Sur le web, personne ne vous entendra crier. Je m’interroge très régulièrement sur la pertinence du développement de ce site. À dire vrai, depuis que l’année scolaire a commencé, la seule bonne raison que je trouve à cette dépense de temps est la possibilité d’avoir un accès à l’ensemble de mes cours où que je sois pourvu que je dispose d’un ordinateur et d’une connexion à internet. C’est donc une raison personnelle, qui n’intéresse que moi. Pour faire cela, nul besoin de dépenser entre 50 et 100 € par an pour faire exister un site. Mais, disons que l’abnégation est ma principale qualité, que je ne suis pas radin, et que la beauté du geste importent seuls, que ce n’est pas grave si bien peu de gens s’intéressent à ce site. Évidemment, maintenant, vous êtes définitivement convaincus de mon aigreur. Berk, je déteste ce sentiment… Qu’importe, continuons. Il va me falloir encore beaucoup de temps pour parvenir à rendre présentables tous ces cours qui gisent dans les sous-dossiers des sous-dossiers des dossiers des tréfonds de mon ordinateur (que je vends sur ebay, soit dit en passant…), sans même parler de ce qui croupit dans des classeurs qui témoignent d’une activité sur papier surannée quand j’utilisais encore moult manuels, faisais des photocopies, des découpages et des collages qui me semblent aujourd’hui d’un autre temps… Juste pour le clin d’œil, saviez-vous que lorsque le tableau noir est apparu dans les classes, il y a maintenant plusieurs siècles, il s’est trouvé de nombreux enseignants pour regretter cette intrusion, cette innovation que d’aucuns jugeaient superfétatoire dans le processus de l’acquisition du savoir par les élèves. L’ordinateur — lui — fait son chemin. Il entre péniblement dans les salles selon la bonne volonté du Conseil général, de la bonne âme qui s’occupe de l’informatique dans chaque établissement, de l’administration, de l’utilisateur qu’il soit professeur ou élève. Bref, je m’interroge — disais-je — et le fait est que mes élèves n’utilisent pas ce site. Il y a ceux qui n’ont pas internet, il y a tous ceux qui n’ont pas accès à internet au collège (soit, au pif, 99,9 % des élèves), et enfin il y a ceux qui n’en ont cure. Et je les comprends : on leur a cassé les pieds toute la journée, ils ne vont quand même pas se précipiter sur leur ordinateur pour retrouver un prof et sa matière. Reste qu’ils ont des devoirs à effectuer, et que ce site est censé les y aider. Or que vois-je ? Le compteur de la page donnant accès aux cahiers de textes affiche 140 visites, soit 44 pour les sixièmes, 30 pour les quatrièmes A, 44 pour les quatrièmes E, et 19 pour les troisièmes (Si vous avez bien compté il en reste trois autres qui ne sont pas allés plus loin et n’ont choisi aucun cahier de textes) ! Dans le dernier cas, cela ne nous fait même pas une visite par élève en deux mois ! On pourra toujours se consoler en disant qu’ils ont tellement bien noté leurs devoirs qu’ils n’ont pas besoin d’aller les vérifier… En réalité, ils ne semblent pas avoir besoin de quoi que ce soit. En tout cas, rien qui soit sur internet. Mais alors visiteur qui lit ces lignes, qui es-tu ? D’où viens-tu ? Ne voudrais-tu pas prendre un peu de ton temps pour remplir un petit sondage. Cela me donnerait une idée de ce qui doit être mis en ligne ou pas. Le sondage est ici (Tout porte à croire qu'il faille s'enregistrer pour répondre au sondage). Pour finir, je voudrais parler d’un site consacré à l’orthographe. Un commentaire m’a permis de découvrir LaDictée.fr. Ce site remarquable vous propose de faire des dictées. Il suffit d’écouter le texte de votre choix en appuyant sur le bouton idoine, puis de télécharger la correction au format PDF. Il y en a pour tous les âges, du CP à la préparation de concours. Bien d’autres choses s’offrent à votre insatiable désir de savoir : des exercices, des cours… J’avouerai enfin que, plus que tout, me plaît l’accès facile au contenu du site : pas d’inscription (je les déteste, ces inscriptions), pas de publicité envahissante en flash qui clignote dans tous les sens. Si vous ne comprenez pas ce que je veux dire, visitez un site comme intellego.fr. C’est certainement très bien, mais tout ce que je viens de déplorer et plus encore y apparaît en condensé et me pousse à fuir très loin. À mon sens, un site doit offrir une interface dépouillée, simple, exempte de publicité envahissante, et libre d’accès (pas d’inscription payante ou non). P.-S. Petit jeu : à quel film le titre de cette actu fait-il référence ? Dites-le dans les commentaires. P.P.-S. J'ai refait la page donnant accès aux liens.

Babel
Que faire avec des élèves qui ne parlent pas français ?
Si vous avez une idée, je suis intéressé parce que j’avoue que je suis quelque peu désemparé depuis que deux élèves (une Néoguinéenne et un Hollandais) sont venus grossir les rangs de ma classe de sixième.
J’ai bien de vagues idées de travaux à donner à ces élèves non francophones, mais j’achoppe au moment de passer les consignes. Alors je fais des gestes 0_0
Bref, si un génie ayant une licence FLE savait quoi faire…
Pour changer de sujet, je voudrais remercier ma collègue de SEGPA pour tous les exercices qu’elle me communique. J’en adapte quelques-uns à ma façon (voir, par exemple, les fables codées).

Quoi de neuf ?
Ces derniers temps, j'ai perdu l'habitude de signaler ici même les nouveautés publiées sur ce site, et j'ai cessé également de parler de choses et d'autres pour les reléguer dans mon modeste blog, si bien que cette page n'a pas souvent été mise à jour...
Reprenons donc les bonnes vieilles habitudes et parlons un peu des ajouts récents.
Pour différentes raisons, je n'ai pas voulu tout mettre en ligne d'un coup : le projet pédagogique au format PowerPoint (en fait, j'utilise Keynote), le détail de toutes les séquences avec le détail de toutes les séances, les textes, etc.
Je procède donc par ajouts successifs. Ont ainsi été mis en ligne divers exercices essentiellement destinés aux sixièmes (encore eux) : un sur les classes grammaticales, un sur l'onomastique, un sur les paronymes et les homonymes menant à une dictée préparée, un autre sur les antonymes, un autre encore sur le classement alphabétique, et enfin un exercice sur l'adjectif qualificatif réalisé l'an dernier menant à présent à une petite dictée préparée ainsi qu'à une courte leçon.
De temps à autre, j'évoque mes récentes lectures dans la rubrique... Lecture, L'Île aux trente cercueils en l'occurrence. Je rajoute certaine séquence réalisée à une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître et complète quotidiennement les séquences en quatrième (voir la séquence I sur le comique).
Pour finir, je voudrais évoquer et remercier notre collègue documentaliste partie dans une région de la France où, dit-on, on n'allume pas le chauffage dès le mois de Juillet (mais ce ne sont que des rumeurs : personne n'en est jamais revenu...), notre collègue, disais-je, qui nous a fait découvrir le concours des Incorruptibles. Il s'agit de faire lire aux élèves d'un niveau que l'on aura choisi une sélection de cinq livres pour lesquels ils devront voter. Apparemment, il est encore possible de s'inscrire en ce mois de septembre finissant. Voyez leur site. Un dernier concours pour finir concernant le livre et son adaptation cinématographique Les Enfants de Timpelbach. Il s'agit de gagner une projection en avant-première du film, ainsi qu’une rencontre avec le réalisateur et les acteurs du film. Pour en savoir davantage, rendez-vous sur cette page.

Au travail !

Il va falloir désormais prendre à la lettre l'invitation à ralentir pour cause de travaux, le collège faisant l'objet de quelques petits réaménagements.
Dans plusieurs millénaires, on aura ainsi un beau collège rénové dans lequel tous les élèves - même les plus rétifs à l'enseignement - viendront en chantant, louant l'éducation nationale pour ce bon savoir dispensé dans de si beaux locaux...
Je vous souhaite - en attendant - une bonne rentrée placée sous le signe de la patience et du travail. Évidemment, personne n'a dit que cela ne devait pas être un plaisir, bien que l'étymologie du mot "travail" évoque plus la douleur que le plaisir...
Bon courage.

Bon anniversaire
Ralentir travaux a aujourd'hui un an.
Je voudrais remercier tous ceux - élèves comme professeurs - qui m'ont encouragé, aidé, et ont contribué à enrichir ce site, même s'il faut reconnaître qu'ils sont - hélas ! - fort peu nombreux…
Ce sont les élèves par leur participation au forum, les professeurs par leurs cours qui donneront un peu de consistance à Ralentir travaux. Aux premiers, j'aimerais donner un peu plus la parole notamment à travers un blog ; aux seconds, je les invite à nouveau à partager leurs idées, leur travail.

Un an
Ralentir travaux a désormais un an depuis quelques jours.
Je ne peux pas être plus précis, car je ne parviens pas à retrouver précisément la date de conception du site. Je peux juste dire que, fin juillet voire début août, je m'efforçais de mettre ce site sur pied.
Comme j'entends tout de même souffler la bougie de ma progéniture numérique, j'ai trouvé une date. Ce sera celle - mémorable - de l'acquisition du nom de domaine (en l'occurrence http://www.ralentirtravaux.com) datant du 25 août 2007.
Le 25 août 2007, ce sera donc l'occasion de souhaiter un bon anniversaire à Ralentir travaux. Ce sera aussi l'occasion de faire un premier bilan, de poser quelques questions, et peut-être aussi de décider si ce site a une réelle raison d'exister.
Pour l'heure, vous aurez remarqué quelques changements çà et là. Ils sont dus d'une part à l'intégration de toutes mes classes dans ce site (j'y travaille mollement) et d'autre part à un souci de simplification et de lisibilité de la structure du site (j'y travaille… mollement).
À bientôt

Bonnes vacances
L'année est terminée (Certains d'entre vous sont particulièrement inattentifs, alors je précise...)
Cet été Ralentir travaux aura un an d'existence.
À la rentrée, le site sera consacré non plus aux seuls sixièmes mais à toutes les classes que j'aurai.
Vous aurez remarqué que le site s'est doté d'un forum. N'hésitez pas à vous inscrire.
Je vous souhaite de bonnes vacances.

Firefox et Versailles
Firefox a, paraît-il, été téléchargé plus de 8 millions de fois ! Si vous n'êtes toujours pas convaincu par ce navigateur, regardez la vidéo ci-dessous.
Nous avons visité le château de Versailles avec les élèves de quatrième. J'ai mis quelques photos qui révéleront mes piètres talents de photographes (et encore, vous vous doutez bien que j'ai choisi les meilleures ; je vous laisse imaginer le reste : toutes les photos d'intérieur sont ratées...). C'est ici.

Téléchargez Firefox
Mozilla organise le Download day le 17 juin. Il s'agit de battre le record de téléchargements du navigateur internet Firefox.
Je vous invite à y participer et à ranger définitivement Internet explorer, qui est certainement ce qui se fait de pire en matière de navigateur.
Pour participer ou pour en savoir plus, cliquez sur l'image ci-dessous.


Retour à l'ordre
Le site a été entièrement refait et, en principe, tout est rentré dans l'ordre depuis plusieurs semaines maintenant.
J'espère que vous y trouverez ce que vous cherchez.

Le même et l'autre
Suite à quelques problèmes particulièrement irritants, j’ai dû refaire tout le site. Las ! Voilà une corvée dont je me serais volontiers dispensé.
Mais à quelque chose malheur est bon. J’en ai profité pour changer le design. Certains trouveront l'ensemble un peu austère voire froid. Mais, si tout choix esthétique est toujours discutable (ou non...), vous conviendrez qu’une largeur de 1 000 pixels offre davantage de lisibilité. Vous noterez également quelques changements çà et là. Ainsi l’actualité s’affichera désormais sur la page d’accueil. J’espère que cela vous conviendra.
Tout n’est pas encore rentré dans l’ordre. Ne vous étonnez donc pas de rencontrer quelques dysfonctionnements, des liens brisés par exemple. Je n'ai pas eu le temps de tout réécrire et certains éléments ne s'affichent pas encore exactement comme je le souhaiterais...
Je jure de ne plus rien changer avant… Il ne faut jamais jurer. J’oubliais.
Vous retrouverez le reste de l’actualité en vous rendant à cette page.
Et puis je rappelle que j'ai fait un blog que vous trouverez là et dont j'ai déjà parlé ici.

Ralentir travaux : le blog
Bonjour à tous
Je n’avais pas pris la parole depuis longtemps.
Il faut dire que j’ai un métier…
Et puis, une autre raison m’a poussée à procéder différemment.
J’ai désormais un blog dans lequel je pourrai m’exprimer sans détour sur tout ce qui me passera par la tête. Cela ne s’adresse pas particulièrement voire pas du tout à mes élèves mais aux lecteurs plus âgés de ce site, lesquels auront peut-être envie de parler du métier d’enseignant, de politique (fût-elle éducative), de littérature, de musique, d’art en général ou d’informatique. Cela en rédigeant des commentaires.
À vos claviers.
À bientôt.
C'est ici.

ENS et poilu
Si vous êtes enseignant, vous serez peut-être intéressé d’apprendre que le site de l'École normale supérieure regorge de documents audio et vidéo en tout genre.
En somme, avec internet, il n’est plus nécessaire d’être parisien pour voir et écouter des choses intelligentes. J’en veux pour preuve supplémentaire la disponibilité des cours du Collège de France.
Voici qui démentit au moins une des affirmations erronées, saugrenues et péremptoires d’Alain Finkielkraut sur l’école, qu’il souhaite débrancher (sic). Si vous utilisez l’infâme Internet Explorer, c’est à regarder ici, rien que pour voir la mine de Philippe Mérieu, qui lui apporte intelligemment la contradiction.
Enfin, que vous soyez en troisième ou non, que la guerre 14-18 soit au programme ou non, allez voir (uniquement si vous en avez envie, bien sûr...) les quatre vidéos du site Libé Labo. Vous y entendrez le témoignage poignant de Lazare Ponticelli, le dernier poilu en vie.

Cours rapide
Je tente là une nouvelle approche.
J’ai pris pour sujet le champ lexical, véritable tarte à la crème du français, que certains élèves peinent étrangement à réaliser voire à rédiger. Ce cours volontairement court (je pense encore au quidam…) est fait pour eux.
Ce qui suit ci-dessous doit être pris pour ce que cela est : un essai. S’il vous paraît intéressant (ou pas), n’hésitez pas à me le dire.

Quelques idées glanées çà et là sur le pouvoir
Je relisais récemment le texte de la leçon inaugurale prononcée au Collège de France par Roland Barthes.
Dans cet ouvrage intitulé Leçon, l’auteur y dit, au début, la joie qu’il éprouve à être dans ce lieu hors-pouvoir où le professeur n’a "d’autre activité que de chercher et de parler […] de rêver tout haut sa recherche — non de juger, de choisir, de promouvoir, de s’asservir à un savoir dirigé […]"
À l’époque où j’ai lu ce texte pour la première fois, je n’avais pas lu (ou fort peu) Michel Foucault. Je ne crois pas que j’en avais compris la portée.
En lisant Dits et écrits, et notamment ce que Michel Foucault explique à Jacques Chancel à propos de son enseignement au Collège de France, je comprends mieux ce que Roland Barthes entendait par "lieu hors-pouvoir". C’est un lieu où l’on n’a "pas l’impression d’enseigner, c’est-à-dire d’exercer par rapport à un auditoire un rapport de pouvoir."
Et Michel Foucault d’expliquer : "L’enseignant, c’est celui qui dit : "Écoutez, voilà un certain nombre de choses que vous ne savez pas, mais que vous devriez savoir." Cela comporte donc une première étape qui est celle que j’appellerais la culpabilisation, si vous voulez. Deuxièmement, ces choses que vous devez savoir, moi, je les sais, je vais vous les apprendre, et c’est le stade de l’obligation ; et puis quand je vous les aurais enseignées, il faudra que vous les sachiez, je vérifierai si vous les savez : vérification. Donc, toute une série de rapports de pouvoir, que je viens d’énoncer."
Philippe Meirieu, dans Faire l’École, faire la classe, distingue une autre forme de pouvoir, mais exercée cette fois par la classe. Pour lui, la classe doit être un "espace hors menace". Après avoir expliqué "qu’apprendre est difficile et requiert toujours une prise de risque, un saut dans l’inconnu", il ajoute : "aucun apprentissage n’est joué d’avance et l’échec — même pour un "bon élève" — peut toujours survenir. On joue là, qu’on le veuille ou non, sa propre image : image à l’égard de soi-même, d’abord ; image à l’égard des autres, ensuite. Car les autres sont toujours là, en embuscade : les parents veulent savoir si leur fils ou leur fille est digne des espoirs qu’ils ont mis en lui ou en elle. Les camarades de classe cherchent à vérifier en permanence si chacun est bien conforme à la représentation qu’ils ont de lui […] Il ne faut donc pas sous-estimer la menace qu’un groupe peut faire peser dans une classe et qui assigne chacun à se reproduire à l’infini sous peine de passer pour un traître, de décevoir ses camarades ou, tout simplement, de ne plus pouvoir communiquer avec eux. L’enseignant a, à cet égard, une responsabilité essentielle […]"
Il n’est que de relire certaines de ces lettres terribles parues dans Mémoire de maîtres, paroles d’élèves qui témoignent des blessures inoubliables de ceux qui ont reçu un enseignement (c’est-à-dire tout le monde !) pour se convaincre que l’enseignement inflige bien des blessures, et que l’enseignant a un pouvoir et une responsabilité écrasants que l’on oublie parfois…
Lire quelque ouvrage un peu théorique, même si l’on croit parfois à tort qu’ils sont loin de la réalité de notre métier, de la pratique et du quotidien, nous y ramène toujours, mais meilleurs que nous ne l’étions.
Voilà un plaidoyer à peine déguisé en faveur du temps libre de l’enseignant pour lequel les lectures sont indispensables ;-)

Forum : École et internet : vers quel usage ?
Le café pédagogique pose aujourd’hui la question À quoi sert le forum Tice du ministère ?
Si vous voulez vous faire votre propre avis sur la question, rendez-vous sur ce forum dont la page d’accueil propose quelques pistes de réflexions :
En quoi l’usage des ordinateurs, d’Internet et des outils multimédias dans l’enseignement peut-il faire évoluer la pédagogie et l’organisation de la classe ?
L’utilisation d’Internet peut-elle faciliter les relations entre les parents et l’école, les élèves et les enseignants ?
Quelles applications (soutien scolaire, livret scolaire, cahier de texte, espaces de discussions...) souhaiteriez-vous principalement pouvoir faire en ligne dans le domaine scolaire ?
Pensez-vous que les technologies de la communication et de l’information sont utilisables dans toutes les matières ? Dans tous les cas, pourquoi ?
A votre avis, leur apprentissage doit-il être intégré à chaque matière enseignée ou faire l’objet d’un enseignement spécifique ? Pourquoi ?
S’agit-il d’un enseignement purement technique ou doit-il apporter aux élèves un regard critique sur l’outil multimédia et les contenus qu’il véhicule ?
Doit-on utiliser cet outil au cours des heures d’accompagnement éducatif après la classe. Dans ce cadre, souhaitez-vous que les élèves puissent avoir un accès à tout internet ou à un environnement intranet sécurisé ?
Connaissez-vous des exemples de contributions des technologies de la communication et de l’information à l’intégration des élèves handicapés ?
Que pensez-vous de l’idée, pour les enseignants, de mettre leurs cours en ligne pour qu’ils puissent être utilisés par d’autres enseignants ou par d’autres élèves ?
Il y a encore peu de contributions sur ce forum apparemment récent, mais n'hésitez pas à participer. Tout le monde peut donner son avis : élèves (du moins je suppose...), parents, enseignants.

Différend
J'ai eu récemment un petit différend avec... disons... quelqu'un...
Rien de bien méchant ! Heureusement qu'il ne s'agissait que de conjugaison, parce que s'il s'était agi de politique ou de je-ne-sais-quoi de grave, que ne serait-il pas arrivé ?
Bref...
On parlait du conditionnel.
Voici mon opinion sur le sujet, et c'est cela qui importe. Mon opinion.
Je plaisante bien sûr.
Le sujet seul est intéressant, et comme souvent, dans toute discussion un peu vive, on se voit contraint de faire des efforts pour défendre son point de vue, de s'exprimer clairement voire de se livrer, après coup, à quelques révisions nécessaires pour vérifier qu'on n'a pas dit de bêtises. Dont acte.
Le conditionnel. Qués aco ?
Ce n'est plus un mode. Cela simplifie considérablement les choses. Ça fait ça de moins dans un tableau déjà bien rempli. Nous avons donc cinq modes : l'indicatif qui contient désormais le conditionnel, le subjonctif, l'impératif, le participe (auquel on adjoint le gérondif) et l'infinitif.
Auparavant, le conditionnel en tant que mode comptait deux temps (le présent et le passé) et même un troisième, le conditionnel passé deuxième forme, qui n'est autre que le subjonctif plus-que-parfait. Démasqué, on le remet à sa place. On garde le passé et le présent, qui possèdent davantage des valeurs aspectuelles inhérentes à toutes formes simples ou composées, et comme ce conditionnel présente de fortes analogies quasi symétriques avec le futur, eh bien, on met ce conditionnel à la suite dudit futur, dans l'indicatif.
Ainsi, le conditionnel est un temps classé dans le mode de l'indicatif. C'est comme ça et pas autrement.
Cependant, le conditionnel, comme tous les temps d'ailleurs, possède des valeurs temporelles et des valeurs modales déjà expliquées ici. Mais quelles que soient ces valeurs, le conditionnel est un temps faisant partie d'un mode, l'indicatif.
Car il ne faut pas se méprendre : un temps classé dans un mode qui a des valeurs temporelles ou modales, cela ne veut pas dire, enfin je crois, que le conditionnel est parfois un temps, parfois un mode selon... selon quoi d'ailleurs ? Je ne crois pas qu'on puisse le mettre dans un mode puis l'en sortir pour en faire un temps. Il faut choisir.
Je crois qu'il faut avoir à l'esprit que le conditionnel est un temps de l'indicatif qui connaît des valeurs temporelles et modales. C'est en tout cas la façon dont je vois les choses, et si quelque professeur venant à lire ces pages pense différemment il peut s'exprimer dans les commentaires. Ce sera intéressant.
En fait, je pense que la mésentente est venue d'une confusion entre mode et modalité.
La notion de mode, s'inspirant de la notion de modalité, classe les temps (mais le rapprochement peut tourner court. Si l'on cherche en effet la modalité exprimée par le participe voire l'infinitif, on risque de ne pas trouver grand-chose). La modalité, c'est lorsque le locuteur exprime vis-à-vis de ce qu'il dit un sentiment, comme le doute ou la certitude... De ce point de vue, le conditionnel a des valeurs modales mais il n'est pas un mode.
Fin de l'histoire ?
Pour finir sur une note différente, je ferai observer - et même les élèves les moins attentifs s'en seront aperçus - que M. So




