Un manuel de français libre et gratuit pour iPad

 
Les deux classeurs

Le manuel de quatrièmeJe me souviens de ce professeur d’histoire qui avait avec lui, en permanence, deux gros classeurs. Je commençais tout juste à enseigner, et ces classeurs m’apparaissaient comme une somme, un véritable trésor, le fruit d’un travail riche d’expériences, de lectures et de recherches, une sorte de Graal auquel tout enseignant devait nécessairement et inéluctablement parvenir après quelques années d’enseignement. J’admirais d’autant plus ces deux classeurs qu’ils me semblaient la matérialisation de ce qui reste d’habitude invisible, le travail de l’enseignant. En effet, les cours de l’enseignant sont parfois intangibles, car ils n’ont pas nécessairement besoin d’être mis par écrit pour être transmis.
Mais ces deux classeurs avaient aussi un côté dérisoire que leur poids et leur encombrement rendaient évident. Pourquoi donc emporter en tout lieu et en tout temps ces deux énormes classeurs ? Ce professeur leur trouvait-il un usage quotidien ? Voulait-il absolument avoir sous la main le document qui deviendrait tout à coup nécessaire à un de ces moments où le hasard pédagogique vous mène ? Je ne sais plus quelle réponse j’ai obtenue à ce sujet, mais je sais depuis que le numérique a achevé de frapper d’inanité ce lourd bagage. Ces deux classeurs tiennent dans un iPad. Or le site Ralentir travaux d’abord, ce manuel ensuite, ce sont un peu mes classeurs, mais je ne voulais pas les garder fermés. Je voulais les tenir à la disposition des autres, pour à la fois les leur offrir et les leur soumettre. C’était à la fois par altruisme et par égoïsme, car, pour plagier Montaigne, je dirais volontiers que votre approbation comme votre condamnation me seront utiles.

Un manuel numérique

Ce manuel n’a pas la prétention de se substituer aux manuels traditionnels. De toute façon, tant que l’on restera engoncé dans l’opposition hugolienne du «Ceci tuera cela», tant que l’on croira nécessaire de choisir l’un ou l’autre, on restreindra sinon la portée du problème du moins la richesse des techniques d’enseignement. Une technique – le plus souvent – ne remplace pas une autre. Internet n’a pas remplacé la télévision, laquelle n’a pas remplacé la radio… L’un ne se substitue pas à l’autre, mais se tient à côté. C’est d’ailleurs tout l’intérêt que je trouve aux tablettes et plus particulièrement à l’iPad. Celui-ci, contrairement à l’ordinateur de bureau, ne trône pas en conquérant sur la table après avoir terrassé les livres et le papier, il se tient à leurs côtés, accompagnant et enrichissant ces supports pluricentenaires. Le bureau du collégien, je le vois avec une tablette et du papier. Ce n’est pas l’un ou l’autre. Pourquoi choisir ?

Ce manuel, je le publie maintenant, parce que la rentrée scolaire ne me permettra plus de lui consacrer le temps que les vacances m’ont permis de lui accorder. Il n’est même pas, si l’on y regarde bien, tout à fait terminé (tant s’en faut). Comme les logiciels libres dont il s’inspire, il correspond à une version bêta, disons une version alpha pour parer à toute critique. S’il n’est pas totalement achevé, il pourra – du fait de sa nature – être mis à jour en un rien de temps. Et j’ose espérer qu’il le sera du fait des contributions, des observations et remarques en tout genre que je vous propose dès aujourd’hui d’écrire ici même dans ces commentaires. Je le redis, et même si ce n’est pas ce qui est arrivé, Ralentir travaux n’a jamais eu vocation à être l’ouvrage d’une seule personne. À ce propos, je tiens à remercier chaleureusement les personnes qui m’ont apporté leur aide, et au tout premier chef Christophe Herlory pour son soutien, sa traduction de l’extrait de Frankenstein et sa relecture du manuel, ma femme qui m’a prêté sa voix pour l’enregistrement des dictées, et tous ceux qui ont pris le temps, pour traquer les coquilles et les erreurs, de lire et relire ce manuel.

S’il n’est pas parfait, s’il n’entend pas supplanter quoi que ce soit – et surtout pas ces si riches manuels que les éditeurs proposent maintenant depuis tant d’années, ce manuel numérique se veut libre de droits, c’est-à-dire que pour la première fois l’on propose à l’enseignant d’être, dans sa classe, totalement en règle avec la loi. On peut copier, modifier, distribuer ce manuel. Les images, les textes, les questionnaires, tout peut être partagé ou transformé. Tout est sous licence Creative commons.

L’empire du copyright

Il faut dire et redire à quel point le droit d’auteur est une plaie pour le monde de l’éducation, un fléau qui restreint drastiquement la diffusion des œuvres. Combien de pépites, de découvertes resteront dans les tréfonds de mon ordinateur et de ceux de mes collègues ? Combien d’ouvrages ne pourront être partagés sous le prétexte que les droits d’auteur ont enfermé la culture pour une vingtaine d’années d’abord (lors de la Révolution française), puis pour cinquante, aujourd’hui pour soixante-dix ans ? Cette confiscation des œuvres, parfois totalement arbitraire (songez à cette traduction du Vieil homme et la mer de François Bon), enferme le patrimoine culturel dans la sphère du privé, prive le public de sa possession, de son droit de reproduction quand ce n’est pas purement et simplement de son droit de consultation. Par désir de profiter d’une manière financière, par crainte du vol également.

Or, dans le cas du numérique, la confusion est totale. Si vous copiez un texte ou reproduisez une image, vous ne volez rien du tout. Vous copiez. Il n’y a pas vol.
J’avais été très étonné en entendant pour la première fois la chanson du copyleft. Copier n’est pas voler. Si je vole un vélo, le propriétaire du vélo est lésé. Si je copie un texte ou une image, personne n’y perd. Le propriétaire n’a pas perdu son texte ou son image, mais, à présent, il y en a deux.

C’est qu’il faut distinguer le bien matériel du bien immatériel. Et, étonnamment, le XVIIIe siècle faisait cette distinction :

«Un homme a-t-il le droit d’empêcher un autre homme d’écrire les mêmes choses que lui-même a écrites le premier ? [...] En effet, on sent qu’il ne peut y avoir aucun rapport entre la propriété d’un ouvrage et celle d’un champ, qui ne peut être cultivé que par un homme, et dont, par conséquent, la propriété exclusive est fondée sur la nature de la chose. Ainsi ce n’est point ici une propriété dérivée de l’ordre naturel, et défendue par la force sociale ; c’est une propriété fondée par la société même. Ce n’est pas un véritable droit, c’est un privilège, comme ces jouissances exclusives de tout ce qui peut être enlevé au possesseur unique sans violence.

Tout privilège est donc une gêne imposée à la liberté, une restriction mise aux droits des autres citoyens ; dans ce genre il est nuisible non seulement aux droits des autres qui veulent copier, mais aux droits de tous ceux qui veulent avoir des copies [...]»

Condorcet, Œuvres, tome 11

La gratuité, enfin, est un point auquel je tiens. Quand j’ai créé Ralentir travaux, je l’ai fait avec dans l’idée que, pour le lire, je ne demanderai ni inscription ni contrepartie financière. C’est accessible. Instantanément. Je crois savoir que mon travail profite à ceux qui sont loin, dans des écoles mal dotées (mais disposant au moins d’une connexion à internet), à des étudiants étrangers, à des parents désireux de s’informer, à des curieux, et pourquoi pas à des établissements ayant déjà acheté des iPads et qui, compte tenu, de la richesse du web, n’auront pas à payer encore pour y mettre le contenu nécessaire aux apprentissages.

Et puis la remarque peut paraître prétentieuse car émanant de moi seul, mais si l’on veut bien considérer les économies réalisées par les administrations ayant recours à des logiciels libres (que l’on songe à OpenOffice, LibreOffice, Ubuntu…), on se dira que proposer gratuitement des manuels permettra de mettre l’argent ailleurs que dans des CD-ROM ou des manuels qui inévitablement finiront au rebut (c’est malheureux, mais c’est comme ça). Et je refuse d’entendre l’argument rappelant que tout travail mérite salaire. Je veux bien que l’on considère que j’ai fourni un travail de dément pour produire ce manuel, mais je ne peux raisonnablement pas le mettre en vente. Ou alors, pour reprendre une fois encore Condorcet, ce que je vendrais serait mon nom et mes mots, non mes idées qui ont été dites des millions de fois sur internet, dans les manuels, dans les salles de cours, etc.

Pourquoi l’iPad ?

On pourra s’étonner qu’un manuel se voulant gratuit et libre de droits soit proposé sur iPad, et l’on aura raison. Il est difficile de voir en Apple le parangon de l’ouverture et de la liberté. Force est cependant de reconnaître que seule Apple a développé un programme digne de ce nom permettant de produire à peu de frais un manuel numérique digne de ce nom, mais, dès que j’en aurai la possibilité, je m’attaquerai aux autres plateformes afin de proposer le manuel sur d’autres supports. De toute façon, vous trouverez à peu près tout le contenu du manuel sur Ralentir travaux.

Quand j’ai découvert iBooks Author, j’ai vu la possibilité qui m’était donnée de créer facilement et rapidement ce que j’avais toujours souhaité faire depuis Ralentir travaux. Un manuel. Je ne voudrais pas vous faire l’inventaire des avantages du numérique. Je ne vais même pas vous dire ce que contient ce manuel (je vous invite tout simplement à le parcourir. Tout au plus voudrais-je rappeler ces quelques points :

  • La tablette numérique est légère, et permet de se débarrasser du poids du cartable.
    Si la tablette a un coût à l’achat, celui-ci peut être partiellement absorbé par des dépenses qui deviendront superfétatoires (papier, encre, photocopieuse, manuel sur papier…). De plus, tout ce que j’ai acheté chez Apple est durable et solide (je ne suis pas un fanboy, c’est juste comme ça) y compris dans les mains de mes enfants les moins soigneux.
  • La luminosité d’un iPad peut être réglée directement dans l’application, et ne gêne pas les yeux. On peut même lire dans le noir !
  • La police peut être changée, agrandie. C’est, je crois, un atout pour tous ceux qui ont des problèmes de vue. C’en est un également pour les dyslexiques.
  • Mettre des signets, surligner, prendre des notes, tout cela est possible. Chaque mot peut être défini ou renvoyer au web.
  • On trouve des exercices interactifs, des quiz…
  • On trouve également des vidéos, des fichiers audio (un élève peut ainsi faire des dictées seul ou du moins s’entraîner), des diaporamas, des images interactives parfois en haute définition (un jour, on oubliera que la photocopie a existé).
  • Des liens internet menant à Wikipédia ou à Gallica offrent l’accès à de belles éditions quand ce ne sont pas les éditions originales. Une fois encore, j’y vois une libéralisation de la culture. On ne peut certes toujours pas les toucher, mais on peut voir, on peut lire ces œuvres de la Bibliothèque nationale de France que seuls quelques privilégiés pouvaient auparavant découvrir. Et je me souviendrai toujours du regard ébahi d’élèves habituellement peu sensibles au plaisir livresque découvrant des éditions originales.
  • Le manuel peut être utilisé avec d’autres applications. Le Petit Robert, Antidote sont des merveilles sur iPad. Certains logiciels de prise de notes sont extraordinaires. Je ne mets plus les pieds dans une bibliothèque sans mon iPad et Evernote ou Penultimate.

Quelques mots pour finir. Je me suis efforcé de rendre ce manuel aussi complet que possible, de multiplier les exercices de grammaire, de vocabulaire, de rédaction, etc. Il est l’œuvre d’une seule personne (ou presque), et c’est une bien lourde tâche que celle-ci. J’espère que vous saurez vous montrer indulgent quand vous trouverez une coquille, une erreur, une approximation, etc. Je vous remercie de votre compréhension. Un manuel numérique se bonifie dans le temps, non dans la cave, mais confronté à votre regard.

Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture. J’espère que vous la trouverez, selon le vieux précepte horacien, utile et agréable.


Mise à jour :
Récemment, j’ai montré la première frise chronologique à mes élèves de quatrième. Avant cela, je leur ai posé quelques questions sur les genres littéraires, l’époque qui a vu fleurir tel ou tel, les grands événements historiques, etc. Je me suis alors rendu compte que leur donner ces repères littéraires et historiques était intéressant et important (j’étais collégien quand on déplorait déjà le manque de repères de la part des élèves), mais je me suis aussi aperçu qu’ils ignoraient complètement qui étaient Newton, Linné ou Pasteur, quand on avait bien pu utiliser l’électricité pour s’éclairer, quand la machine à vapeur était apparue, à quel moment on avait découvert la septicémie…

En somme, il s’agissait de mettre en relation tous ces événements, bref de rendre un peu compte de ce qu’était la vie à telle ou telle époque par le truchement de quelques dates significatives.
Quand la frise précédait un chapitre consacré à un seul auteur, je parvenais encore plus ou moins à brosser une période autour de quelques dates. Malheureusement, pour le premier chapitre, portant sur le XVIIe et XVIIIe siècles, cela peut donner une apparence de fouillis historiques. Le moyen de faire autrement ?

Le manuel a donc connu sa première mise à jour. Pour en bénéficier, iTunes ne vous prévient de rien. Il faut donc supprimer le livre dans iBooks et le télécharger à nouveau.


Deuxième mise à jour :
Le manuel a connu une mise à jour largement plus importante que la précédente. C’est expliqué ici.


Troisième mise à jour :
Cette troisième mise à jour apporte diverses corrections de bugs, oublis, erreurs en tout genre (numérotation de séances, de questions, de formatage du texte, de vidéos, etc.)
Quelques modifications ont également été faites, et quelques exercices ont été ajoutés (notamment sur les propositions subordonnées circonstancielles et sur l’écriture d’un conte réaliste).


Quatrième mise à jour
Cette mise à jour apporte une nouvelle couverture (pour se conformer à celle du manuel de 6e).
Le fichier multimédia d’introduction ainsi que la vidéo « Le masque de la mort rouge » ont été optimisés (le manuel est donc désormais moins lourd).
Ont été ajoutés une séance sur « Le pont Mirabeau » de Guillaume Apollinaire (enfin dans le domaine public), une leçon (vidéo) sur les point de vue, une série d’exercices sur les points de vue ainsi qu’un lien sur « La maison de Gavroche ».
Enfin, quelques erreurs ont été corrigées dans la table des illustrations.

Posted Jeudi, septembre 6th, 2012 under Éducation, Informatique, Littérature, Non classé.

35 comments

  1. Odette Lussier dit :

    Merci Monsieur Houry pour ce magnifique manuel ! Vos élèves et collègues sont bien chanceux de pouvoir profiter ainsi de vos talents et de votre temps.

    Dommage que je n’enseigne plus… J’ai cependant transmis le lien vers votre blogue à mes anciens collègues.

  2. @ Odette Lussier

    Merci infiniment pour votre commentaire. Je suis ravi que le manuel puisse plaire même (et surtout) hors contexte scolaire !

  3. Je me fais toujours traiter de maniaque de l’orthographe et vous me voyez désolé de mettre le doigt là où ça fait mal, je cite :
    « … mais je ne voulais pas les garder fermer »
    Aïe, vous voyez !
    Mais ne vous vous inquiétez pas, cela m’arrive aussi de faire des fautes de niveau CM1.
    Cordialement.

  4. cela m’arrive aussi de faire des fautes de niveau CM1

    Quelle remarque adorable ! Merci quand même.

  5. Visiteur dit :

    @frans

    J’aime beaucoup votre commentaire foncièrement cordial, c’est évident.
    Gratuité de la relecture à des fins correctives ( et non correctrices, je précise ) qui révèle une seule faute sur l’ensemble du texte ?
    Mais cela frôle la perfection, la complétude à 99,9999999…% !
    Merci donc au maniaque chasseur de l’inutile, ici en tout cas, de souligner l’excellence de la forme de cet article.
    On aurait toutefois attendu puis apprécié un commentaire sur le contenu mais bon, en même temps, traquer l’erreur comme un chasseur empêche certainement de s’arrêter pour contempler puis apprécier (ou pas) la beauté du paysage.
    Une pensée, comme ça, gratuite elle aussi ?
     » Il tremblera dans la vue de ces merveilles, et je crois que, sa curiosité se changeant en admiration, il sera plus disposé à les contempler en silence qu’à les rechercher avec présomption  » ( B. Pascal ).
    Si, après Mozart, le silence qui suit est encore du Mozart alors nous n’avons plus qu’à nous taire je crois.

    Félicitations, Yann Houry !
    Vous innovez avec courage et excellence.
    Continuez !

  6. Grosse déception quand au format de ce livre : une version pdf qui est une version light du livre et difficilement modifiable. Et ne parlons pas de la version Itunes…
    Un epub aurait été un peu plus judicieux et les logiciels pour les faire facilement existent (je pense notemment à sigil). Il aurait été lisible sur tout support (dont l’Ipad), on aurait accès aux sources (si quelqu’un veut traduire le livre par exemple)…
    Dans ces conditions, on est encore assez loin de l’esprit du libre !
    Mais sinon, c’est une très bonne initiative ! Esperons que ça encourage d’autres professeurs à faire de même !

    ps: deux site qui rejoignent votre démarche :
    http://fr.wikibooks.org/wiki/Accueil
    http://fr.wikiversity.org/wiki/Accueil

  7. Il manque une table des matières dans la version pdf !

  8. @ nobo,

    Je m’aperçois que je ne vous ai pas répondu ! Il me semble que vous vous méprenez. Le manuel pour iPad est une déclinaison de ce qui existe déjà sur mon site
    Ralentir travaux. Ce qui est libre et gratuit (que ce soit sur iTunes ou non) est le contenu (et non le format iBooks) accessible sur tout support, puisqu’il est en HTML 5 et CSS 3.

  9. @ AM

    Vous avez raison. Il manque la table des matières dans la version PDF. Et je ne sais pas pourquoi ! Il faudrait demander à Apple pourquoi le PDF généré à partir d’iBooks Author omet ainsi la table des matières.

  10. François Giraudeau dit :

    Co-auteur d’une anthologie de la littérature française, publiée en Italie (http://www.catalogo.zanichelli.it/Pages/Opera?siteLang=IT&id_opera=0000000002571) il y a vingt ans, j’apprécie d’autant plus votre proposition que j’aurais aimé faire quelque chose d’analogue. Mais, à l’époque, le numérique était encore trop « encombrant ».
    Je me permets de voussuggérer des parcours parallèles: pour la seconde moitiédu 18ème siècle, par exemple, des références aux très intéressants romans policiers historiques de Jean-François Parot (http://www.nicolaslefloch.fr/) ; ils rendent très vivante une période que son éloignement peut rendre rébarbative (en dépit de vos excellentes propositions…) à des élèves de 4ème.
    Encore toutes mes félicitations et un grand merci pour cette proposition particulièrement stimulante.

  11. Merci pour la suggestion ! À dire vrai, j’aime beaucoup Jean-François Parot. Si les textes que l’on pourrait donner sont parfois un peu difficiles à lire pour des collégiens, il y a de nombreux passages que j’aimerais beaucoup pouvoir citer dans mon manuel (je pense, entre autres, et si ma mémoire est bonne, à L’énigme des Blancs-Manteaux où il est question de Damiens). Ce serait, aussi, très intéressant de parler de la police de l’époque et de Sartine ! Mais vous avez raison, je vais faire quelques références, notamment au site. C’est une bonne idée.

  12. Bonjour, impossible de charger le liver sur iPads, Mettre lien à brunotison@gmail.com

  13. Christophe dit :

    Bonjour

    tout d’abord un grand merci pour votre travail et votre partage. Serait-il possible de vous poser quelques questions techniques par rapport au logiciel IbookAuthor ?

    Merci

  14. Absolument !

  15. Christophe dit :

    Bonsoir,

    c’est fait par le biais de l’onglet contact.

    Merci

  16. Marjolaine dit :

    Merci

    Île du Prince Édouard

  17. Natacha dit :

    Bravo pour ce beau travail. Je l’ai feuilleté rapidement et je vais le signaler à mes collègues. Même si nous travaillons en lycée pro, ils pourront peut-être y piocher des idées. Je regrette aussi, comme un autre commentateur, que le sommaire ait « sauté » en format pdf. Peut-être serait-il possible de le présenter dans un autre pdf ou sur une page de votre blog ?
    Cordialement,
    Natacha

  18. Sandrine dit :

    Bonjour !
    Je n’arrive pas à télécharger en format PDF, « 404 Not Found »… normal ? En tout cas, il me tarde de prendre connaissance de ce manuel ! Bravo à vous !

  19. Je corrige ça ! En attendant, voici le lien. Et puisque j’y suis, voici le lien permettant d’accéder au premier chapitre du manuel de sixième.

  20. Mille merci Monsieur Yann Houry

    sachez que vos livres sont utilisés à Madagascar et je pense depuis un moment que l’iPad est une solution pour l’éducation en générale.

    Je ne parle pas d’autres tablettes car de nombreuses personnes n’ont pas conscience de tout l’éco système qui accompagne l’achat d’un iPad.

    Le logiciel iBooks author est pour l’instant l’unique logiciel gratuit permettant de créer des livres numériques interactifs et multimédias.

    En tant que témoin de ce qui s’est passé dans le monde de la musique, je suis certain que nous sommes face à une révolution et chacun à le droit d’y participer ou pas (à ses risques et périls).

    Pour l’instant la plupart des éditeurs français n’ont rien compris à l’histoire de la dématérialisation.

    Je note que le gouvernement Turque envisage d’acheter 10 millions d’ipad pour son système éducatif principalement en raison de l’existence d’ibooks author et donc la possibilité de produire du contenu.

    Amazon a annoncé le 31 juillet 2012 un logiciel du même type pour ces tablettes toujours rien à ce jour.

    Il y a pour l’instant indesign (955 euros) pour produire du contenu interactif pour d’autres tablettes mais les connaissances pour utiliser ce logiciel sont énormes.

    Pour finir savez vous qu’il est impossible d’acheter un livre numérique sur amazon depuis un département français comme la réunion et d’ailleurs depuis la quasi totalité des pays hors europe et USA. Je tiens à disposition des captures d’écran sur ce problème.

    Encore une fois seul l’éco système d’apple permet pour l’instant une distribution mondiale.

    Jean – Marc Bontemps
    Ile de la Réunion

  21. Bonjour Jean-Marc, Vous m’apprenez un tas de choses ! J’ignorais, par exemple, que la Turquie envisageait l’achat d’une telle quantité d’iPad ! Auriez-vous un lien ? un article qui en parle ?

    Pour ce qui est d’Apple, il est indéniable que l’écosystème qu’elle a soigneusement mis en place (la machine, le système, les apps, les services) contribue fortement à son succès. S’il manque une pièce, c’est l’ensemble qui est fragilisé. Or iBooks Author est une pièce maîtresse en matière d’éducation. J’ai de grands espoirs pour cette application. J’espère qu’elle fera l’objet d’une attention toute particulière de la part de la pomme.
    J’adorerais aussi acheter InDesign (certainement à un coût moindre que celui que vous donnez) pour faire un ePub compatible avec tous les systèmes, mais ce sera pour plus tard. J’ai déjà bien assez à faire avec le manuel de 6e.
    Samsung devait également publier une app similaire à iBooks Author, mais je ne sais pas ce qu’il en est.

  22. Merci, Léa, pour ces liens pertinents. Apple a-t-elle emporté le marché ?

  23. Léa dit :

    Pour vous et même si ce n’est pas grand chose : http://www.rememberum.com/steve-jobs-tribute/
    Le marché?
    Je crois que Steve aurait dit : ‘Je me régale de jouer avec les nerfs des actionnaires mais vous le saurez avant l’été 2013 Yann Houry; cela ne saurait donc tarder.’
    Patience, patience l’ami ! Vous avez le temps d’en manger, des pommes. Par kilos.
    Et remember : an Apple a day keeps the doctor away- Away rimant avec Turkey… à vous de parvenir à la bonne conclusion.
    Dont acte !

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