travail sur les réseaux sociaux.
  • Faire ensuite des groupes pour déterminer quels articles seront écrits (en individualisant davantage le travail : un groupe sera chargé de ce personnage, un autre de tel autre personnage, etc.).
  • Créer un compte pour chaque élève.
  • Corriger et publier (en précisant que l’article est un {{Article fruit d’un travail scolaire}}).

L’article sur BB-8

Description

BB-8 est un personnage de Star Wars VII : Le Réveil de la Force.

C’est un petit droïde féminin 1 dont la tête est une demi-sphère. Celle-ci repose sur un corps ayant la forme d’une sphère et sur laquelle il roule. Ce droide est de couleur blanche. Quelques cercles orange apportent un peu de couleur. BB-8 possède aussi un gros œil noir et deux antennes.

Le nom de BB-8 a été trouvé par J.-J. Abrams qui trouvait que le robot lui faisait penser à un 8 mais aussi deux B 2.
Les deux lettres BB évoquent également le mot « bébé » (ou « baby » en anglais). Ce droïde de petite taille ressemble à un enfant et sa voix robotique évoque un peu le gazouillement du tout petit. Il est aussi très affectueux et quand il apprend que son maître est mort, le petit robot semble très triste. Il imite les adultes (comme lorsque, par exemple, Finn lui tend le bras, le pouce levé en signe de satisfaction).

Voix

Les effets de voix de BB-8 sont effectués par Bill Hader et Ben Schwartz qui ont utilisé un iPad et une application d’effets sonores pour créer la voix ou plutôt les sons électroniques 3. Ces sons peuvent facilement être recréés en utilisant l’application Bebot 4.

Rôle du droïde dans Star Wars VII

BB-8 est un droïde extrêmement important, car il contient un fragment d’une carte permettant de retrouver Luke Skywalker, qui a disparu depuis plusieurs années.

Conception

Il s’agit d’un véritable robot et non le résultat d’images de synthèse. Le robot a été présenté et a étonné le public lors de la cérémonie d’ouverture de Star Wars Celebration 5.

BB-8 a été conçu par la société produisant Sphero 6, qui a présenté sa sphère à Disney. La boule a été adaptée (en lui ajoutant une tête aimantée) de façon à ressembler à un personnage figurant au casting de Star Wars VII 7.

Christian Poulsen, un jeune diplômé en design industriel à la Brigham Young University (États-Unis) a réalisé en une journée sa propre version de BB-8 et explique comment faire 8.

Exploitation commerciale

BB-8 est décliné sous toutes ses formes dans le commerce. C’est bien sûr un objet connecté 9, mais aussi une peluche 10. On le trouve sur des t-shirts 11 ou encore sous forme de moule permettant de faire des glaçons 12. On le trouve enfin en Lego 13.

Références

1 – http://www.programme-tv.net/news/evenement/star-wars-star-wars/76361-huit-infos-sur-bb-8-l-adorable-robot-de-star-wars-le-reveil-de-la-force-photos/
2 – http://m.programme-tv.net/news/evenement/star-wars-star-wars/76361-huit-infos-sur-bb-8-l-adorable-robot-de-star-wars-le-reveil-de-la-force-photos/
3 – http://www.programme-tv.net/news/evenement/star-wars-star-wars/76361-huit-infos-sur-bb-8-l-adorable-robot-de-star-wars-le-reveil-de-la-force-photos/
4 – http://edmusipad.fr/2016/01/04/parler-comme-bb8-avec-bebot/
5 – https://www.youtube.com/watch?v=ABzjUf3E_0c&feature=youtu.be
6 – http://www.iphon.fr/post/test-sphero-iphone-ipad-android
7 – http://www.iphon.fr/post/histoire-robot-bb-8-iphone-839745
8 – http://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/20150422.OBS7733/comment-fabriquer-bb-8-le-robot-de-star-wars-vii.html
9 – http://www.sphero.com/starwars
10 – http://www.journaldugeek.com/2015/09/22/il-vous-faut-cette-peluche-bb-8/
11 – https://www.teepublic.com/gifts/bb8
12 – http://fr.ubergizmo.com/2016/01/03/glacon-bb-8.html
13 – http://www.us.lego.com/en-gb/starwars/gallery?tags=bb8

(lire l’article sur Vikidia)

Le manuel de 6e sur Google Play Livres

Le manuel de 6e n’est plus sur iBooks, mais est deux fois mis à jour sur Google Play Livres. En trois jours.

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Depuis que j’ai publié mon premier manuel scolaire chez Apple, j’ai développé une légère susceptibilité qui me rend hermétique aux mails vétilleux de la marque à la pomme.

Décidant de claquer la porte, je suis allé publier ailleurs. J’avais déjà commencé et le chantier était resté en l’état, mais mes récents démêlés avec Apple m’ont poussé à reprendre les choses là où je les avais laissées.
Bref, après ma déception pommée, le désarroi qui s’en est suivi, la force s’est réveillée et la chose a eu lieu sur Google Play Livres (qui un jour ou l’autre viendra certainement me chercher des poux aussi, mais d’ici là…).

Pour commencer, j’ai ajouté les vidéos qui manquaient au Manuel de 6e, ePub publié dans la sobriété et la simplicité, loin du faste exubérant d’un iBooks Author, complètement délaissé par la firme de Cupertino (qui fait semblant de mettre à jour son application tous les 36 du mois).
Puis j’ai corrigé quelques erreurs, ajouté quelques images et même deux nouvelles séances (quand on retrouve l’espoir, la créativité revient), et me suis soucié de questions d’accessibilité.
Voilà ! Cette double mise à jour s’est faite en quelque 3 jours. Apple m’aurait déjà envoyé deux tickets (vous ne voulez pas savoir ce que c’est) et m’aurait suspecté de contrevenir à des règles qu’elle n’avait pas encore inventées.

Au passage, un grand merci à Mac4ever et Framablog d’avoir relayé mes malheurs. Je sais bien que je quitte un loup pour en trouver un autre, mais que voulez-vous ? Si les choses tournent mal, j’irai de nouveau voir ailleurs.

Ah ! Au fait, dès que je peux je mets à jour le manuel de grammaire et je m’attaque au manuel de 5e.

Rédiger un conte en s’en remettant au hasard

Faire rédiger les élèves est une tâche ardue. Et écrire un conte – surtout en sixième – l’est encore plus. Les élèves ont besoin d’être guidé. Aussi avais-je produit trois vidéos pour les aider à écrire leur histoire.

Une première présentant la structure du conte.

Une deuxième explicitant les personnages que le héros peut rencontrer.

Une dernière afin de montrer le sens du conte : le héros part en quête de quelque chose.

On peut aussi aider les élèves en leur présentant différents ingrédients du conte, ingrédients qui seront choisis aléatoirement grâce à cette application qu’est Decide Now !

L’élève fait tourner la roue et obtient un personnage, puis un élément perturbateur, etc.Bref, tous les éléments du conte. C’est rigolo. On se croirait à l’émission La roue de la fortune et on guide les élèves en manque d’imagination.

Je ne publierai plus chez toi (lettre ouverte à Apple)

Chère Apple,

Ma pomme préférée (alors que c’est moi la pomme), je t’écris pour te dire que je ne publierai plus chez toi.

Plus de livres

Depuis que tu t’es amusée, en 2012, à retirer mon livre de ton store parce que j’avais mis « libre et gratuit » sur la couverture, on s’est franchement bien marré ! Souviens-toi, tu m’avais dit : « Si tu veux revoir ton livre sur mon beau magasin, il faut retirer lesdits mots. Ils sont laids. Comment ? Tu l’as déjà fait, petit écrivaillon conciliant ? Eh bien retire « pour iPad » maintenant ! ».

Remove libre or gratuit

Et je l’avais fait.
Ce n’était qu’un début.
Dernièrement, j’avais écrit « Kobo » dans la préface du livre de grammaire et de littérature (mon dieu, quand j’y repense…). Encore plus récemment, j’ai dû oublier un truc dans la table des matières. Je t’ai envoyé des photos de mon dos que j’ai fouetté. J’espère que tu as aimé.

Et il y en a eu d’autres encore ! À propos du petit recueil que j’avais fait des fables de La Fontaine, j’avais dit que je m’appelais Yann Houry ! Grossière erreur ! Hop, on ne publie pas le livre !
Une fois, une vidéo ne fonctionnait pas ! Et hop ! on retire le livre. Une autre fois, tu as même retiré un livre parce que le « spelling and grammar must be correct » ! Ah ! tu t’es bien foutue de ma gueule ! Et ce en anglais ! Bah oui, tu ne vas quand même pas condescendre à t’exprimer dans la langue de ton interlocuteur ! Enfin ! Rien ne vaudra les mois que tu as mis à publier mon Manuel de 5e pour une raison que toi seule tu es incapable de donner.

grammar and spelling

Enfin bref. C’en est trop.
Je ne supporte plus. Raison pour quoi, je me barre ! Je m’en vais (et tes larmes – si tu étais capable d’émotion – n’y pourraient rien changer).
Imagine-t-on un éditeur publier puis retirer puis republier puis retirer à nouveau un livre de la vente ? C’est pourtant ce que tu viens de faire avec mon manuel de grammaire. C’est complètement insensé !

Problème

Je retire donc tous mes livres de ton store. J’imagine que tu t’en fiches comme de l’an quarante, mais moi ça me fait un bien fou.

Adieu.

Yann

P.-S. Je continuerai à publier chez Amazon, Google Play ou Kobo. Je vais tenter d’autres choses, un peu comme ce qui avait été déjà décidé ici.

La guerre du faux : apprenez à vous méfier des images

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Lundi, quand j’ai montré cette capture d’écran à mes élèves, capture qui prétendait annoncer de façon prophétique les attentats du vendredi 13 novembre, ils ne parvenaient pas à comprendre que cette image était un « fake ».
Stupeur dans les rangs. Ils ne voyaient que prémonition inquiétante alors même que je leur disais que c’était une rumeur, une intox, un faux.

Il faut croire que l’écrit, l’image ont un statut qui, aux yeux des élèves, ont autorité, une autorité qu’ils ne remettent pas en question. Or, depuis les attentats, force est de reconnaître que nous sommes dans la guerre du faux. Tant d’images toutes plus fausses les unes que les autres ont pour but d’inquiéter, de créer un climat de peur, de susciter des réactions violentes, parfois racistes. Plus que jamais il est important d’éduquer les enfants à jeter un regard critique sur ce qu’il leur est soumis à travers les écrans.

Je voudrais, avec cette vidéo, leur montrer combien il est aisé de falsifier une image.

Il importe également de leur donner les moyens de s’assurer de la véracité ou de la provenance des images. C’est que leur propose le site Les outils Tice en recommandant, entre autres, l’usage de TinEye et Google Reverse Image Search.

L’enseignant et le terroriste

imageSi comme l’écrit Pierre Desproges, « Le martyre, c’est le seul moyen de devenir célèbre quand on n’a pas de talent », il faut reconnaître que le terroriste – qui est un homme allant au martyre – est un individu sans talent. Ce terroriste est un homme qui n’a aucune capacité, aucun don, il ne sait rien faire. Il ne peut créer. Il ne peut rien construire. Il ne peut que détruire. C’est un Érostrate des temps modernes : puisqu’il ne peut atteindre la reconnaissance par ce qu’il est capable d’édifier, il se fera connaître par sa capacité à détruire. De ce point de vue, il serait remarquable que la parabole du talent s’applique à sa personne : « Qu’as-tu fait de ton talent ? » Cette question devrait d’ailleurs être posée à tout le monde, mais l’enseignant que je suis se dit souvent qu’il devrait la poser à soi-même d’abord, mais aussi à ses élèves.

Demander à ses élèves ce qu’ils ont fait de leur talent, ce n’est pas seulement les convoquer à un tribunal spirituel pour les sommer de répondre de la conduite de leur vie, mais c’est aussi les interroger afin de savoir comment l’école les a accompagnés dans ce parcours qu’est une vie qui commence, comment elle les a aidés à trouver ce que Ken Robinson appellerait leur « élément », lequel les conduirait à s’épanouir et galvaniser la société dans laquelle ils se sont insérés.

Or je ne peux m’empêcher de penser qu’un enfant de quinze ans qui se fait exploser ou tuer n’est finalement pas tant un individu sans talent qu’une personne qui n’a pas trouvé son élément ou qui n’a pas su faire fructifier son talent mais surtout que nous, enseignants et aussi parents et pourquoi pas toute la société, n’ont pas su les y aider. Oh ! certainement les raisons sont multiples, mais je veux bien prendre ma part.

Et je m’en veux terriblement, parce que je sais que, comme le professeur de musique qui n’a jamais été fichu de discerner le moindre talent à John Lennon, je dois régulièrement passer à côté d’individus qui n’auront peut-être jamais réussi (contrairement au musicien susmentionné) à trouver leur voie. Tant de talents parviennent à faire fortune et s’épanouir sans que l’école n’ait réussi le pari étonnant de faire autre chose qu’à les dégoûter de leur scolarité (le livre de Robinson est plein du récit de leurs vies), mais combien d’« enfants dont pas un seul ne rit » ont sombré dans la rancœur ? dans le dégoût de soi et de tout, et que séduit par les extrémistes de tout poil, ils ont sombré dans la haine, la violence et le meurtre ? La séduction, du latin « seducere », c’est emmener à part, à l’écart de notre belle société policée. C’est donc conduire, mener à soi et puis tromper. Et que fait d’autre l’état islamique ? Il séduit. La séduction, c’est le contraire de l’éducation, qui consiste à élever, à instruire. Mais il faut être là à temps. Et si la violence, c’est l’absence de langage (c’est Sartre qui le dit), alors je vois qu’il faut éduquer, parler avec ces enfants qui voudraient réduire des hommes au silence.

Plus que jamais notre rôle – celui de parent, celui d’enseignant, celui de la République – est d’une importance fondamentale. Plus que jamais je suis pressé d’ouvrir la porte de ma salle pour éduquer et ne jamais séduire pour que mes élèves ne deviennent pas un Érostrate mais un Théodore de Samos.

Workflow (et Clips) pour les enseignants

Dans la série Je-continue-à-découvrir-des-apps-après-tout-le-monde, voici Workflow. J’avais déjà, dans cet article, évoqué IFTTT qui, en automatisant certaines tâches, me permet de mettre un peu d’ordre dans ma vie numérique. Dans la foulée, je découvrais Workflow, une app qui automatise également certains processus mais qui, profitant du système d’extensions offert par iOS 9, permet à l’utilisateur des ressources jusque-là impossibles.

Workflow

Rassurez-vous, si vous n’avez pas la moindre idée de la façon d’écrire une sorte de script permettant d’automatiser des tâches, vous ferez comme tout le monde (ou presque), vous utiliserez le travail des autres. C’est ce que vous propose le site iphon.fr.

Mais en quoi cela intéresse-t-il l’enseignant ? Eh bien l’enseignant, il aime bien de temps à autre montrer une vidéo sur YouTube. Seulement voilà, le réseau est parfois faiblard ou l’administrateur a prohibé son usage. Donc à l’aide de Workflow, téléchargez le petit script qui va bien (je vous recommande celui de @samchatice).

Téléchargez une vidéo sur YouTube

Dans les extensions, activez-le.

Extensions

Activez l'extension

À présent, lancez le workflow et téléchargez ainsi n’importe quelle vidéo YouTube depuis Safari et retrouvez-la dans votre pellicule. Et à vous les joies d’une vidéo non censurée, non saccadée et sans publicité !

Lancez le workflow

Sans avoir trop poussé mes recherches, je vois encore une occasion d’utiliser Workflow. Puisque vous êtes enseignant, nul doute que vous communiquez avec les parents de vos élèves et que vous leur transmettez des adresses. Pour cela, vous recourez peut-être aux QR Code ou peut-être privilégiez-vous la réduction d’URL pour éviter d’avoir à transmettre de longues et absconses adresses. Eh bien sachez que Workflow vous permet, à partir de Safari (grâce au système des extensions) de faire tout cela d’un clic (enfin d’un tapotement).
Vous choisissez donc votre workflow et hop ! C’est dans le presse-papiers (pour votre URL réduite. Il n’y a donc plus qu’à la coller où vous voulez) ou dans la pellicule (c’est-à-dire dans Photos si vous avez choisi de créer un QR Code).

QR code

À propos de presse-papiers, vous déplorez certainement l’absence d’un presse-papiers multiple sur iOS. Eh bien (c’est le dernier) sachez que l’app Clips est faite pour vous. Ce n’est pas tout à fait un presse-papiers multiple au sens où on l’entend habituellement, mais vous pourrez dire à l’app « Souviens-toi de ce bout de texte, j’en aurai besoin tout à l’heure sans avoir à le rechercher dieu sait où ni sans avoir à le recopier pour enfin le coller. »

Clips

Tout ce que vous avez à faire est de cliquer sur le petit plus pour dire à Clips de mémoriser votre portion de texte (vous pouvez même faire deux ou trois trucs pratiques avec comme changer la casse).

Clips

Mais si vous avez un iPhone 6S, il y a encore plus simple. Une pression prolongée sur l’icône de Clips, et vous enregistrez le contenu du presse-papiers !

Une pression sur iPhone 6S

Voilà ! N’hésitez pas à me parler de vos apps préférées pour me permettre de continuer la série Je-continue-à-découvrir-des-apps-après-tout-le-monde !