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	<title>Ralentir travaux : le blog</title>
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		<title>Le jeu des figures (fin)</title>
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		<pubDate>Fri, 04 May 2012 16:18:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Terminons ce petit jeu sur les figures avec une phrase extraite de la Rhétorique d’Aristote (citée dans le Gradus de Bernard Dupriez). Il est juste que celle qui a tué son mari meure. Il est beau qu’un fils venge son père. Donc il est beau et juste qu’un fils tue sa mère. Keske c’est ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Terminons ce petit jeu sur les figures avec une phrase extraite de la <em>Rhétorique</em> d’Aristote (citée dans le <em>Gradus</em> de Bernard Dupriez).</p>
<blockquote><p>Il est juste que celle qui a tué son mari meure. Il est beau qu’un fils venge son père. Donc il est beau et juste qu’un fils tue sa mère.</p></blockquote>
<p>Keske c’est ?</p>
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		<title>L’anaphore, Hollande et le petit</title>
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		<pubDate>Thu, 03 May 2012 18:59:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[L’anaphore connaît aujourd’hui un succès pour le moins inattendu. L’emploi qu’en a fait François Hollande montre assez que cette figure appartient à une vaste famille, la famille de la répétition (avec l’épiphore, l’anadiplose, l’épanadiplose, la concaténation, etc.). Et pour ce qui est de répéter, notre potentiel président a répété pas moins de 16 fois (paraît-il, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:justify">
L’anaphore connaît aujourd’hui un succès pour le moins inattendu. <a href="http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/video/2012/05/03/francois-hollande-moi-president-de-la-republique_1694471_1471069.html" title="L'anaphore de François Hollande" target="_blank">L’emploi qu’en a fait François Hollande</a> montre assez que cette figure appartient à une vaste famille, la famille de la répétition (avec l’épiphore, l’anadiplose, l’épanadiplose, la concaténation, etc.). Et pour ce qui est de répéter, notre potentiel président a répété pas moins de 16 fois (paraît-il, je n’ai pas compté) <em>Moi, président de la République</em>. C’est beaucoup. Je n’ai pas cherché, mais je ne crois pas que la littérature abonde en anaphore de cette ampleur.</p>
<p>Il paraît même que la France découvre cette figure. Les collégiens ont cependant (et en principe) tous entendu l’inévitable anaphore cornélienne :</p>
<blockquote><p>Rome, l&#8217;unique objet de mon ressentiment !<br />
Rome, à qui vient ton bras d&#8217;immoler mon amant !<br />
Rome qui t&#8217;a vu naître, et que ton cœur adore !<br />
Rome enfin que je hais parce qu&#8217;elle t&#8217;honore !</p></blockquote>
<p>Cette figure apporte au mot qu’elle répète une importance, une gravité, une emphase, quelque grandiloquence également. Elle n’est pas non plus étrangère au rythme, au lyrisme. En tout cas, l’emploi est remarqué et remarquable. Peut-être parce qu’il ne passe pas inaperçu.  Simplement.</p>
<p>Ladite figure peut devenir une véritable tarte à la crème. Je le confesse à demi-mot, mais ce poème m’énerve (poétiquement, pas historiquement) :</p>
<blockquote><p>Sur mes cahiers d’écolier<br />
Sur mon pupitre et les arbres<br />
Sur le sable sur la neige<br />
J’écris ton nom</p></blockquote>
<p>Le procédé est trop voyant. Chez Victor Hugo également, mais c’est Victor Hugo alors je ne m’en offusque pas. Et souvent l’anaphore est au service d&#8217;une énergique indignation, que ce soit dans les <em>Châtiments</em> :</p>
<blockquote><p>Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont<br />
Ceux dont un dessein ferme emplit l&#8217;âme et le front.<br />
Ceux qui d&#8217;un haut destin gravissent l&#8217;âpre cime.<br />
Ceux qui marchent pensifs, épris d&#8217;un but sublime.</p></blockquote>
<p>Ou dans <em>L’Année terrible</em> (sans atteindre la démesure hollandienne) :</p>
<blockquote><p>Dans les siècles, dans l&#8217;homme antique, dans l&#8217;histoire,<br />
Dans le passé, leçon qu&#8217;épelle l&#8217;avenir,<br />
Dans ce qui commença pour ne jamais finir,<br />
Dans les poëtes ! quoi, dans ce gouffre des bibles,<br />
Dans le divin monceau des Eschyles terribles,<br />
Des Homères, des Jobs, debout sur l&#8217;horizon,<br />
Dans Molière, Voltaire et Kant, dans la raison,<br />
Tu jettes, misérable, une torche enflammée !</p></blockquote>
<p>Cette figure peut aussi provoquer la surprise. Dans ce poème de Xavier Forneret (<a href="http://www.ralentirtravaux.com/lettres/textes/poemes/pauvre_honteux.php" title="Un pauvre honteux" target="_blank">«Un pauvre honteux»</a>), les pronoms «il» et «l’» (qui pour le coup &#8211;  d’un point de vue grammatical &#8211; ne sont pas anaphoriques, mais cataphoriques) sont &#8211; du point de vue stylistique &#8211; anaphoriques. C’est cette figure qui fonde tout le poème et prépare ainsi, progressivement, la chute.</p>
<blockquote><p>Il l’a tirée<br />
De sa poche percée,<br />
L’a mise sous ses yeux ;<br />
Et l’a bien regardée<br />
En disant : “Malheureux !”</p>
<p>[...]</p>
<p>Il l&#8217;a palpée <br />
D&#8217;une main décidée<br />
 A la faire mourir.<br />
 - Oui, c&#8217;est une bouchée <br />
Dont on peut se nourrir.</p>
<p>Il l&#8217;a pliée, <br />
Il l&#8217;a cassée,<br />
 Il l&#8217;a placée, <br />
Il l&#8217;a coupée ; <br />
Il l&#8217;a lavée, <br />
Il l&#8217;a portée, <br />
Il l&#8217;a grillée,<br />
 Il l&#8217;a mangée.</p>
<p>Quand il n&#8217;était pas grand on lui avait dit : Si tu as faim, mange une de tes mains.</p></blockquote>
<p>Vous découvrez alors, à la fin du poème, que ce «il» c’est le pauvre, que le «l’» c’est sa propre main qu&#8217;il s&#8217;apprête à manger.</p>
<p>Cela fait une jolie répétition, hein ? De quoi faire pâlir François Hollande. Et en plus, ce n’est pas le pronom «moi», pronom qu’il vaut mieux éviter de dire trop souvent, si l’on ne veut pas recevoir <a href="http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/05/03/moi-president-la-tirade-de-hollande-qui-agace-le-camp-sarkozy_1695054_1471069.html" title="Accusation de grotesque" target="_blank">cette accusation de grotesque</a> que le camp adverse n’a pas manqué de lui jeter à la figure.</p>
<p>Au fait, à propos d’anaphore ! Il me souvient que <a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Napol%C3%A9on_le_Petit/2/IX" title="Napoléon le petit" target="_blank">celle-ci</a> avait été déjà jetée à la figure du président sortant :</p>
<blockquote><p>Il a pris la France et n’en sait rien faire. En vérité, on est tenté de plaindre cet eunuque se débattant avec la toute-puissance. Certes, ce, dictateur s’agite, rendons-lui cette justice ; il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il se remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.</p>
<p>(<del datetime="2012-05-03T17:27:57+00:00">Napoléon</del> Sarkozy le Petit)</p></blockquote>
<p>Cela en fait des anaphores pour un seul homme !</p>
</div>
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		<title>Le jeu des figures (épisode 6)</title>
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		<pubDate>Thu, 03 May 2012 16:24:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Chose promise, chose due. Finissons ces vacances, non pas avec une vulgaire anaphore (il faudra, cependant, que je dise quand même quelques petites choses sur le sujet), mais avec quelques figures plus rares, plus drôles aussi. Commençons cette série avec un vers de Corneille : Je suis romaine, hélas, puisque mon époux l’est. Alors ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:justify">
Chose promise, chose due. Finissons ces vacances, non pas avec une vulgaire anaphore (il faudra, cependant, que je dise quand même quelques petites choses sur le sujet), mais avec quelques figures plus rares, plus drôles aussi.</p>
<p>Commençons cette série avec un vers de Corneille :</p>
<blockquote><p>Je suis romaine, hélas, puisque mon époux l’est.</p></blockquote>
<p>Alors ? Que trouvez-vous ?</p>
<p>N.-B. <a href="http://www.ralentirtravaux.com/le_blog/?p=1628" title="Le jeu des figures (épisode 5)" target="_blank">Le précédent jeu</a> n’est pas fini. Il reste des choses à découvrir.</p>
</div>
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		<title>Le jeu des figures (épisode 5)</title>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 17:21:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Avant d’en venir à quelques figures plus exotiques, voici un extrait de Quatre vingt-treize de Victor Hugo. Une mine. Un canon qui casse son amarre devient brusquement on ne sait quelle bête surnaturelle. C’est une machine qui se transforme en monstre. Cette masse court sur ses roues, a des mouvements de bille de billard, penche [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:justify;">
Avant d’en venir à quelques figures plus exotiques, voici un extrait de <em>Quatre vingt-treize</em> de Victor Hugo. Une mine.</p>
<blockquote><p>Un canon qui casse son amarre devient brusquement on ne sait quelle bête surnaturelle. C’est une machine qui se transforme en monstre. Cette masse court sur ses roues, a des mouvements de bille de billard, penche avec le roulis, plonge avec le tangage, va, vient, s’arrête, paraît méditer, reprend sa course, traverse comme une flèche le navire d’un bout à l’autre, pirouette, se dérobe, s’évade, se cabre, heurte, ébrèche, tue, extermine.</p></blockquote>
<p>Au fait, une petite précision : si vous vous dites que ces figures de style sont trop difficiles pour des collégiens, si vous pensez que je suis excessivement, démesurément, inconsidérément (je vais arrêter avec les adverbes) exigeant, voici comment je compte procéder avec mes élèves.</p>
<p>Dans les premiers exercices qui seront proposés, la figure devant être trouvée sera soulignée. Ainsi, dans l’exemple proposé hier, à travers un menu déroulant, l’élève ne sera invité qu’à trouver une modeste répétition (foin des termes techniques) :</p>
<p><em><u>Je regardais, je regardais</u> à en user ma rétine, à en devenir aveugle [...].</em></p>
<p>Rien de plus. Ni asyndète, ni adynaton et encore moins d’épanorthose.</p>
<p>Ah ! Et comme vous trouvez des figures que je n’avais pas même remarquées, je tenais  à vous remercier chaleureusement !
</p></div>
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		<title>La culture, c’est ce qui reste&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 18:46:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[On connaissait le peu d’intérêt présidentiel pour la Princesse de Clèves. On savait que notre président ne savait prononcer correctement le nom de l’auteur de Mythologies. On savait que, durant son quinquennat, Nicolas Sarkozy (puisqu’il faut bien le nommer) accueillait en son gouvernement certain personnage qui, quand on lui demandait quel était son livre préféré, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:justify;">
On connaissait le peu d’intérêt présidentiel pour la <a href="http://www.dailymotion.com/video/x68n3c_nicolas-sarkozy-s-en-prend-a-la-pri_news" title="La Princesse de Clèves" target="_blank"><em>Princesse de Clèves</em></a>. On savait que notre président ne savait prononcer correctement le nom de l’auteur de <a href="http://www.marianne2.fr/Apres-la-princesse-de-Cleves-Roland-Barthesse_a211089.html" title="Roland Barthes" target="_blank"><em>Mythologies</em></a>. On savait que, durant son quinquennat, Nicolas Sarkozy (puisqu’il faut bien le nommer) accueillait en son gouvernement certain personnage qui, quand on lui demandait quel était son livre préféré, répondait benoîtement <a href="http://www.rue89.com/2011/04/02/le-livre-de-chevet-de-frederic-lefebvre-zadig-et-voltaire-198268" title="Zadig et voltaire" target="_blank"><em>Zadig et Voltaire</em></a>. Plus récemment, voulant que l’on reconnaisse <a href="http://www.20minutes.fr/presidentielle/923281-live-presidentielle-revivez-meeting-nicolas-sarkozy-cernay" title="Les racines chrétiennes de la France" target="_blank">les racines chrétiennes de la France</a>, Nicolas Sarkozy évoquait un auteur déiste rêvant d’écraser l’infâme&#8230; Voilà qui laisse perplexe ! On découvre aujourd’hui, non sans stupeur (mais on ne s’en lasse jamais), que celui qui prétend gouverner la France attribue un prénom erroné à l’auteur de <em>La Peste</em>, de <em>L’Étranger</em>, etc. Et, en effet, il parle de&#8230; <a href="http://www.francetv.fr/info/live/message/4f9/ed9/431/cc6/f02/c55/2f9/dda.html" title="Stéphane Camus" target="_blank">Stéphane Camus</a> (sic) !</p>
<p>Des âmes bienveillantes concluront que cet homme n’aime pas la littérature. Des esprits chagrins rappelleront qu’en ce cas, il n’est nul besoin de se ridiculiser en parlant de ce qu’on ne connaît pas. Pour ma part, je ne peux m’empêcher de trouver répugnante cette obstination à vouloir que <a href="http://www.lexpress.fr/quiz/actualite/societe/meritez-vous-votre-nationalite-francaise_1067118.html" title="Les immigrés désireux d'obtenir la nationalité française" target="_blank">les immigrés désireux d’obtenir la nationalité française</a> fassent preuve d’une culture que les Français &#8211; y compris ceux qui se trouvent au sommet de l’état &#8211; n’ont pas. Je vous ferai grâce d’un rappel des barbarismes, solécismes, massacres syntaxiques qui ont émaillé ce quinquennat.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, d’aucuns argueront que les qualités de l’homme sont ailleurs. Dans l’économie par exemple. N’est-ce pas là primordial ? Mais, précisément, c’est là que le bât blesse. On répète à l’envi que <a href="http://www.wort.lu/fr/view/202-millions-de-chomeurs-dans-le-monde-4f9e1c96e4b0c2ce127695c2#.T54dahxq9pM.twitter" title="Les politiques d'austérité" target="_blank">les politiques d’austérité</a> sont néfastes, qu’elles génèrent du chômage et du mal-être (écoutez également <a href="http://www.franceculture.fr/emission-l-invite-des-matins-matthieu-pigasse-et-philippe-maniere-2012-03-20" title="Mathieu Pigasse sur France Culture" target="_blank">Mathieu Pigasse sur France Culture</a>). On se prend à penser que, décidément, Sarkozy (ce chantre de l’austérité) est un président que l’on a hâte d’oublier. Cette inculture littéraire et ces choix économiques désastreux (entre autres) lassent.  Vivement le 6 mai.
</div>
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		<title>Le jeu des figures (épisode 4)</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 16:08:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis le début de ce jeu, nous avons rencontré, pêle-mêle, la comparaison, la métaphore, l’hyperbole, la métonymie et l’antonomase. Aujourd’hui, la ou les figures du jour sont à dénicher, derechef, dans une citation de Jules Verne toujours extraite de Vingt mille lieues sous les mers que j’ai lu récemment : Je regardais, je regardais à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:justify;">
Depuis <a href="http://www.ralentirtravaux.com/le_blog/?p=1595" title="Un petit jeu sous les auspices de Pierre Fontanier" target="_blank">le début de ce jeu</a>, nous avons rencontré, pêle-mêle, la comparaison, la métaphore, l’hyperbole, la métonymie et l’antonomase.<br />
Aujourd’hui, la ou les figures du jour sont à dénicher, derechef, dans une citation de Jules Verne toujours extraite de <em>Vingt mille lieues sous les mers</em> que j’ai lu récemment :</p>
<blockquote><p>Je regardais, je regardais à en user ma rétine, à en devenir aveugle [...].</p></blockquote>
<p>Que trouvez-vous ?</p>
</div>
]]></content:encoded>
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		<title>Le jeu des figures (épisode 3)</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Apr 2012 17:02:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[En cet fin d’après-midi (ou cette fin d’après-midi, ce substantif ayant deux sexes), je soumets à votre sagacité &#8211; jamais prise en défaut &#8211; une citation de Jules Verne extraite de Vingt mille lieues sous les mers : [...] une telle huître contient quinze kilos de chair, et il faudrait l’estomac d’un Gargantua pour en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:justify;">
En cet fin d’après-midi (ou cette fin d’après-midi, ce substantif ayant deux sexes), je soumets à votre sagacité &#8211; jamais prise en défaut &#8211; une citation de Jules Verne extraite de <em>Vingt mille lieues sous les mers</em> :</p>
<blockquote><p>[...] une telle huître contient quinze kilos de chair, et il faudrait l’estomac d’un Gargantua pour en absorber quelques douzaines.</p></blockquote>
<p>Je précise que &#8211; le capitaine Nemo exhibant des merveilles de la nature &#8211; l’huître est réellement grosse. Il n’y a là nulle hyperbole.</p>
<p>Alors quelle figure voyez-vous là ?
</p></div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le jeu des figures (épisode 2)</title>
		<link>http://www.ralentirtravaux.com/le_blog/?p=1611</link>
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		<pubDate>Sat, 28 Apr 2012 17:04:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[On continue le jeu inauguré hier avec un court extrait de Maupassant dans lequel on reconnaissait une comparaison, mais aussi une hyperbole et même &#8211; selon une mystérieuse disciple d’Eveline Charmeux &#8211; une hypallage (certains préfèrent d&#8217;ailleurs le masculin). Voici aujourd’hui une citation extraite de Pauline d’Alexandre Dumas : [...] le sourire, c’est le voile [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:justify;">
On continue <a href="http://www.ralentirtravaux.com/le_blog/?p=1595" title="Le jeu des figures" target="_blank">le jeu inauguré hier</a> avec un court extrait de Maupassant dans lequel on reconnaissait une comparaison, mais aussi une hyperbole et même &#8211; selon une mystérieuse disciple d’Eveline Charmeux &#8211; une hypallage (certains préfèrent d&#8217;ailleurs le masculin). </p>
<p>Voici aujourd’hui une citation extraite de <em>Pauline</em> d’Alexandre Dumas :</p>
<blockquote><p>[...] le sourire, c’est le voile sous lequel le cœur se cache pour mentir.</p></blockquote>
<p>Quelle figure y voyez-vous ?
</p></div>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Un petit jeu sous les auspices de Pierre Fontanier</title>
		<link>http://www.ralentirtravaux.com/le_blog/?p=1595</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 17:04:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis quelque temps, lors de mes lectures, je glane des exemples de figures de style afin d’en faire des exercices pour mes élèves de troisième. Comme j’attends d’en avoir davantage, je n’ai pas commencé ces exercices. Pour vous en donner un avant-goût, je vous propose un petit jeu. C’est très simple. Il suffit, dans les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:justify;">
Depuis quelque temps, lors de mes lectures, je glane des exemples de <a href="http://www.ralentirtravaux.com/lettres/cours/figures_style.php" title="Figures de style" target="_blank">figures de style</a> afin d’en faire des exercices pour mes élèves de troisième. Comme j’attends d’en avoir davantage, je n’ai pas commencé ces exercices. Pour vous en donner un avant-goût, je vous propose un petit jeu.</p>
<p>C’est très simple. Il suffit, dans les commentaires, d’identifier la figure que contient la citation proposée. Pour commencer, en voici une de Guy de Maupassant.</p>
<p>Une fois la figure trouvée, on peut l’expliquer, discuter du passage d’où elle est extraite, la rapprocher d’autres œuvres, etc.</p>
<p><strong>La figure mystérieuse :</strong></p>
<blockquote><p>Devant les cafés, un peuple d’hommes buvait des boissons brillantes et colorées qu’on aurait prises pour des pierres précieuses fondues dans le cristal. (« Tombouctou », <em>Les Contes du jour et de la nuit</em>)</p></blockquote>
</div>
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		<title>L&#8217;obscur objet de la dictée</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Apr 2012 12:45:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[Je le confesse, à ma grande honte, je ne connaissais pas Éveline Charmeux. J’ai donc lu son billet sur la dictée sans aucun a priori. Et je l’ai trouvé mauvais. Il est mal écrit. Les répétitions («un niveau très bas bas»), les oublis («c’est sorte de pathologie gravissime»), les erreurs typographiques («l’ hallucination») ou inqualifiables [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:justify;">
<a href="http://www.ralentirtravaux.com/le_blog/wp-content/uploads/2012/04/cartel-de-defy.jpg" rel="lightbox[1570]"><img src="http://www.ralentirtravaux.com/le_blog/wp-content/uploads/2012/04/cartel-de-defy-218x300.jpg" alt="Cartel de defy" title="Cartel de defy" width="218" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-1583" /></a>Je le confesse, à ma grande honte, je ne connaissais pas Éveline Charmeux. J’ai donc lu <a href="http://www.educavox.fr/Non-non-et-non-La-dictee-n-est-pas" title="Non, non et non ! La dictée n’est pas la solution !" target="_blank">son billet sur la dictée</a> sans aucun a priori. Et je l’ai trouvé mauvais. Il est mal écrit. Les répétitions («un niveau très bas bas»), les oublis («c’est sorte de pathologie gravissime»), les erreurs typographiques («l’ hallucination») ou inqualifiables («auFormatiàoncune réflexion») révèlent-ils qu’il a été rédigé à la hâte ? Je ne sais pas, mais il m’a profondément consterné. Jusque-là, seule <a href="http://www.ralentirtravaux.com/le_blog/?p=1513" title="Comment j'ai nourri le web" target="_blank">l’affaire du pourrisseur du web</a> avait réussi à me sortir de ma torpeur habituelle.</p>
<p>Au reste, le discours d’Eveline Charmeux m’a rappelé celui qui était tenu à l’IUFM où la dictée était battue en brèche. Les arguments ne manquaient d’ailleurs pas de pertinence. La dictée ne serait qu’un moyen d’évaluation injuste, elle ne permettrait pas d’acquérir de connaissances. Elle était tombée de son piédestal. Elle n’était plus le seul moyen de travailler l’orthographe (que l’on songe à l’exercice de réécriture). J’étais alors convaincu qu’il ne fallait plus faire de dictée ou du moins qu’il ne fallait plus lui accorder l’importance qui fut la sienne. Las ! Cette idée n’a pas résisté au temps, lequel j’ai passé à me demander de quelle façon je pouvais évaluer l’orthographe sans pour autant déprimer mes petits élèves.</p>
<p><strong>Prolégomènes</strong></p>
<p>Avant d’expliquer les vertus pédagogiques que j’attribue à la dictée, je voudrais tout de même préciser deux petites choses. Eveline Charmeux écrit que la dictée a :</p>
<blockquote><p>[...] l’incomparable plaisir que procure à tout enseignant — moi la première, je le confesse bien volontiers ! — cette situation de pouvoir absolu sur des élèves, soumis, visage baissé, au rythme de la voix du maître, seul à posséder légitimement le &laquo;&nbsp;corrigé&nbsp;&raquo;&#8230;<br />
La dictée, c’est le symbole de l’école, de celle qui fait faire aux élèves ce qu’ils ne savent pas faire [...]</p></blockquote>
<p>Tout d’abord, je n’éprouve aucun «incomparable plaisir» face à des élèves soumis. Je suis conscient à ce point du pouvoir de l’enseignant que j’ai pris l’habitude depuis longtemps de faire cours porte ouverte, cette ouverture me rappelant le monde extérieur dans lequel je ne suis pas le maître ni le plénipotentiaire de l’éducation lequel, comme un mauvais parent, aurait tous les droits sur ses enfants dans le huis clos de son domicile.<br />
Au reste, je n’ai pas la vanité de goûter au plaisir de ma voix qui s’énonce dans le silence scolaire, dominant des «visage (s) baissé (s)». Qu’est-ce que c’est que cette idée ? Que veut-on ? Que l’on s’humilie d’avoir assis les élèves quand nous sommes debout ? Eh ! Voulez-vous que l’on intervertisse la situation ? Tout le monde debout ! Je m’assieds.<br />
Enfin, la dictée serait un symbole. Celui d’une école qui fait faire aux élèves ce qu’ils ne savent pas faire. Serait-ce une plaisanterie de mauvais goût ? Un piège tendu aux esprits chagrins qui lisent en diagonale ? Qu’est-ce que l’école sinon le lieu où l’on apprend ce que l’on ne sait pas ? Le contraire s’appelle la science infuse. Les élèves ne l’ayant pas, ils viennent apprendre. En quoi cela peut-il choquer ?</p>
<p><strong>Un moyen d’apprentissage et un moyen d’évaluation</strong></p>
<p>Selon Eveline Charmeux, la dictée ne saurait être ce monstre pédagogique étant à la fois la fin et le moyen. Je pense que les termes sont mal définis, et comme à chaque fois que l’on nomme mal les choses, on se fourvoie. Par quelque bout que l’on prenne les choses, pas moyen de faire autrement : la période d’apprentissage est ipso facto suivie d’une évaluation. Il faut nécessairement vérifier que la notion inculquée a été comprise. Dans le cas contraire, on se hasarde à laisser les élèves avancer dans les méandres du programme sans s’intéresser à leurs progrès ou leurs échecs. Mais la question est de savoir si la dictée peut à la fois être un moyen d’apprentissage et un moyen d’évaluation.</p>
<p><strong>Un moyen d’évaluation</strong></p>
<p>Avant de dire en quoi la dictée est un moyen d’apprentissage, voyons le moyen d’évaluation. En quoi est-il choquant d’évaluer ce qui a été écrit ? Serait-ce parce qu’on attribue une note ? Que l’on soupçonne celle-ci d’être très basse ? Sans même parler d’évaluation par compétences, ne peut-on simplement dire à l’élève à qui l’on rend sa dictée : «C’est bien, il n’y a pas de faute. À présent, on va faire plus dur ou on va passer à autre chose» ou encore «Attention, il y a des fautes. Tel ou tel point est à revoir. Je vais te donner des exercices pour remédier à cette situation». La dictée est l’évaluation de ce que sait faire un élève à un moment donné. Ainsi, par exemple, le présent de l’indicatif ayant fait l’objet d’un apprentissage ne devrait pas être erroné dans le texte faisant l’objet d’une dictée. S’il l’est, il faut réviser.</p>
<p>De toute façon, je ne crois pas qu’il existe encore beaucoup d’enseignants qui ponctionnent deux voire quatre points par faute de grammaire. En ce cas, l’exercice est impitoyable. Quelques fautes dans un texte de vingt lignes, et l’élève n’a pas la moyenne. Cette façon de faire n’a plus, depuis longtemps, la faveur des enseignants. Et je crois que c’est ce modèle qu’Eveline Charmeux bat en brèche. Celui de l’enseignant qui pour enseigner l’orthographe ne posséderait que ce seul moyen de la dictée et par là même se saisirait de ce moyen pour mettre une note qui souvent atteint des abysses négatifs. Afin de ne pas allonger indéfiniment ce billet déjà très long, j’ai écrit un autre billet intitulé <a href="http://www.ralentirtravaux.com/le_blog/?p=1575" title="Mais comment évaluer cette dictée ?" target="_blank">Mais comment évaluer cette dictée ?</a> Tout au plus, dirais-je qu’il y a pléthore quant aux moyens d’évaluer une dictée, et que celle-ci n’est plus l’exercice terrible condamnant par avance tout élève pris en faute.</p>
<p><strong>Un moyen d’apprentissage</strong></p>
<p>Examinons maintenant en quoi la dictée, notée ou non, mais évaluée (en tant qu’elle fait l’objet d’une appréciation, et donc d’un moyen de progresser), concourt à l’amélioration de l’orthographe des élèves. On l’a dit, il existe d’autres moyens d’apprentissage (parmi lesquels il y a <a href="http://www.ralentirtravaux.com/lettres/exercices/troisieme/reecriture/grand-michu.htm" title="Exercice de réécriture" target="_blank">l’exercice de réécriture</a>, mais aussi <a href="http://www.ralentirtravaux.com/lettres/exercices/sixieme/vocabulaire/charade-1.htm" title="La charade" target="_blank">la charade</a>, <a href="http://www.ralentirtravaux.com/lettres/exercices/sixieme/pendu/pendu.php" title="Le pendu" target="_blank">le pendu</a>, <a href="http://www.ralentirtravaux.com/le_blog/?p=1575" title="Les mots croisés" target="_blank">les mots croisés</a> sans même parler de la rédaction). À ce propos, le billet d’Eveline Charmeux repose sur un malentendu. Je n’ai lu nulle part que l’on prétendait que la dictée était LA solution. Tout au plus peut-on parler de solution, c’est-à-dire d’une solution entre autres. </p>
<p>D’emblée, je suis choqué que l’on soit choqué quand on fait faire une dictée qui date des années 80 à des élèves d’aujourd’hui qui n’en font plus. Eh quoi ! On a tellement expliqué que la dictée, c’était le mal, que les enseignants ont fini par s’en convaincre, et n’en font plus (heureusement, cela change). Dès lors, des élèves ne peuvent plus réussir un exercice qu’ils ne pratiquent plus ou pas assez. En quoi cela est-il étonnant ? On apprend en faisant (oui, je suis pour la pédagogie active). Or j’ai la conviction qu’il est fondamental que l’on dise aux élèves : «On va écrire un texte, et ce qui fait l’objet de ce travail, c’est l’orthographe et rien que l’orthographe». Les élèves, aujourd’hui ou hier (qu’importe), réduisent tellement la chose écrite à la portion congrue (un contenu plus qu’un contenant), que je ne connais pas un collègue d’histoire, de SVT ou de ce que vous voulez qui n’ait rencontré la nécessité d’évaluer l’orthographe tant il est vrai que les élèves s’en désintéressent. J’en suis même venu à ne plus photocopier mes contrôles, mais à les projeter, à demander aux élèves d’écrire les consignes, et de leur dire qu’ils gagneront des points en accordant un peu d’attention aux mots qu’ils recopient.<br />
La dictée, qu’elle fasse deux lignes ou trente, régulière, et d’une difficulté en rapport avec le niveau des élèves, consiste à écouter un texte et à faire des choix. Je ne parle pas du ridicule exemple pris par le contempteur de la dictée. «théâtre» ou «apéritif» ne m’intéressent pas. C’est de l’orthographe lexicale. Un dictionnaire fera l’affaire. Ce n’est pas là que le bât blesse. De toute façon, quand bien même la chose est notée, l’élève perd 1 voire 0,5 point et même rien du tout dans certain cas. En revanche, on peut estimer que, jusqu’à ce qu’on ait rencontré la nécessité d’écrire ce mot, on ne savait pas comment l’écrire. Quel autre exercice que la rédaction ou la dictée permet de prendre conscience que l’on ne sait pas écrire tel ou tel mot ? Si on ne sait pas, on cherche, on corrige, on apprend (après avoir noté le mot dans un calepin pour le réviser, le réutiliser, etc.). Mais, je l’ai dit, ce n’est pas là l’essentiel. La dictée doit permettre à l’élève de faire des choix : tel mot s’accorde-t-il avec tel autre ? A-t-on bien choisi parmi des homophones grammaticaux ? Serait-ce «ses», «ces», «c’est» ou même «sait» ?</p>
<p>Et si l’on veut adopter «une pédagogie de la prévention des erreurs», l’on peut se pencher sur l’élève que l’on aiguille sur la bonne voie. Je ne commenterais pas la pitoyable métaphore routière, et sa conclusion :</p>
<blockquote><p>Aussi, obliger les enfants à réfléchir, donc à ralentir leur écriture, n’est certainement pas un service à leur rendre.</p></blockquote>
<p>Cette phrase qui vient conclure la métaphore filée du moniteur d’autoécole nous explique donc que celui-ci ne rendra pas service à son élève qu’il invite à ralentir. Vraiment ? Écrase-toi contre la voiture d’en face, on verra après&#8230;</p>
<p>Et je ne parlerai même pas de l’opposition énoncé/énonciation qui, je le suppose, est le point d’orgue dans la démonstration de l’auteure :</p>
<blockquote><p>Or, la dictée est doublement étrangère à l’énonciation : parole extérieure, élaborée par quelqu’un d’autre, elle est reçue passivement, et à travers une oralisation du dicteur, laquelle n’a rien à voir avec la prononciation mentale qui accompagne l’énonciation. Pire , cette oralisation extérieure se substitue à la prononciation mentale et la bloque complètement — ou, tout au moins, la fausse gravement.</p></blockquote>
<p>Comment ne pas percevoir que cette vulgate linguistique discrédite toute tentative de communication ? Toute parole extérieure étant reçue passivement, d’où vient que l’on continue de considérer l’autre, sans même parler de celui qui vient avec sa dictée ? Et si, d’aventure, la dictée se révélait être cet indigne chausse-trape éducatif, que ne proposez-vous pas la méthode qui permettra de reconnaître un problème que vous reconnaissez ? Au lieu de cela, vous concluez :</p>
<blockquote><p>Au fait, au lieu de perdre du temps à faire faire des erreurs qui vont s’imprimer dans la tête des gamins et y installer un bazar pas possible, si on essayait enfin d’aider les élèves à comprendre comment ça marche, l’orthographe ?</p></blockquote>
<p>Comment faut-il donc faire ? Encore une fois, je répondrai dans un élan d’autopromotion. Tout <a href="http://www.ralentirtravaux.com/le_blog/?p=1513" title="Ralentir travaux" target="_blank">Ralentir travaux</a> s’efforce d’y répondre, et dans cette réponse, il y a la dictée, laquelle fait partie de mon arsenal éducatif. Il en existe d’autres, que je n’ai jamais pu véritablement exploiter. Il y a <a href="http://www.ralentirtravaux.com/lettres/dictees/abel-cain.php" title="Exemple de dictée" target="_blank">les dictées que des élèves peuvent faire eux-mêmes</a>, à leur rythme, en utilisant (pourquoi pas ?) un dictionnaire ou une grammaire. On pourrait songer, comme pour la rédaction, à utiliser un correcteur orthographique, pas le médiocre correcteur intégré à tout traitement de texte, mais celui d’<a href="http://www.druide.com/antidote.html" title="Antidote" target="_blank">Antidote</a> par exemple. Il doit bien y avoir des enseignants canadiens le faisant. J’aimerais entendre leur voix.
</div>
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